30.04.2009

Les trois Grâces de...Berlusconi

N°100 –

Tiens ? C'est quoi ce N°100 ? Mince déjà ! Comme le temps passe... J'ai l'impression que c'était hier !

Et si aujourd'hui, on se moquait des Italiens pour oublier notre malheur à nous : Sarko. On trouve toujours plus stupide que soi,  chez les autres, c'est bien connu. Allons donc voir en Italie, pour nous remonter le moral...Chuuutt ne dites pas à notre «examinateur » de passer par ici...

 

Source : El Pais

Berlusconi, « Il Cavaliere », a décidé à contre cœur de retirer 22 belles qu'il pensait inclure dans les listes électorales de son Parti pour les Européennes, et cela après la plainte en publique de sa seconde femme, traitant Il pauvre Cavalierito de « Poubelle Machiste ». En Italie les noms d'oiseaux volent bas en famille...

Donc sur les 25 belles du premier casting , mannequins, actrices, chanteuses, starlettes de la télé réalité, et après une longue et difficile délibération du jury, il n'en reste plus que trois sélectionnées. L'histoire ne dit pas si les militants ont pu voter par SMS...


Sans titre-1 copie.jpg

Doit-on en rire ou en pleurer ? J'ai envie de dire les deux.... Ce qui est sûr, c'est que les Italiens voyageant en Europe doivent raser les murs..

 

27.04.2009

A cause d’une femme, je me suis frité chez Alcibiade !

 

N°99:

A cause d’une femme, je me suis frité chez Alcibiade ici !

 

Alcibiade a fait un pamphlet contre les lèche-bottes de Sarkosy. Pour certains le terme « lèche-bottes » est un peu léger, c'est plus haut qu'il faut voir, mais bon je reste poli. Donc : attaque en règle contre Lefebvre, pas de problème j’adhère à 100%, puis contre Rachida,  pas de problème j’adhère à 100%, je trouve même qu’il a été plutôt sympa, j’aurais fait bien pire, puis  contre Nadine Morano, ben…là non… moi je l’aime bien Nadine.

Nadine a dû m’envouter. Je ne sais pas trop ce qu’elle m’a fait, elle m’a tapé dans l’œil, elle m’a séduit, elle me fait des choses,  alors me voila prenant le clavier pour la défendre, fort de café non?

Ce n’est pas pour boucher les trous que je reporte ici les commentaires faits chez Alcibiade. J’ai un billet sur le feu (" L’économie participative " de Jean François Kahn) analysant la liste de propositions concrètes de JFK et de ses colistiers pour contrecarrer la crise, celui-ci attendra quelques jours de plus. Ce n'est pas que mon intervention chez  Alcibiade soit plus importante que les propositions de JFK, mais il faut battre le fer tant qu’il est chaud, et cette intervention est tellement « mécanicienne »,  elle décrit si bien ma sensibilité Modem culture ouvrière qu’il fallait absolument que j’en fasse un billet ! Promis juré craché, je ne recommencerai plus !

Commentaire-1

Nadine on l’aime ou on la déteste. Moi je l’aime ! Personne ne semble s’en douter, mais je pense qu’elle a une trempe politique absolument énorme.

Nadine est fille d’ouvrier, pétrie de culture sociale, de solidarité ouvrière, elle connait ce monde sur le bout des doigts, bien mieux que tout le troupeau pachydermique du PS.

Elle fait partie des ces ouvriers qui ont cru à la république et ont su s’accrocher à l’ascenseur social, par la rage, en mordant à pleine dent les fesses de la haute bourgeoisie, qui par droit de naissance, de classe, s’accapare le pouvoir, transformant la république en une pseudo-monarchie.

Oui, elle marche comme un déménageur, oui elle déménage effectivement. J’adore ce côté là. Le pire c’est que je suis un ultra anti UMP, anti Sarkosiste de l’extrême, et pourtant, elle, je la kif grave! Plus fort que moi...

Personnellement, je pense que c’est le ministre le plus doué du gouvernement et probablement de sa génération. Elle est pour l’instant casée dans un poste inférieur, mais elle a une compétence énorme et elle va terriblement séduire les classes populaires, car elle parle le même langage !

Réponse au commentaire-1

« @Philippe : On peut venir de la classe ouvrière ou du moins d'autres milieux que la bourgeoisie et ne pas s'enfoncer dans le trash, dans le déni et la mauvaise foi permanente... Si si il y a des précédents ... Beregovoy et même Pompidou!.. ».

 

Réponse à la réponse du commentaire-1

Je suis conscient de ce que tu dis, en absolu tu es dans le vrai.

Mais voilà, de l’eau a coulé sous les ponts depuis Pompidou ou Beregovoy. La classe ouvrière moderne, ayant subi les ghettos, plus que trahie par la gauche, a quelque chose de beaucoup plus caustique qu'auparavant, d'arrogant, de rebelle et surement aussi de revanchard.

Ce côté « je vous emmerde tous » parfaitement incarné par Nadine, cette révolte profonde, liée aux blessures de l’injustice, couve sournoisement et lorsqu’elle s’exprime, c’est toujours de façon brutale et virulente, fort déplaisante pour les nantis, mais quelque part enivrante pour les autres.

Oui, moi honteusement et fièrement, faisant corps de camaraderie, je plaide coupable…pour Nadine.

Réponse à la réponse de la réponse du commentaire-1

Bon... et bien alors Philippe,... que dire?... Sinon que justement, même de nos jours, l'origine sociale n'excuse ni la bassesse ni la vulgarité... nous dirions même que c'est même la fierté d'un certain nombre d'individus qui sont arrivés à des positions sociales par leur seul mérite.

Mais alors Sarko? avec ses "moutons qu'on égorge dans les baignoires", ses "casse toi pov'con", ses formules blessantes à l'emporte pièce, ses fanfaronnades multiples et son manque total de savoir vivre????... car finalement c'est pas si éloigné de Morano... Elle avoue d'ailleurs tout faire comme lui.

Réponse à la réponse de la réponse à la réponse du commentaire-1

Je sais, je sais que j’ai tort, un jour j’en reviendrai surement. Car Nadine je la vois plus comme un symbole, et probablement j’évacue inconsciemment le côté négatif !

Mais ne nous contentons pas de regarder uniquement une seule face, celle qui nous plait le plus. Nadine emmerdant les journalistes, en les traitant de menteurs, c’est comme les ouvriers désespérés séquestrant les Patrons voulant délocaliser pour rémunérer mieux le capital. Le tout est lié à un même contexte de culture ouvrière, ayant souffert et souffrant aujourd’hui encore plus. Contexte qu’il faut essayer de comprendre plutôt que de rejeter en bloc en disant que c’est de la vulgaire merde irrattrapable.

