30.09.2009

Je suis le garant de la supériorité de notre Nation.

 

Ne remarquez-vous pas que les politiciens, notre gourou adoré inclus, d'ailleurs, ainsi que les intellectuels établis de la crédébilitude médiatique ont, ces temps-ci plus que dans le passé, ont une fâcheuse tendance à se référer à une entité fictive, qu’ils suggèrent dans notre inconscient collectif, par des artifices d’une langue de bois précieuse et subtile sachant bien se faufiler là où ça fait du bien… : la France Éternelle. Le dire sans le dire, le nommer sans le nommer, faire du Pétain tout en s'exhibant de gauche ou en se proclamant démocrate. Voilà le tour de force de nos penseurs d'aujourd'hui.

Est-ce le fait de la crise? Est-ce le fait d’une résistance à cette perte des repères liée à la mondialisation? La référence à une France imaginaire dominant le monde de sa culture  et de sa pensée, la France soi-disant du siècle des lumières, tenant toujours la barre, se fait de plus en plus fréquente.

Mais en fait, que se cache-t-il derrière ce raisonnement normalisateur, dogmatique, derrière ces suppositions gratuites, sans fondement, derrière ces éloquences creuses parsemées de racisme au quotidien? Que se cache-t-il derrière cette philosophie pernicieuse qui consiste à s’auto-proclamer race culturellement supérieure ?

La langue de bois est une anguille vicieuse qui sert la volonté de certains pour s’approprier le pouvoir, jouissif, central, la culture soumise, acquise à sa gourmandise, dominée par sa volonté. Voilà la raison, la seule raison de cette propagande nationaliste. La peur du régionalisme, de l'autogouvernance,  la peur ancestrale qui hantait ces premiers rois de France sans aucun pouvoir politique réel sur le royaume.  Il ne peut s’agir que de cela, de tenter de sauvegarder ce pouvoir absolu et inquisiteur instauré par Louis XIV. Celui de la révocation de l'édit de Nantes. Ce pouvoir amplifié par la république, niant encore plus sauvagement les provinces et leurs cultures, les écrasant d'avantage.

Cette absurdité, à laquelle on se prête si facilement, cette propagande du phantasme collectif, par laquelle on aime se faire pénétrer, est digne des dictatures les plus pernicieuses. Car à bien réfléchir et à bien regarder, il y a peu de pays, à part les états totalitaires, où le dialogue social est aussi pauvre qu’en France. Car à bien réfléchir et à bien regarder, il y a peu de pays, autres que les états totalitaires, où les cultures régionales sont aussi écrasées par le centralisme dogmatique du pouvoir. Car à bien réfléchir et à bien regarder, il y a peu de pays, sauf pour les états totalitaires, où les prisons sont aussi délabrées qu’en France. Car à bien réfléchir et à bien regarder, il y a peu de pays, si ce n'est dans les états totalitaires, où l’arrogance et le sentiment de supériorité est aussi développé qu’en France.

Arrêtons, stoppons la propagande, intégrons nous dans un monde serin, sans chercher à tout prix le rapport de force ou un quelconque classement de grandeur d'âme. Travaillons de façon sincère aux progrès de l'humanité. Travaillons de façon pragmatique, juste en essayant de faire.

 

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Vous ne trouvez pas que la moustache lui va bien?


26.09.2009

Commentaires de la semaine et autres petites choses

 

Chabot c’est prise une rouste par Sarko.

Sur TF1, on fait dans la blonde platine, écervelée mais super platine, coiffée au dixième de millimètre près. A la plastique impeccable d’une photo retouchée, la petite fille modèle, sage comme une image de Martine à la plage, à la force, au courage et à l’arrogance du papillon multicolore et doré, accessoire de la poupée Barbie, pose des questions avec un fondement politique si lourd que même le squelette de César s’en retourne dans sa tombe.