Ce n’est pas parce que la classe populaire s’exprime sans détour, qu’elle ne parle pas la langue de bois, ou de Molière, qu’elle « traite » là où d’autres préfèrent simuler par devant mais trahir par derrière, sous la table, ce n’est pas pour cela qu’elle est plus voleuse, plus malapprise, ou plus vulgaire, bien au contraire…

Les vulgaires, les malappris, les voleurs se sont aujourd’hui reconvertis banquiers, patrons du CAC 40, s’offrant des parachutes en or en toute impunité, se rémunérant 100 à 300 fois le smic, rémunérant plus que nécessaire le capital au profit du travail, se gavant de stock options. Là réside la vraie violence des bandes organisées en col blanc, mais bien pensante, poli à souhait avec leur femme de ménage, et en apparence absolument pas vulgaire.

Mais en réalité : des tueurs d’enfants exploités à l’autre bout du tiers monde, des tueurs de familles Françaises, voyant leurs usines partir en chine.


Où est la vraie violence ? Voilà une vraie question. Où est la vraie violence ?

 

24.04.2009

Ségolène façon Picasso.

 

 

Picasso Guernica.jpgEtant jeune nous avons tous fait l'analyse du fameux Guernica de Picasso. Non? Pas vous? Et bien vous en avez eu de la chance! Cela m'a tellement marqué que je tente de répliquer ici:

Ségolène façon Picasso.

Depuis un certain temps Ségolène me cherche. Elle cherche à décrocher désespérément un billet sur l'illustre Mécanique lue en moyenne par 450 à 500 personnes uniques par mois, vous vous imaginez l'impacte colossal ! Décrocher un billet sur la Mécanique c'est comme décrocher la Lune. Peu de personnalités y sont arrivées. Elle sait très bien que, bien plus que chez Drucker, la mécanique est le passage obligé pour viser l'Élysée. Ici seuls les grands y ont leur place.

Alors elle n'arrête pas les messages subliminaux et autres appels du pied, en ma direction. Personne ne le sait sauf moi qui la vois manœuvrer sournoisement, tourner autour du pot, à droite, à gauche, auscultant les failles, visant le meilleur moyen pour y pénétrer. Ces temps-ci, elle semble avoir trouvé la bonne stratégie: les cris de désespoir, les excuses, les coups médiatiques faramineux, qui la laissent apparaitre toujours plus en décalage avec la politique de grand papa. Tentant « l'intentable », elle se prend pour la mécanique, elle me singe, s'accapare ma spécialité, tout ça pour me provoquer en duel, face à face, pour que je m'intéresse enfin à elle. Elle me chauffe. Et moi qui ne la regarde même pas... Ingrate mécanique.

Dois-je accepter de lui tracer le portrait? Depuis quelques jours, je me pose la question. Le fais-je de la main droite ou de la main gauche? À l'endroit ou à l'envers? Nue ou en costard taillé? D'un côté, je me dis: «  Attends, c'est juste une starlette qui fait son striptease dévergondée sur la plage, mais au fond elle n'a aucun avenir politique », puis de l'autre, je remarque son parcours étonnant, rebondissant toujours là où on ne l'attend pas, en renversant la politique du Con-Venu, des Con-Venants. Elle ose, elle insiste, elle séduit bien plus qu'on peut l'imaginer, nous autres les mâcheurs du consensuel (Non, excusez moi, mais là non, vous dépassez les bornes, non, vous l'auriez voulu, mais non, je n'écris pas « Con-Sensuel »..) mâchouillé, ruminé dégluti et remâché pour être sûr d'une digestion sans problème.

J'hésitais donc, et puis ces vrais débiles de l'UMP, cette meute de chiens se sont mis à la lapider en publique, à la lyncher comme des affreux, qu'ils sont d'ailleurs. La femme est battue violemment, humiliée devant ses proches, elle reste fier et debout en encaissant les coups! Tout cela pour s'être opposée à ce dieu vivant sur le mont Elysée qui se croit tout permis, et surtout qui se donne le droit d'insulter qui il veut, de casse-toi connard, de racaille, d'idiots de l'histoire, à débile mentale, sans que l'on soit autorisé à dire simplement le millième de tout cela sur lui. Alors la mécanique chauffe, révolté contre les violences faites aux femmes par les hommes, absolu défendeur de la femme battue, je ne pouvais pas rester les bras croisés. Je fais une exception aujourd'hui et je m'occupe donc de son cas...heuu...tant bien que mal!

Mais comment traiter le sujet? Je peux le dire en directe sur mon clavier, je n'en sais rien encore. Vais-je me laisser aller, tenter par mes démons, à la massacrer d'avantage, ou au contraire la sublimer, la porter au firmament des étoiles, les deux solutions me déplaisent. Tentons une troisième voie.

Aujourd'hui, je vais donc me renier totalement, ainsi que tous les commentaires que j'ai pu faire sur elle, la traitant d'illuminée ou de folle, et bien je leurs crache dessus. Non, par contre, non, ne croyez pas que je renie le MoDem en venant soutenir ici, ô comble de traitrise, une Socialiste. De toute façon, qui a dit qu'elle était socialiste? Et qui a vu un vrai socialiste au PS? AHHH! Non pas encore lui, va de rétro Satanas! Vite mes gousses d'ail, mon pieu en bois. Ouf! L'homme au chapeau qui me hante toutes les nuits depuis que je l'ai mis en cube, deux billets plus bas, a fait une volée au dessus de m'a tête, puis est parti d'où il était venu, de nul part.

OK allons-y. Comment, je ne sais pas encore, mais allons-y. Lorsque Picasso commençait un portrait, où puisait-il donc ce sens si particulier de l'esthétisme. D'où lui venaient ces formes torturées, encadrées, embrigadées dans une maille de fils tranchants, découpant la chair en cube, qui malgré tout arrivait pourtant à s'exprimer, nous extirpant alors des sentiments si fort qu'ils pouvaient nous hanter durant des lunes.

Dois-je mettre Ségolène en cube comme pour...schutt! Je ne prononce plus ce mot ici, il pourrait encore revenir...Mais d'abord, comment pourrais-je la compresser? Où est donc la matière? A première vue, pas grand chose par ici, rien de spécial par là, rien qui ne puisse défrayer la chronique. Est-elle croqueuse d'hommes, ou mieux de femmes, ou alors croqueuses de diams. Même pas! Rien à se mettre sous la dent du côté croustillant. Est-elle pétrie d'histoire de France, a t-elle fait une guerre légendaire pour défendre la patrie, a-t-elle pris des risques pour sauver des miséreux, même pas, rien qui puisse faire d'elle une Jeanne d'arc. Du côté Politique, porte-t-elle des idées neuves, révolutionnaires, revendique t-elle un courant de pensée fort? Profond? Rien de ce côté là non plus, le vide sidéral. Je sèche! Merde, comment vais-je faire pour terminer mon billet?