En face, attention, sur la 2 ça ne rigole pas, c’est Arlette qui préside les débats avec sa tête d’éternelle martyrisée. France 2 se démarque et choisit de se donner de l’air de…L’air sérieux, du politiquement crédible. Ici on ne joue pas aux billes, on se fout des maquillages et on parle de choses dures, profondes et vraies.

 

Sauf que....ça ne prend pas. Ce n’est pas du sérieux, c’est morose, de la grisaille, du brouillard, de la purée de pois. Ce n’est pas du journalisme, c’est du parisianisme microcosmique. En plus, il faut voir avec quel brio, époustouflant, avec quelles envolées, prenantes, avec quel à-propos, magistral, avec quel management, efficace, Chabot préside elle-même les débats. Chabot menant les débats, c’est Derick menant son enquête.

 

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Arlette Chabot avant l'humiliation par Sarkozy

Oui, il faut le voir pour le croire. Il faut avoir entendu le débat Cohn Bendit contre Allègre de la dernière émission de « à vous de juger » pour comprendre ce qu’est la quintessence même d’un débat nul, vide, d’une émission politique de série B. Même Cohn Bendit avait de la compassion devant l’incapacité d’Alègre à formuler le moindre argument convainquant, ou simplement intelligent. J’ai aimé Cohn Bendit, j’ai aimé sa grandeur d’âme lorsque, se rendant compte de la situation critique, du naufrage de l’émission, il essayait d’aider Allègre à formuler quelque chose d’intelligible pour remonter le niveau, en prêtant gentiment le flan à la critique, en tendant la fesse droite, puis gauche, en s’attaquant lui-même, en se poignardant. Regarde! C’est comme ça qu’il faut faire ! Il a essayé, tant bien que mal. Mais Alègre, bougre comme un âne, ne comprenait toujours rien et continuait à dérouler le plan qu’il s’était préparé dans le vide du néant. Peine perdue. De son côté, Chabot, dégoutée, ne savait plus quoi faire et avait baissé les bras.

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Arlette Chabot après l'humiliation par Sarkozy

Alors quelque part la colère de Sarko peut se justifier. Pas celle du président de la république, bien entendu. Le président n’a pas à se mêler des émissions de télé, aussi nulles soient-elles. Ce n’est pas son rôle. C’est un abus de pouvoir. Mais Sarko, au moins pour une fois, a parlé pour un certain nombre de citoyens et je m’y suis retrouvé. Car actuellement, il faut bien l’avouer, seule la chaine du parlement offre des débats politiques de haut niveau. Mais elle est très peu regardée et les débats ne sont donc réservés qu’à un certain type de citoyens, pas à la majorité des familles françaises qui s’éloignent toujours plus de la politique de contradiction, se contentant simplement d’avaler le gavage quotidien des journalistes du 20H. Chabot devait se prendre une rouste. C’est venu de Sarko, peut-être pour d’autres raisons, plus mauvaises, mais moi je n’ai rien à dire là-dessus.

 

Hortefeux au pays du pygmée

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Hortefeux présente sa nouvelle limousine noire lors du conseil des ministres.

 

Du pain et des jeux pour le peuple

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Pas besoin de commenter, ça parle tout seul!

22.09.2009

Je me prends tous les tags littéraires dans la gueule.

 

-N°130-

Plus je dis que j’ n’ai plus le temps de lire, plus je clame mon ignorance totale de la littérature, plus on appuie là où ça fait mal.  Je suis à chaque fois obligé de faire preuve d’une gymnastique incroyable pour essayer de me sortir des pièges littéraires que me tendent les très sympatiques blogueurs et blogueuses, en me faufilant, en me torticouillonnant dans tous les sens pour arriver à sortir deux blagues pourries et faire ainsi oublier mon ignorance abyssale.

En plus, je n’ai pas de chance je suis au MoDem, le parti des littéraires. Tous lettrés, bardés de diplômes, issus des  plus grandes universités. Si j’avais intégré l’UMP, je n’aurais pas eu tous ces problèmes. A l'UMP, il suffit de lire le Figaro et puis voilà,  vous intégrez la clique directement. Pareil pour le PC, les œuvres de Staline suffisent. Pour le PS Mitterand etc...  Mais au MoDem, mon dieu au MoDem, non, pas au Modem. Au MoDem, il faut se taper le XVI, le XVII, le XVIII, le XIX, le XX, les philosophes Allemands, Belges,…sisi Belges aussi…les innombrables livres de Bayrou, des barons et baronnes, pour espérer peut-être devenir fréquentable.

Donc encore une fois, me voilà obligé de trouver des blagues pourries…Allez c’est parti

 

Tag de Françoise Boulanger… ICI….sur mon passe temps favori: la lecture…

 

1 – Plutôt corné ou marque page

Besoin de rien ! Ayant les mains constamment pleines de cambouis, l’avancement du livre est marqué à la trace !

2 – As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oui ! Pour me faire une blague.

3 – Lis-tu dans ton bain ?

Non je ne prends que des douches…..RESPECTONS LA NATURE….et là…heu…ce n’est pas possible !

4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Déjà fait ! Un roman policier jamais terminé. Je n’arrive pas à deviner qui est l’assassin… et puis j’attends de savoir écrire pour le finir…Ca risque de durer encore très longtemps…

5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Ben..heu…, j’ai lu Tom Sawyers, mais je ne connais pas de série avec d’autres tom. Ou alors une série télé avec Thomas Magnum..taaahhh, tahhhtati tatat taaaahhhh…bouboulouboum  bouboulouboum...Merde, c’est con, maintenant j’ai la mélodie dans la tête pour la journée entière…pas vous ?

6 – As-tu un livre culte ?

Un livre de cul ? Indiscret comme question ? Ben disons heu…ouais quoi !

7– Rencontrer ou non l’auteur du livre ?

Celle qui a écrit le livre de cul ? Ouaaaaiiiis !!!!!

Là, hyper sérieux :

Isaac Asimov ! mort…Victor Hugo ! mort…  Frederico Garcia Lorca ! mort…., Pablo Neruda ! mort…Il me reste plus que BHL….non là, hé hé, je rigole !

8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?

Oui la preuve : ICI

9 – Comment choisis-tu tes livres ?

Je les pique à ma fille.

10 – Aimes-tu relire ?

Ca dépend du livre.

11 – Une lecture inavouable ?

J’ai déjà avoué le pire.

12- Des endroits préférés pour lire ?

En conduisant ! Non je rigole.

Dans les toilettes ! Essentiellement des livres historiques parlant de la guerre, avec des récits sur la mitraille pétaradante, sur les coups de cannons de la grosse Berta, sur les obus expulsés et les bombardements aériens …C’est incrroyyyyyable comme ce genre de lecture libère parfois…

13 – Un livre idéal serait pour toi ?

Qui m’emprisonne.

Lire et manger ?

Oui pour les livres portant sur la médecine, ça aide à faire des régimes…

15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?

En silence ?  Impossible… deux enfants….

16 – Le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?

Non, direct poubelle.

17 – L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?

Winston Churchill.

18 – Ton livre de chevet tout de suite ?

Déjà répondu plus haut !

 

 

Pour finir. Nous allons rentrer dans la 6 ieme dimension, celle où tout devient possible, où le monde perd ses repères, la pesanteur s'inverse, tout file au plafond:  le Mecano Tague Nelly en Lecture….En plus, je me venge en passant…

 

Pour dessert un vrai moment de poésie:

Voici du chaud , voici du brûlant, voici Pablo Neruda.