J'en appel à l'esprit de Picasso! Comment ferait Picasso pour peindre ce qui n'a pas de consistance? Je ne trouve rien du côté sexe, rien du côté patriotique historique ou culturel, rien du côté des idées politiques. Merde, je n'ai aucune matière. Picasso, j'en appel à ton aide...Hé! Ho!... Rien du côté de Picasso non plus, il doit faire le mort ne sachant, lui non plus, comment faire! Mais alors qui veut m'aider, j'ai un billet à terminer moi... c'est le silence... J'écoute? Oui? Quelqu'un? Non c'est un chien qui aboie au loin.

HAAAA! Non le revoilà, c'est le fantôme de l'homme au chapeau que j'ai réduit en cube! HAAAA! Hops! Hups! Hips!...!!!??!!! ….Beuuh, il rentre en moi, je ne contrôle plus mon corps, mais j'arrive à lire dans son esprit. Hé bien mon salaud! Tu t'es pas emmerdé toi! Aïe! Aïe... Il me tire l'oreille de l'intérieur! Ça fait mal! Il contrôle ma main maintenant et se met à écrire...

« Imbécile, je te le dis en face, les yeux à l'intérieur des yeux, tu n'es qu'un imbécile, je vais te le finir moi le portrait de Ségolène ».

picasso portrait.jpg

« Ségolène, n'est pas comme les autres, sinon je ne l'aurais jamais engagée comme ministre, elle a ce quelque chose qui fait les grands personnages, cette arrogance contre les méticuleux, les petits gratteurs de papiers, teneurs de listes comptables des petits sous des petits intérêts, des centimes d'électeurs par ici et des centimes d'électeurs par là. Ségolène traverse le vent qui passe, sans que le vent ne la traverse, elle parle aux gens, sait les écouter, s'en imprègne. Ségolène s'approche des plus humbles sans la compassion, mais avec le respect. Ségolène tire la sève de la vie, elle vibre, elle ressent, elle fait vibrer, elle fait ressentir. Elle allume et attire naturellement la lumière. Tu veux un portait à la Picasso, alors:

Peins la force de la communion avec l'esprit du temps,

Peins la force de communion avec les victimes d'injustice,

Jette le cri de cette volonté de moderniser,

Jette le cri de cette passion pour la fraternité,

Tranche la rage et la volonté de lutter.

Peins juste une femme moderne! »

 

 

Heuuu? Que c'est-il passé? Qui a écrit cela? Bizarre? Quoi? Mais ce n’est pas moi, je vous le jure ce n’est pas moi...ce n’est pas moi...

 

 

19.04.2009

La révélation Jean-François Kahn

 

Après avoir feignasser au lit, éteint plusieurs fois le réveil, en dernière minute, à l'arraché, forcée malgré tout de s'extraire de son rêve, l’élection Européenne se lève du pied gauche, et s’extirpe du lit avec un fort mal au dos. Elle se redresse tant bien que mal, se gratte les fesses, et clopin-clopant, mal rasée (ou épilée...), puant de la bouche, tente d’ouvrir les volets qui laissent alors entrer une gifle de lumière, tellement il est tard dans la matinée. Bref, l’Europe endormie, ébouriffée, des valises sous les yeux, n’arrive à séduire plus personne. Je m’explique…

Il faut dire que l’euphorie matinale n’est point là, il règne comme une chape de plomb sur notre moral. Même en plein soleil, le ciel reste chargé de lourds nuages gris. Chacun tente de regarder l’horizon, mais ni descelle qu’une barrière frontale de pluie glacée, comme un hiver qui perdurerait tout l’été. Personne ne semble plus croire en rien, ni en quelqu’un. Pourtant aujourd’hui, malgré tout cela, j’ai envie d’être optimiste. Alors je plante mon PC dans le jardin, aux milieux des oiseaux et des insectes butinant et je tente ce que jamais je n’ai encore tenté, l’optimisme. Je tente la bonne surprise, celle du MoDem dans le « Grand Est », celle de l’énergie positive et rayonnante de Jean François Kahn. Je m’explique…

JFK.jpg

J’ai participé à un débat publique organisé par le Modem 67 à Saverne (en Alsace), autour du trio de tête potentiellement éligible, composé de Jean-François KAHN, Nathalie GRIESBECK, et Yann WEHRLING. JFK connu de tous n’a pas besoin d’être présenté, Nathalie GRIESBECK est la députée Européenne sortante, et Yann WEHRLING est le régional, recrue récente du Modem, il apporte sa culture écologiste à notre mouvement.

Déjà j’ai eu la chance d’arriver affreusement en retard au meeting en même temps que JFK… super, j’en profite pour lui tendre la main, afin de tester sa moiteur de paume. Parfaite poignée de main, nickelle, rien à redire, même dans sa surprise et dans son incompréhension de voir un zigoto qui lui tend la main, sa poignée reste honnête et franche. Très bon test! Le gars est droit, c'est sûr. Ce n’est pas le cas de toutes les mains que ….non...non, je ne donne pas de nom, et puis cela ferait de la discrimination sexuelle, car comment juger …heu… la fermeté du bisou? La droiture du bisou? La moiteur du bisou? Le collant du bisou? L’ardeur du bisou…ha oui... ça oui on peut le définir, l’ardeur du bisou…hum oui! J’en connais qui ont le bisou vraiment ardent. Non...non, toujours pas de nom…

Tout ça pour dire qu’il n’y a guère mieux, ces temps-ci, que l’énergie communicative de Jean François Kahn pour nous faire vibrer et pour nous réveiller de notre léthargie systémique, tard dans la matinée peut-être, mais les bureaux de vote ne sont pas encore fermés, donc l’espoir n’est pas encore perdu. JFK a du vibrato, du trémolo, et une terrible jeunesse. Mais tout cela on le savait, ce n’est pas le plus surprenant. Mais alors, qu’est ce qui est surprenant chez Jean François Kahn? Et bien c’est justement le sujet de mon billet d’aujourd’hui. Je m’explique…

En faite, il faut bien l’avouer, en apprenant la désignation de JFK dans le Grand Est, nous avions tous plus ou moins spéculé en s’interrogeant sur la cohérence de cette décision typiquement parisienne. Et ça y allait des, Paris centralisateur, des Paris par ici, des Paris par là… Il faut savoir que les alsaciens sont en « moyenne » plus disciplinés, plus respectueux des autres, plus consciencieux, plus précis, plus à l’écoute et au dialogue social que dans le reste de la France. Le « plus » est un ressenti tout à fait personnel. JFK est essentiellement connu pour sa verve, son parlé fort, ses envolées lyriques volant dans les aigües et surtout pour son amour profond de la polémique. Un personnage haut en couleur, contrasté, une mentalité idéale pour la Gascogne, mais en Alsace? Donc, même sans l’avouer, beaucoup de monde, si ce n’est tout le monde, s’était convaincu par pure supputation verbale, fondée sur nos fantasmes collectifs, que JFK n’était pas le bon cheval pour l’Alsace.

Mais voilà, maintenant il s’avère qu’il fait un malheur, qu’il attire la foule et qu’il se fait applaudir abondamment, chaleureusement, et surtout de bon cœur par les Alsaciens de base. JFK a renvoyé tous les « supputateurs » du début, dont moi le premier, et autres grands manitous de la politique locale, à revoir leurs copies. Une leçon d’humilité? Plus qu’une leçon d’humilité, une vraie leçon de politique. Je m’explique…

Le JFK que j’ai écouté déjà deux fois, n’est pas le journaliste polémiste qui forcément se perdrait en conjonctures, en spéculations verbales, qui serait « capable de tout » pour un bon mot. Non! Le JFK que j’ai entendu s’est montré un politicien hors paire, et même admirable. Dans aucune de ses interventions, je ne me suis ennuyé. Le gars est capable de tenir la salle en lévitation durant plusieurs heures. JFK semble avoir tout compris de la situation actuelle, il semble avoir tout compris sur la politique, sur son sens profond, notamment en période de crise. Je m’explique….

La saison de l’élection Européenne est toujours une période où les feuilles tombent. « Les feuilles tombent? Mais c'est le printemps? Hé ho, du mécanicien! Toc! Toc! Toc! Il y a quelqu’un sous ce crane? Il faut arrêter de snifer la colle à rustine et de se servir des chambres à air comme papier à rouler le tabac. Les feuilles Pouuuuussent au printemps!. Monsieur de la mécanique». Oui c’est vrai, les feuilles pouuuuussent au printemps. Pouuuussent les feuilles des programmes qui fleurissent un peu partout. Déploient leurs idées les feuilles des programmes qui fleurissent un peu partout. Mais fanent immédiatement à la lecture, les feuilles des programmes qui fleurissent un peu partout, nous tombent de suite des mains, lamentablement, les feuilles des programmes qui etc…etc.. Certaines balayées par le vent, vont se perdre dans les caniveaux, d’autres finissent leurs vies éphémères pour emballer le poisson, les programmes les moins chanceux sont utilisés pour ramasser le caca des chiens.

Oui bien sûr, ce sont des mesures de campagnes! Oui bien sûr, il faut écrire des propositions réalistes, concrètes et raisonnables! Oui il bien sûr, les politiques ne doivent pas apparaître comme des fous furieux. Ils ne doivent pas se « Ségoléniser » et passer pour des demeurés qui auraient plus leur place en asile qu’au parlement Européen. Bien sûr, il est dans la norme politique que les programmes ne soient pas trop imaginatifs. Bien sûr, il est dans la norme politique, qu’ils ne soient pas trop innovants, qu'absolument rien d’une quelconque salissure utopiste ne puisse transparaître. De nos jours le politique est avant tout un financier, un maitre de la comptabilité, les débats se jouent à celui qui apparaîtra le plus financièrement calé, le plus au jus des chiffres, le plus adroit à manier le jargon administratif. Le politicien d’aujourd’hui est quelqu'un qui a investi tout son argumentation dans la crédibilité de sa « gestionnitute ». Il est ultra prudent, et ne joue que sur un seul tableau, croyant que c’est cela qui fait flipper les Français : les sous sous! Ce fut peut-être vrai. Ce ne l’est plus me semble t-il.

Probablement grâce à sa culture historique, JFK l’a senti avant tous les autres et s’est engouffré allègrement dans la faille.

Bien entendu, n’ayant ni l’armure sclérosante toute rouillée d’un vieux politicien, ni la peur paralysante du benard l’ermite craignant continuellement de perdre sa coquille protectrice, et ayant une connaissance culturelle parfaite du monde politique, JFK est à l'aise pour pratiquer une vraie politique, complètement décomplexée, à l’aise comme un poisson dans l’eau.

Il utilise l'Histoire comme référence permanente, pour nous parler de notre monde, nous en donne les clefs, les possibilités, les limites. Il nous débride le cerveau, nous décolle les fesses de notre torpeur toute recroquevillée, en nous expliquant, que, il n’y a pas de fatalité, que, il n’y a rien qui ne puisse se figer indéfiniment, que, le message de ceux qui jurent que plus rien ne peut changer est volontairement mensonger, que, ce message est celui des tenants du système, que, ils tentent de nous condamner à leur vérité dans la plus pure tradition obscurantiste, celle qui leur profite, que, il n'est pas dans l’ordre des choses de la nature, comme on tente de nous en convaincre, de voir certains gagner des milliers d’années de smic en une seule année. Oui, JFK n’hésite pas à nous parler de l’inquisition et nous rappelle les mêmes raisonnements tenus à l'époque par ceux du Dogme catholique, en utilisant les mêmes mécanismes de la pensée forcée. JFK nous retrace aussi toutes les histoires de ceux qui croyaient figer le système à jamais et toutes les histoires de ceux qui ont réussi à le changer. Et JFK de terminer par la leçon du centrisme révolutionnaire, celle qui met à bas le veau d’or,  sans rien casser, sans tuer personne, juste en organisant la société autour d’un nouveau centre de révolution, le centre le plus naturel : L’homme.

JFK en politique fait la démonstration que le vrai politicien n’est pas le comptable, mais l’homme de culture, l’homme connaissant l’histoire, l’Homme s’engageant sur des principes, l’homme regardant l’avenir, l’Homme garant de l’avenir des hommes.

Voilà, je me suis expliqué!

Je ne sais pas vous, mais moi je vote Jean François Kahn aux Européennes.

 

 

16.04.2009

Compression de Mitterrand

 

Mittercomp.jpgJe continue dans mon nouveau jeu des Compressions littéraires. Aujourd’hui je comprime un des hommes politiques que je déteste le plus, personnage incarnant à lui seul ce qui me fait vomir en politique. Aujourd’hui je compresse et je comprime : Mitterrand


 

 

Compression Cesar.jpgRappel: Règle de l’art des Compressions Mécaniciennes:

La compression est une sculpture littérale. Elle recherche à créer une impression, éffrontée, joyeuse, douce, c’est comme on veut. Pour cela, elle comprime la matière noble et malléable, nommée « information » et la met en scène dans le but d'en faire transpirer une autre expression, une autre histoire, un autre jus de chaussette, une odeur nouvelle, âpre, verte, amère sucrée, ou délicieuse.