 

Ode à une Beauté Nue

Avec un coeur chaste
Avec des yeux purs je célèbre ta beauté
Tenant la bride du sang
De sorte qu'il puisse jaillir et tracer ton contour
Où tu es couchée dans mon Ode
Comme dans une terre de forêts ou dans la vague déferlante
Dans le terreau aromatique, ou dans la musique de la mer

Beauté nue
Également beaux tes pieds
Cambrés par le tapement originel du vent ou du son
Tes yeux, légers coquillages
De la splendide mer américaine
Tes seins de plénitude égale
Faite de lumière vivante
Tes paupières de blé qui battent
Qui révèlent ou recèlent
Les deux profonds pays de tes yeux

La ligne que tes épaules ont divisée en pales régions
Se perd et se marie dans les compactes moitiés d'une pomme
Continue pour trancher ta beauté en deux colonnes
D'or brun, de pur albâtre
Pour se perdre en les deux grappes de tes pieds
Où connaît un regain ton arbre double et symétrique,
Et s'élève feu en fleur, lustre ouvert
Un fruit qui se gonfle
Au dessus du pacte de la mer et de la terre

De quelle matière
Agate, quartz, blé,
Ton corps est-il fait?
Enflant comme pain au four
Pour signaler argentées des collines
Le clivage d'un seul pétale
Suaves fruits d'un velours profond
Jusqu'à demeurée seule
Etonnée
La délicate et ferme forme féminine

Ce n'est pas seulement la lumière qui tombe sur le monde
et se répand à l'intérieur de ton corps
Et déjà s'étouffe
Sous tant de clarté
Prenant congé de toi
Comme si tu étais en feu à l'intérieur

La lune vit dans le dessin de ta peau

Pablo Neruda
Version française par: Gilles de Seze©

20.09.2009

Commentaires et autres petites choses

-N°130-

 

Petits commentaires sur l’actualité de la semaine

Principe de physique élémentaire.

Ministre de haute caste, blanc, tendance pétainiste prononcée, grand tenancier de la culture France-Afrique, nostalgique de l’empire colonial:

Un Horteufeux, plongé dans une marmite de militants UMP, subit une poussée raciste inversement proportionnelle au nombre de maghrébins présents. C’est donc, qu’en il y en a qu'un, que ça pause des problèmes.

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Une « hortefeux », c’est ainsi dorénavant que l’on appelle des propos racistes prononcés par une personnalité politique.

 

 

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Eric Besson:  une drôle de façon de lever le doigt pour demander la parole.

 

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Ségolène Royal lance une campagne médiatique, avec un nouveau "Désirs Avenir", tout un programme qu’elle expose dans Voici!!

 

 

France Telecom: Nos collaborateurs sont pendus au bout du fil pour vous!

 

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Pour contrer les suicides «à la Mode » la direction de France Télécom propose une nouvelle directive antistress

Les employés France télécom auront dorénavant une pause antistress journalière. Cette pause sera obligatoire pour tous. Aucune exception ne sera tolérée. Une formation antistress sera donnée à tous les collaborateurs au cours du mois d'octobre, afin que la pause soit appliquée de façon profitable pour l'entreprise.

Un manageur des pauses sera désigné dans chaque agence afin que la direction vérifie la bonne mise en œuvre de la directive antistress. Il sera en charge de mettre en place les roulements nécessaires, de veiller à la ponctualité et à la bonne articulation des pauses, de vérifier que tous les collaborateurs l’appliquent en conformité avec les directives inscrites dans la formation. Le manageur des pauses devra aussi rendre compte à la direction de tout manquement aux  dites directives.

Pour chaque faute, la direction sera dans l’obligation de prendre des mesures sévères. Tout collaborateur, ayant enfreint la règle de la pause antistress se verra remettre un blâme. Au bout de trois blâmes, le collaborateur paraîtra devant la commission de contrôle de la pause antistress. Le fautif sera passible, soit d’une amande du montant égale au coût d’une nouvelle formation antistress, soit d’un gèle des primes et du salaire pendant 3 ans, soit pour les cas avérés graves d’une mise à pied immédiate avec rupture de contrat et licenciement sur le champ pour faute grave mettant en péril l'image commerciale de l'entreprise.