Dans le bloc littéraire en construction, la liberté est « maître d’œuvre ». Tout lui est permis afin d’édifier le désordre pressant, qui de mot en mot, s’élève, à la forme cubique, à la compréhension finale. Alors libre à elle, d’utiliser toutes les forces de torsion, les forces de distorsion, les forces de contorsion, qu'elle voudra.

 

Mitterrand en cube

 

Le Mitterrandisme se décline en cohortes de déceptions pour des ouvriers si gauches, qu’ils rêvaient en rose bonbon. Aux rancœurs de la France, le désespoir se livre à l’extrême de la droite, armée par le pouvoir de la main gauche. A l’obscure et au sournois d’un gourou de la pensée unique et universelle, qui s’écoute les autres parler, ici un curieux accent d’irlandais à Vincenne, là des artistes ou des écrivains notoires parlant de sexe, s’abattent d’autres cartes d’une autre table, où des astrologues, parlent du seul et unique avenir, celui d’un seul et unique homme, celui qui a choisi le chemin déviant, menant à la fois à Pétain et à Solutré. Travesti pour le bien d’un mythe errant, l’ami de l’ombre du Bosquet, n’a su que ramper sous celle d’un Général des Gaulles. Et dans l’obscurité de ce géant, portée sur son orgueil, il n’a su que cultiver la rancœur d’un simple pauvre homme. Et c’est donc à l’obscure de l’autre qu’il a su se trouver et gouverner, dans ses couloirs esquivés où, les maitresses hautement promulguées, croisaient des putains de la république répudiées ou détruites. Dans les cris des enfants cachés, et illégitimes, s’ajoutaient ceux des amis morts curieusement suicidés par plusieurs balles dans le corpsJ’arnaque et j’édifie en vrai mensonge ma santé, et je lessive l’arc en ciel, car le sang qui coule contamine le site ardent de mes ogives secrètes qui me gardent des forces obscures, celles qui me guettent.

14.04.2009

Compression

 

Aujourd’hui une petite ComPression de la Presse, à la façon César.

Compression Cesar.jpg

La méthode est simple : passage au présent de l’indicatif, raccourcis monstrueux, découpages effrayants, compactage volumique de la matière brute, élévation d'une forme cubique, frontale, massive, deux ou trois retouches et voilà !

 


Titre de la compression : La grande colère de "petit Napoléon" :

Ce qu'il se passe est lamentable ! Il est inadmissible que le parlement rejette le texte. Karoutchi et Copé sont des amateurs. Je les ai dans ma ligne de mire. Copé est un vrai incapable, inapte à mobiliser les députés, incapable de les organiser. Il est trop personnel et ne se consacre qu’à sa propre promotion. Je compte ses jours. La situation de Karoutchi  n’est pas meilleure, il n’a pas su m’éviter ce camouflet. Exit Karoutchi. Et Fillon ? Où il est? C’est lui qui doit superviser tout ça. Mais qui sait où il est… ?"  Je vais resserrer les boulons. Des sanctions vont tomber.

Et si j'osais une compression de Carlita!

"J’aime qu'on me télécharge, J’ai grand plaisir à être téléportée, j’ai grand plaisir à être piratée »

Oui bon !  Pas de compression pour Carlita, avant que ça ne parte en vrille…

 

10.04.2009

Les bâtards de la globalisation, L’esclavage moderne partie IV

 

Mesdames, Messieurs, pour tous ceux qui ont eu le courage de rester jusqu’à l’acte IV, je propose un décrassage des cordes vocales pour terminer la série sur l’esclavage moderne. On va, se chauffer les neurones, s’énerver la voix, crier un bon coup avec une chanson des Madrilènes du quartier populaire de Vallecas, avec ce groupe de musiciens, sulfureux, peu « catholique », mélange curieux de cette culture anarchiste hispanique, si virulente durant la guerre civile Espagnole, mais aussi dépositaire de la tradition révolutionnaire Latino-Américaine, Anti-ibérique,  celle des « Libertadors », des Bolivar ou autre Ché Guevara.

 

Je me suis permis, ce soir, de les inviter une seconde fois, sur la scène de la mécanique, s’il vous plait faites sortir les grands-mères et les curés, couchez les enfants, mettez le son à fond, et accueillez les SKA-Pééééééé.

 

Sur la scéne de la Mécanique de L’Orange, ils vont nous interpréter aujourd’hui une superbe, tendre et révoltante chanson traitant de l’esclavage des enfants :

 

« Los Hijos Bastardos De La Globalizaciónnnnn »

En Avant la Musiqueeeee !

 

 

Les bâtards de la globalisation

 

Ma journée commence à l’aube,

J’ai 12 Ans, je vis dans la désolation, ici dans une autre dimension

Mes petites mains sont la production de milliers de jouets

Avec lesquels pourront jouer, là-bas, des enfants comme moi.

 

Victimes réelles d’un jeu démentiel,

L’économie de marché cherche de la viande facile à exploiter

La macro production, qui nous offre le bien-être,

C’est des millions d’enfants, d’esclaves, c’est des enfants esclaves, condamnés

 

Je ne sais ce qu’est la globalisation

Je ne sais ce que sont les droits de l’homme,

Je ne suis qu’un enfant esclave, une pièce de plus dans un puzzle macabre,

Je ne sais ce qu’est la globalisation

Je ne sais ce que sont les droits de l’homme,

Je ne suis qu’un enfant esclave, la colère de ton dieu



 

Condamnés,

 

Avec indifférence, tu peux les contempler

Produire sans s’arrêter comme des machines robotisées

C’est un exemple clair de quel dieu il faut adorer

La fin justifie les moyens devant le dieu argent, dieu argent

 

Je ne sais ce qu’est la globalisation

Je ne sais ce que sont les droits de l’homme,

Je ne suis qu’un enfant esclave, une pièce de plus dans un puzzle macabre,

Je ne sais ce qu’est la globalisation

Je ne sais ce que sont les droits de l’homme,

Je ne suis qu’un enfant esclave, la colère de ton dieu

 

Condamnés, exploités

Condamnés,

 

Tu te caches ? Dis-moi pourquoi ?

Tu as honte ? Dis-moi pourquoi ?

Tu te caches ? Dis-moi pourquoi ?

Cries fort! Dis-moi pourquoi ?

 

Que cette situation changerait vite,

Si cette chanson était dédicacée à ton fils

Il n’a pas de grâce, il n’intéresse personne

Dans les poches, les bénéfices de l’entreprise

En occident, ses pleurs n’intéressent personne

La souffrance et la faiblesse ne se voient pas

Les lois sont dictées par la grande Industrie

 

Condamnés, exploités

Condamnés,

 

Ce sont les fils bâtards de la globalisation (x12)

 

Cela t’importe, cela m’importe,

Ce sont des enfants bâtards de la globalisation

Cela t’importe, cela m’importe,

Des bataillons d’enfants esclaves de la pute globalisation

(X2)

 

Je continue ma journée, le soleil se couche

J’ai 12 ans, je vis dans la désolation, ici, dans une autre dimension

 

 

Le travail des enfants, Esclavage Moderne partie III.