Bienvenu dans un monde toujours en progrès....

13.09.2009

La Famille Démocrate vend aussi ses enfants.

 

Fils ?

Oui père ?

Que t’ai-je enseigné ?

Mais rien père.

Alors remercie-moi. Si je t’avais enseignai tout ce que je savais tu ne saurais rien aujourd’hui.

Heu…oui, c’est vrai père, merci.

Fils ?

Oui père !

Ai-je été un bon chef-de famille ?

Non père, jamais. Tu as toujours été absent, tu as trahi maman maintes fois et ramené des femmes à la maison, en plus, tu lui as fait des enfants dans le dos.

Alors remercie-moi. Si je m’étais comporté en chef de famille responsable, tu ne saurais pas ce qu’est la dureté de la vie, tu serais encore naïf et tu n’aurais jamais connu l’apprentissage de la débrouillardise.

Ben…oui, c’est vrai, merci père.

Fils ?

Oui père ?

C’est quoi une famille pour toi?

Je ne sais pas trop, père. Mais, mes camarades du MoDem me disent souvent qu’au Modem nous formons tous une vaste famille démocrate.

Humm, oui, le MoDem, oui je vois. J’en ai entendu parler. Une famille très large, m’a-t-on dit,  un peu comme la notre, hein mon fils ? Tu t’y trouves bien dans cette… Famille ?

Comme dans la notre père, ça ne change pas !

 

Voilà, la fiction pourrait bientôt devenir réalité. L’Université d’été du MODEM se devait de rebondir après l’écrasante et humiliante défaite des Européennes. A-t-on vu un rebond ? Oui ? Non ? Certains disent glissade, d’autres disent virage. Une chose est sûre, la communication est loin d’être suffisante, et la confusion s’étend comme une tache d’encre.

Pour comprendre les événements actuels, il faut retracer l’historique récent du MoDem : la « Défaite ». Je rappelle pour ceux qui n’auraient pas encore compris, défaite—très— CUISANTE. Je rappelle pour ceux qui n’auraient pas encore saisi, défaite—très—minimisée, esquivée, déniée, répudiée, (pour d’autre synonymes référez-vous au dictionnaire) en deux semaines pendant les vacances. Je revois encore Zizou à la rescousse (idée piquée sur mon blog, soit-dit en passant), puis le coup de peinture et les deux taloches de plâtre sur les fissures de la maison Parisienne. Je me remémore les deux pas chassés élégants, le pas sur la droite, le pas sur la gauche, puis la courbette vers l’avant, les salutations d’usages, les bénédictions nécessaires, encens à droite, encens à gauche, pesé, emballé, envoyé, fini n’en parlons plus.

Comme si cela suffisait. Comme si cela pouvait apaiser. Comme si cela pouvait tout effacer de notre mémoire soi-disant virtuelle. Et pourtant elle tourne, la défaite! Toujours.

Mais non, vous ne comprenez rien à la politique. Ce ne sont que des Européennes, cela ne vaut rien. Et puis les français ne se sont pas mobilisés à cause de la crise. Et puis ils se sont défoulés sur les idéalistes. Et puis ils ont été manipulés. Et puis patati. Et puis patata. C’est la faute à tati. C’est la faute à tata.

 

Pour repartir vers l’avant, rétablissons d’abord la vérité, aussi honteuse soit-elle. Le parti démocrate, le parti Européen par excellence, s’est comporté comme le parti le plus timide, le plus insignifiant, le plus nul (n’ayons pas peur de la vérité) en propositions pro-européennes visibles et identifiables par tous. Un végétal, que dis-je un végétal, une urne funéraire, une limace à l’imagination desséchée et au courage politique d’un petit toutou fuyant la queue entre les jambes. Le MoDem a montré des faiblesses extrêmes en : organisation, en compétences, en convictions, en travail d’équipe, en idées, en innovation, en clarté. Il a manqué de tout ce qui fait que l’on a envie de voter pour lui. Ce fut si vrai, que dés que la campagne a véritablement commencé, deux semaines avant les élections, le Modem qui vivait jusqu’alors sur son image dorée, sur l’idée d’un passé présidentiel glorieux, sur un nuage de vanité, fut littéralement déchiqueté, d’un coup, par l’efficacité tranchante des autres partis. Maintenant c’est dit.

 

Bien sûr personne n’est parfait. La critique est facile, après coup. Allez, les gars on refait le match en rotant et bougonnant devant un demi-litre de bière ! La défaite arrive même aux meilleurs. Ce n’est pas pour cela qu’il faut tout casser, changer d’équipe, d’entraineur, virer le masseur, les pom-pom girls et le chauffeur du bus. Non, bien sûr que non. Mais peut-on tirer les raisons d’une défaite électorale en deux semaines ? Oui ? A d’autres ! Un petit rappel des faits. D’abord le psychodrame. Terrible ! Puis dans l’urgence, l’organisation de réunions pour une psychanalyse collective des militants encore sous le choc, collection de leur réactions et témoignages, rédaction de rapports, acheminement des rapports, étiquetage des rapports, classement des rapports, archivage informatique des rapports (super important celui là), triages papier des rapports en plusieurs exemplaires, désignation d’une commission de lecture des rapports, synthèse des lectures des rapports, commission de lecture des synthèses de lectures des rapports, enterrement des rapports. Ainsi va le MoDem…

 

Passons sur ce bidonnage. Les véritables conséquences de la défaite s’inscrivent dans une réalité que les militants perçoivent tous les jours sur le terrain, juste en discutant avec les gens : le Modem en a prit un sérieux coup, il est par terre et il n’est pas prêt de se relever de si tôt. Déjà les Régionales apparaissent sérieusement compromises, car aucun parti ne peut se relever d’un K.O. en quelques mois. Surtout si personne n’a sonné la cloche et que les coups continuent à pleuvoir.

 

Ceci étant dit, revenons à l’Université d’été. Forcément, après les fâcheux événements, elle devait-symboliser le tremplin pour relancer le mouvement démocrate, comme Zébulon monté sur un ressort (culture…). Bayrou s’étant fait discret tout l’été, des cigales en ont profité pour chanter à gorge d’éployée. D’aucuns ont pu d’ailleurs le regretter, bien amèrement, en entendant les conneries monumentales de Sarnez, insultant vertement les militants Démocrates, quand elle explique à Robert Hue, entre autres, que « ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare ». Insulte ultime à faire à un démocrate, insulte que j’ai reçue en pleine figure «La baffe de Sarnez » autrement plus malvenue que celle de Bayrou. Je lui retourne donc ici. PAFFF! C’est fait !

 

Donc, en haut lieu (oui, tout est relatif…), il semble que l’on ait déjà tiré un trait sur les régionales, la concentration se porte sur les présidentielles, et l’Université d’été fut surtout le début de mise en route de la machine électorale en vue de 2012. On mise tout sur l’homme Bayrou, avec comme simple tactique : l’offre publique d’ouverture…à gauche. Elle vaut se qu’elle vaut. Est-ce la bonne ? 2012 nous éclairera sur ce point.

 

En attendant, il faut assurer le quotidien du militant de base. Comment nourrir sa motivation vorace et son imaginaire politique débridé ? Quels produits dopants y a t-il en stock ? Quid des régionales ?

Revenons au point de départ de ce billet, à la Famille Politique, aux fondamentaux de notre militantisme, à la couleur de notre région d’Alsace, à la conception historique Alsacienne, si intelligente (je peux me le permettre, je ne suis pas alsacien d’origine...) de notre société, et toc pour les parisiens…. La stratégie MoDem des régionales Alsacienne est simple, on le sent arriver…c’est : l’offre publique d’ouverture…à gauche ! Ben quoi, hé oui. C’est pour tout le monde la même soupe à la grimace. L’alsacien est discipliné, il devra se plier aux directives nationales. Et puis c’est tout.