 

La réalité d’aujourd’hui.

Le travail des enfants reste très répandu  dans le monde. Par exemple, les ONG comptabiliseraient, rien que sur le continent asiatique, et sans compter la chine obscurantiste, entre 44 et 110 millions d'enfants au travail.Sans titre-2 copie.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce travail forcé a souvent des origines culturelles, sociales et économiques très différentes, suivant le pays, les meurs et les traditions. Les enfants peuvent être: producteurs dans des fabriques, ou bien esclaves vendus par leurs propres familles. Les enfants les plus chanceux travaillent avec leurs proches, d’autres sont loués comme enfant domestique à des plus riches. Au Pakistan et en Inde les enfants se retrouvent à tisser des tapis, dés l’âge de 6 ans. Soumis au travail forcé, ils travaillent jusqu'à vingt heures par jour et sont parfois enchaînés aux métiers à tisser pour éviter la fuite. Ailleurs, d'autres enfants travaillent dans les industries, les briqueteries, les fabriques de jouets, de chaussures, ou dans le polissage du diamant. Certains échouent dans les réseaux de mendiants, dans la récupération des déchets. D’autres encore plus malheureux se retrouvent exploités sexuellement par des trafiquants d'enfants, qui les enferment dans des maisons closes, où souvent ils meurent. Deux cents milles jeunes filles se prostituent en Inde. Au même niveau de l’horreur, en Afrique, de nombreux enfants se font enrôler de force comme soldat afin de servir de par feu ou de détecteur de mines…

Les raisons de ce travail forcé et de cette exploitation sont bien sûr liées essentiellement à la misère terrible des populations. Les parents, soumis à des contraintes existentielles, vendent souvent leurs enfants ou les louent. Cela ce passe dans l’univers de la misère, de l’analphabétisme et de la domination brutale des classes, avec comme facteurs aggravants, les guerres, les crises économiques, la sécheresse, l’exode rural.

Le travail des enfants engendre toute sorte de maladies et de retard de croissance. Leur mortalité est excessive, 20% des fillettes prostituées n’atteignent pas l'âge de 16 ans. Les enfants tapissiers plongés continuellement dans des pièces saturées de poussière de laine, présentent des maladies respiratoires, telle la silicose. L’utilisation des produits chimiques sans protection, par exemple dans l’industrie de la chaussure, de l’orfèvrerie ou du textile, intoxique gravement les enfants. Les chiffonniers sont souvent atteints de maladies de la peau ou d’infections graves. Ceux qui travaillent dans l’industrie de la construction présentent de forts retards de croissance, et bien sûr, ceux qui sont exploités sexuellement sont très souvent infectés par le SIDA et toutes sortes de maladies sexuellement transmissibles. Tous présentent des troubles psychologiques graves, qui affecteront leur vie entière.

Certaines actions de boycotte ont été menées avec succès, contre par exemple la fabrication de ballons de Football  « Nike » ou « Addidas », qui distribuaient des ballons de football essentiellement produits par des enfants. Tout se cachait derrière un réseau complexe de différentes couches de sous-traitants. Sous le scandale, les marques et les producteurs durent revoir rapidement leur façon de produire au prix minimal « humainement » trouvable sur Terre. Des succès ont été obtenu toujours au Pakistan, par une campagne de boycotte des tapis Pakistanais, en partie produits par des enfants. L’état Pakistanais s’était alors senti obligé d’intervenir pour retirer ces milliers d’enfants de la production, afin d’éviter de jeter la suspicion sur l’ensemble de la production du pays. Mais d’un autre côté, ces boycottes peuvent avoir des effets pervers, en excluant d’avantage les enfants, qui se retrouvant à la rue, se font alors happer par d’autres horreurs, plus sordides encore.

L’Unicef agit, mais avec un budget ridicule par rapport aux besoins réels. Par exemple,  « l’Unicef France soutient dans deux préfectures sénégalaises un programme qui ébauche un système de protection social pour les enfants vulnérables ou en risque d’exclusion, d’abus et d’exploitation. Le programme de l’Unicef cible 10 000 enfants à Dakar, il s’agit d’assurer la réintégration d’un maximum d’entre eux dans leur famille ou leur communauté quand ils en sont séparés, de veiller à leur santé et à leur nutrition, tout en améliorant leur scolarisation. Malgré tout ces actions nécessaires ne sont que des petites gouttes d’eau ».

Comme toujours, seule une Politique responsable des états devrait pouvoir réellement éradiquer ce problème, à condition qu’elle soit globalisée, coordonnée et généreuse, ce qui est loin d’être le cas actuellement. Toutefois, un des effets positifs de la crise actuelle est la prise de conscience collective du fait, que pour combattre un ennemi globalisé, qui se nourrit sur la disparité des politiques et sur l’absence totale de lois humaines internationales, il faut une politique elle aussi globalisée. Et puis nous savons maintenant qu’autre chose est possible, que ce qu’on nous annonçait comme irrémédiable, irréfutable, irrévocable, le néo-libéralisme, n’est qu’un fait imaginaire dans l’esprit de certains.


Bien sûr il existe des textes juridiques internationaux, mais ils restent des veux pieux et donc,  j’en présente un ici en Rose…

 

Déclaration des droits de l'enfant

Proclamée par l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies
le 20 novembre 1959 [résolution 1386(XIV)]


Préambule

(…) Considérant que l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance,

(…)Considérant que l'humanité se doit de donner à l'enfant le meilleur d'elle-même,

L'Assemblée générale

Proclame la présente Déclaration des droits de l'enfant afin qu'il ait une enfance heureuse et bénéficie, dans son intérêt comme dans l'intérêt de la société, des droits et libertés qui y sont énoncés(…)

Principe premier

L'enfant doit jouir de tous les droits énoncés dans la présente Déclaration. Ces droits doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans distinction ou discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres (…)

Principe 2 : L'enfant doit bénéficier d'une protection spéciale et se voir accorder des possibilités et des facilités par l'effet de la loi et par d'autres moyens, afin d'être en mesure de se développer d'une façon saine et normale sur le plan physique, intellectuel, moral, spirituel et social, dans des conditions de liberté et de dignité(…).

Principe 3 :L'enfant a droit, dès sa naissance, à un nom et à une nationalité.

Principe 4 : L'enfant doit bénéficier de la sécurité sociale, il doit pouvoir grandir et se développer d'une façon saine (…)

Principe 5 : L'enfant physiquement, mentalement ou socialement désavantagé doit recevoir le traitement, l'éducation et les soins spéciaux que nécessite son état ou sa situation.