Quid de notre spécificité ? (C’est l’Alsace qui parle)

La stratégie Nationale de Paris est applicable à tous. A gauche toute. Et puis c’est tout ! (C’est Paris qui parle)

 

Ma famille démocrate, celle dans laquelle je me sens bien, pour laquelle je me bats :

Est celle qui, croit en une liberté large tout en s’inscrivant dans les limites du respect de la collectivité.

Est celle qui, trouve les services publics nécessaires, mais qui en rejette l’injuste bureaucratie, qui les souhaite diversifiés, efficaces et modernes.

Est celle qui, refuse le dirigisme de l’état en tout, qui pense que la liberté individuelle d’entreprendre est essentielle pour le progrès de l’homme.

Est celle qui, pense que la justice se trouve aussi bien, dans l’égalité face à la loi de la république, que dans la reconnaissance de la récompense, nécessaire et glorifiante, issue des risques et de l’effort individuel.

Qui, refuse le collectivisme forcené. Qui, refuse la pensée unique. Qui, refuse l’impérialisme d’état. Ma famille Démocrate est aussi celle de la France entreprenante, de la France des idées, industrielle, rigoureuse, tenante, combattante.

 

Rappelons juste en passant que, le PS est le tenant du collectivisme, de la dette publique, qu’il se base sur la limitation de la liberté, sur la négation du travail, sur l’idée folle que l’on peut tous s’engraisser sans rien faire, et passer son temps à l’ombre ou en vacance, l’argent tombant du ciel comme par magie.

Rappelons juste que, le PS est la machine la plus sombre et biscornue que les partis politiques aient jamais construite.

Rappelons que, le PS est tenu par une aristocratie blanche encore plus bourgeoise que celle de l’UMP. Le miroir de toutes les faussetés.

 

Donc, à l’issue de l’université d’été, on uniformise les régions (semble-t-il) . Et puis c’est tout. L’enclume nationale s’abat aussi sur l’Alsace. Il faut gommer les spécificités culturelles. Pourquoi ne pas aussi gommer le mot même de région. Ca n’existe pas. Et puis c’est tout ! Savez-vous où se trouve l’alsace ? C’est du côté de la gare de l’Est, je crois, non ? Tout cela, dans le but de quémander quelques postes miséreux, de-ci, de-là, pour certains. Postes que l’on ne pense pas obtenir autrement, qu’en se prostituant, sans même parler du prix, ils donneront ce qu’ils voudront. Ayez bon cœur aux bons culs!

 

Nous devons absolument tenir sur nos valeurs, démocratiques, de partage, de respect collectif, de solidarité républicaine, de liberté d’entreprise, de récompense à l’effort individuel. Nous ne sommes pas socialistes. Merde, jamais je n’aurais imaginé qu’un jour il faudrait  que je m’explique en clamant ma non appartenance au PS ! Bon sang, expliquons d’abord qui nous sommes, établissons notre camp, notre ligne politique, notre identification claire.

Après cela, uniquement après, après un premier tour, s’il le faut, on peut ouvrir le dialogue, lier des alliances sur un compromis précis, détaillé, délimité en durée et en espace. Cela peut se comprendre.

Mais, annoncer que tout est possible, d’entrée de jeu, sans même se présenter d’abord, est  méprisant pour les militants et les électeurs. Si de plus, cette ouverture vague, sans objectifs et sans préalables, est généralisée brutalement et de façon uniforme à toutes les régions, alors on vire à l’impérialisme sauvage.

Mais bordel, que ne font pas certains pour essayer de s’approprier des postes à tous prix, aux mépris de nos valeurs.

 

 

11.09.2009

Notre Nouvelle Famille!