Principe 6 : L'enfant, pour l'épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d'amour et de compréhension. Il doit, autant que possible, grandir sous la sauvegarde et sous la responsabilité de ses parents (…) ; l'enfant en bas âge ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, être séparé de sa mère. La société et les pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui n'ont pas de moyens d'existence suffisants.

Principe 7 : L'enfant a droit à une éducation qui doit être gratuite et obligatoire au moins aux niveaux élémentaires(…)

Principe 8 : L'enfant doit, en toutes circonstances, être parmi les premiers à recevoir protection et secours.

Principe 9 : L'enfant doit être protégé contre toute forme de négligence, de cruauté et d'exploitation(…).

Principe 10: L'enfant doit être protégé contre les pratiques qui peuvent pousser à la discrimination raciale, à la discrimination religieuse ou à toute autre forme de discrimination. Il doit être élevé dans un esprit de compréhension, de tolérance, d'amitié entre les peuples(…)

(sources: très diverses sur le net)

04.04.2009

Les larmes du plastique coulent sur mes doigts.

L’esclavage moderne, partie II

Alors que l’homme est sensé évoluer vers l'amour et la perfection, on peut constater tous les jours qu’il ne cesse de se perdre en chemin. Et dans cet égarement perpétuel, l’esclavage désigne, le cul-de-sac, le point cardinal le plus éloigné de cette libération du bonheur, de cet homme accompli, de ce nirvana de béatitude, de cette humanité chantante embrassant l'amour …

Introduction inspirée par contrecoup à la lecture de la «mécanique universelle, philosophie naïve du devenir Humain [ici, puis ] », une autre mécanique, vivant dans un monde parallèle, elle aussi… :-)

Ce billet est donc le second de la série des quatre que j’ai prévu d’écrire sur le thème de l’esclavage. La réflexion d’aujourd’hui s’arrête plus particulièrement sur l’effet pervers de la globalisation qui transforme les consommateurs lambda, in-humanisés (j’allais dire béta), en esclavagistes anonymes achetant des produits fabriqués à l’autre bout de la planète par des esclaves, tout aussi déshumanisés et anonymes, en payant le tribut à des réseaux de pirates libéralisés, globalisés, basés dans des iles sans fiscalité, d’où ils développent ce nouveau commerce triangulaire en toute impunité.

Je choisis volontairement d’aborder ce sujet pénible, lourd de souffrance, en manipulant des visions de types «mécaniciennes», comme il faut, bien dans le décalage, et dans le style de la maison. Mais je reviendrai sur une description plus classique, d’analyse et de synthèse, dans le billet suivant.

Les larmes du plastique coulent sur mes doigts.

Enfant esclave.jpgL’objet est en plastique, il est peint à la main et ne fait pas 4 centimètres de haut sur 5 de long. Il représente une vache toute simple, offerte aux enfants pour noël. Trainant sur la table, je la prends machinalement, ou peut-être pas... Intrigué, je la regarde de plus près, sur le ventre il est écrit: Made in China ! Je prends la chèvre qui se trouvait à côté  : made in China, je prends le chien : made in china, je prends le tigre : made in china, made in china…

Toujours porté par ce pressentiment bizarre, comme un envoutement soudain, je reprends cette vache, un peu ballotte, qui semblait être en détresse. L'objet est banal, il est juste fait de matière inerte. Je l’ausculte scrupuleusement. Les peintures sont faites à la main. Je note une autre inscription minuscule à côté du « made in china », celle-ci donne l’indication de la marque du jouet, une entreprise anglo-saxonne, semble-t-il.  Et alors que je regardais les détails peints de la tête, dont l'expression me troublait, je fus pris d’une vision soudaine qui me  projetait quelque part, dans une salle de conférence luxueuse, allongée, sombre et glacée. Sur un pent de mur se trouvait une vitrine d’exposition remplie de très nombreux jouets, avec au bas de chacun d’eux la date de production. Une table sombre, ovale, en bois massif verni, occupait le milieu de la pièce et s’étirait sur toute sa longueur. Une baie vitrée fortement fumée, hermétiquement fermée, donnait sur un parking, où le soleil noir faisait fondre le bitume et où d’énormes pick-up surdimensionnés, éclatants de chromes, larves pachydermiques, se faisaient griller au soleil. Autour de cette table, de jeunes cadres dynamiques, collaborateurs minces, propres sur eux, en costume cravate ou en tailleur strict, se tenaient face à leurs dossiers, et au bout de cette table, comme échoué sur un fauteuil, un être corpulent, sans âge, fumant un havane, le crane dégarni, le double-menton débordant sur un nœud de cravate défait, recouvert d’un large costume taillé sur mesure, remuait ses petits bras à droite puis à gauche et questionnait. Sur la table, devant lui, je reconnaissait mes animaux de la ferme.

Yeah, good good!  Very good, boys. I'm impressed! But now, please, one more time, you know our financial goal for this year? You know it. We must realize 25% of profitability. And now please, help me! How we can realize that. I just have a phone call with my main shareholder and he asked me, one more time, how we can still reduce our production's prize. It’s clear, for me, for this project, I can’t spend more than 10 cents per peace. I cannot! Really!

Sir?

Yeah?

We've searched during one month in China to find the best supplier for this project. The challenge was not simple. Because as you know, we need a really good quality of the paintings and of the moulding plastics. But we succeeded, we found a very good supplier in the middle of China, which proposes really performing prizes. He realized the decoration of these prototypes for us, and I have now one estimate, for the same quality, of 6.599 cents per piece. It is the best prize in the world. Sir we cannot do better for this quality.

Le gros Monsieur se redressa sur son fauteuil, sa massive carcasse sembla soudain légère et vive comme le vent.

You mean, finished?

Yes sir, finished! Moulded, painted, and delivered.

Good! Good Boys. You're the best. I am impressed, very impressed!

Les petits bras du gros monsieur semblaient aux anges et son sourire de carnassier montrait des dents blanches aiguisées et longues. Puis le monstre d'avidité s'évanouit instantanément. Je me retrouvais sur le canapé, pétrifié et choqué à la fois. Je me souvenais aussi, qu'à Noël, nous avions payé les animaux en plastique au moins deux euro la pièce.

Enfant esclave-2.jpgJe tenais encore cet animal étrange au creux de ma main, et je ne sais pourquoi, il semblait toujours m’appeler, comme s’il était possédé par une souffrance, j’entendais des sanglots sourds, des brides de pleurs émiettées, comme transporté par un vent tourbillonnant, c’était un enfant. Je scrutais les peintures délicatement travaillées, posées au pinceau très fin. J’admirai la qualité des traits. Quelque chose ne collait pas. Quoi? Je n’arrivais pas à le discerner précisément. Le trouble m’envahissait, et mon inconscient me hurlait à m’en éclater la tête, il semblait, lui, voir ce que moi dans la réalité je ne voyais toujours pas. Je percevais la tristesse de cet animal, la tristesse de son regard, oui la tristesse…. une tristesse… qui, soudain je la voyais, se matérialisait par une larme, finement dessinée, presque invisible, laissée comme une marque de désespoir. Une marque en forme de bouteille à la mère, lancée à travers le temps et l’espace, portant son cri, confiée à cette petite larme, aux traits presque invisibles, sur le coin de l’œil. Une larme transportant toute sa vie, révélant la seule preuve de son existence, dans ce monde où semble t-il plus rien ne vit.

Enfant esclave-3.jpgAu contacte de l'humidité de ma peau, la larme du plastique coule sur mon doigt, et à travers elle je distingue une cave sombre, munie d’une seule lucarne, par laquelle un filet de lumière du jour traverse la pièce et illumine la poussière en suspension. A même le sol de terre battue, reposaient des gamelles vides et des cruches d’eau. De partout un désordre, où s'amoncelaient des boites de carton, des sacs de jouets, des chips de polystyrène servant à l'emballage. Au centre, sur des tables délabrées, surmontées de lampes bricolées, des enfants sans expression, pauvrement vêtus, chétifs et mal nourris, recroquevillés sur eux-même, peignaient méticuleusement mes petites vaches, chèvres, chiens et moutons. Et puis je le vois, lui. Il vient de terminer ma vache et y dessine sa marque, son message d'espoir. Alors il se retourne et me voit, je le regarde, enfin un grand sourire illumine son visage, je lui souris en retour, il me salut prudemment de la main, puis, craignant quelque chose, se remet au travail. Sur la vache qui suit, il commence par dessiner un large sourire…l’espoir lui est revenu.

La larme m'avait délivré son message, celui d'un enfant qui se tourne vers l'imaginaire, le seul espace de liberté qui lui reste afin d'échapper à son malheur. A travers cette larme, dessinée sur l'animal en plastique, il pouvait voir le destinataire et lui disait bonjour, et cela pour chaque petite vache en plastique qu'il peignait...

 

 

03.04.2009

L’handicapé de la flexibilité du sens.

 

Chacun d’entre nous a naturellement tendance à s’auto-satisfaire de son sort, en se trouvant des arguments pour justifier ses actes et ses pensées, qui sont, bien sûr, les plus justes et les plus sensées sur terre, comment pourrait-il en être autrement.

Mais voilà, heureusement que certains jours la vie s’occupe de vous rabattre le caquet en vous confrontant brutalement à vos propres limites.  Chacun a ses petites qualités qui à travers les optiques faussées du « moi », miroir à tendance grossissante XXL,  prennent des proportions énormes. Le petit talent devient un énorme géni, la petite idée devient l’invention du siècle, tout se transforme, se déploie, se dilate, s’amplifie de façon irréelle.  A l’origine, un menteur, un charlatan,  nous menant à la baguette en nous racontant des histoires à dormir debout,  auxquelles, imbéciles que nous sommes, nous y croyons, son nom : Ego.

Mon mirage personnel s’appelle « imaginaire ». Il est facile de remarquer que  mon dada consiste à tenter d’inventer des façons originales de raconter un événement, ou de préciser des idées. A cause de ce petit penchant, Ego avait réussi à me faire croire, le salaud,  que je ne trouverai jamais mes limites dans le domaine de l’imaginaire.  Mais voilà tout n’est que mensonge.  Mensonge que nous devinons au fond de nous, mais auquel on aime croire, car il alimente notre motivation.

Cette semaine, j’ai eu la confirmation de la tromperie d’Ego, le mystificateur. Je me retrouvais soudain, surpris, incapable de relativiser le sens des mots. Je me retrouvais buté comme un âne qui refuse d’avancer comme tout le monde, et donc bel et bien confronté à des limites psychologiques et imaginaires. Je me retrouvais en face d'un mur, que dis-je un mur…une falaise, un Himalaya infranchissable. Au début, je me sentais comme pris au piège de moi-même. Au-delà de cette barrière, je ressentais comme un effondrement intérieur,  un affaiblissement qui m’ôtait toute volonté de continuer dans cette direction. Voilà… j’avais atteint une des frontières de mon univers, tout simplement il s’arrêtait là, à cet endroit précis, alors  j’y plantais une borne pour bien le délimiter et m’en souvenir par la suite.

Sur le coup je n’ai pas trop compris ce qu'il se passait en moi, puis j’ai eu le bon reflexe d’essayer d’analyser la situation. En fait Ego, le menteur, me faisait croire plein de merveilles, comme par exemple une  soi-disante capacité de rapidement relativiser les choses, d'évacuer tout grâce à un humour à tout épreuve. Mais voilà,  Ego avait oublié de me dire que tout change radicalement  à partir du moment où l’on s’engage. Car de suite le champ de vue se restreint, et  au bout de ses idées, au contacte, sur le front, au moment d’engager,  le monde de l’imaginaire, qui était si vaste, si tolérant, si relativiste, n’est plus  qu’un couloir encaissé, une peau de chagrin. Au bout de ses idées politiques, on s’aperçoit qu’il n’y a plus d’échappatoire, l’évitement devient impossible, tergiverser est exclu, relativiser devient très difficile.

Effectivement, jamais le sens des mots, ne m’avait paru aussi important que depuis que je milite en politique. En dehors du champ politique, il m’importe peu d’utiliser un mot plutôt qu’un autre, une erreur du sens ou d’image ne porte pas vraiment à conséquence, ce n’est pas grave, on s’en fou un peu. Et puis bizarrement, lorsque je porte mes idées la vérité des mots, le sens, la symbolique m’est plus que précieuse, tellement précieuse que cela m’handicape gravement.

L’engagement politique, porter des idées vers le front, où le combat  est âpre et rude, m’aveugle, me rend sourd, m’empêche de  relativiser. Dans mon esprit le sens des mots et les principes s’affichent en bannières sur les blasons des cuirasses qui dessinent la ligne de front. Me voilà, combattant des idées, pris dans les champs des notions, du sens des actions, du symbole des mots qui trainent derrière eux des siècles d’histoires et de drames. Me voilà incapable d’accepter de leur tordre le cou et de les utiliser à faux usage, de  les prendre comme convenance de circonstance…merde alors… je suis un handicapé de la flexibilité du sens…. Mais dans tout cela, le pire c’est que j’aime ce combat d’arrière garde, de celui qui croit à la nature des choses, à la vérité des symboles, qui croit au sens que l’on porte à travers les mots.

Merde alors… je suis un handicapé de la flexibilité du sens….et j’aime ça !

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