-N°127-

Youpiiii!

Notre Nouvelle Famille !

Wellcome chez les démocrates!

Willkommen!

Bienvenido a nuestra casa!

 

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Bon heu, où sont les chiottes ici….


08.09.2009

Le roi en talonnettes....BUZZZZZ

-N°126-

 

07.09.2009

On nous avait prédit le Grand Soir

 

-N°25-

Et on s’est retrouvé couché, à 8h30, avec une aspirine et trois somnifères.

 

On nous dit que tout ira bien, que la fièvre s'estompe, que la relance est relancée, que l'activité s'active, que le rythme reprend son souffle. Après la pluie, le beau temps. Après l'orage, l'eau sage. On nous prédit un printemps agréable. On nous dit que ce n'était qu'une mauvaise bourrasque. On nous dit que, on nous répète que…

 

Il y a peu de temps, je parlais ici de crise en forme d'oignon. D'abord, une peau spéculative, hors contrôle, se gavant de son triomphe sur le communisme. Puis des couches, plus profondes, liées à la nature même de l'humanité, à sa vanité et à son appétit insatiable de la richesse: la couche du veau d'or et son cortège d'esclavagistes, achetant et vendant à l'échelle mondiale le malheur dégoulinant empaqueté dans des emballages dorés. Puis des strates profondes, peu mesurables, moins palpables. Que vaut un PIB lorsque l'endettement est exorbitant? Pourquoi tous les pays sont-ils endettés ?  Pourra-t-on créer suffisamment de croissance pour rembourser nos dettes? Avec quelles ressources ? Avec quelles énergies ?  J'ai appelé cela " l'équation de la réalité imaginaire ". Cette réalité projetée virtuellement sur des écrans électroniques. Une réalité fictive liée aux marchés financiers, volatile et furtive. Plus en dessous encore, se trouvent les strates tectoniques, plus lentes, vibrant sur des rythmes générationnels, elles structurent le monde. La surpopulation et son confinement mènent  à la fin des ressources naturelles. Les limites énergétiques et spatiales se font durement sentir. C'est la fragilité de la nature, d'une planète toujours moins diversifiée, d'un caillou devenant trop petit, duquel définitivement personne ne pourra s'échapper.

 

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On nous avait prédit le grand soir, que plus rien ne serait comme avant, on l'avait tellement espéré que l'on voulait y croire. On nous disait, c'est la fin de la dictature financière. Vous allez voir ce que vous allez voir. On nous prédisait le grand soir. On voulait croire à la révolution qui met l'homme au centre de la société. On jubilait même. On exultait. La crise débouchera sur un monde nouveau, c'est une certitude.

 

 

 

- Et alors ?

- Et Alors rien.

 

Il ne s'est rien passé. Pire encore, les marchés financiers en sont ressortis encore plus puissants. Car la solution trouvée fut dictée par les banquiers eux-mêmes. Il fallait emprunter encore plus d'argent. Comment combattre une crise financière provoquée par l'endettement ? C'est simple, on emprunte de l'argent. CQFD ! En fait, les banquiers nous ont expliqué, que la crise est due au fait qu'on n'avait pas emprunté suffisamment et pas assez vite.

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Donc, il faut emprunter plus et plus vite pour équilibrer une machine Financière qui trouve son énergie dans le psychisme humain, qui se nourrit d'espoir. On n'est pas loin de MATRIX. La machine s'emballe, nous ne sommes pas encore assez endettés, il lui faut plus de dette, plus d'espoir, il nous faut la nourrir encore plus…Mais à-t-on encore suffisamment d'espoir en nous pour continuer à la rassasier. Que se passera-t-il lorsque, demain, on arrivera à la limite de notre imagination et que notre énergie psychique se sera tarie, évaporée dans le temps et l'espace. Comment nourrir alors cette machine infernale? Comment va-t-elle nous nourrir alors?

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