27.02.2009

Le Pape soutient la Mécanique de l'Orange

 

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Alors que la crise financière se transforme peu à peu en crise sociale, la Guadeloupe étant un révélateur précoce, le Pape Benoit XVI ayant lu les billets de la mécanique sur le « veau d'or », s'est exprimé hier dans le même sens, en faisant allusion « à la vaine poursuite d'une richesse matérielle illusoire (…) Quiconque bâtit sa vie sur cette seule réalité des choses matérielles, sur le succès (...), construit sur du sable. »

Il est effectivement temps de se débarrasser de l'esprit Anglo-Saxon, de ce cynisme blafard qui nous ronge les veines. Concentrons nous maintenant sur l'essentiel, sur notre culture, sur notre continent, notre social, nos liens,  nos entreprises, notre projet de société.

Bon allez! Le Pape, merci de ton soutien,  tu remontes dans mon estime, mais bon, n'empêche que pour le sida...heu...c'est pas encore ça!

24.02.2009

SARKOPY Patron de l'Ecureuil Populaire

Grâce à Dieu, en 2007 les Français, dans leur infinie sagesse, ont élu Nicolas Sarkosy président de la République. Comme si dans leur inconscient, une voix protectrice leur parlait. Cette même voix, qui au départ de notre Histoire, fut à l'origine de la conversion de Clovis au Christianisme et donna naissance à la France. Cette voix qui plus tard insuffla le courage aux guerriers Francs de Charles Martel pour vaincre les sarrasins à la bataille de Poitiers. C'est elle qui parlait à Jeanne d'Arc et sut la mener au sommet du pouvoir pour sauver notre Patrie, en lui redonnant un nouveau Roi, une nouvelle épée de courage. C'est elle aussi qui inspira Henry IV incarnant l'intelligence des rois. Toujours là dans les situations critiques, la voix nous parle et nous protège.

La voix parle maintenant à travers le président Sarkosy. Avec elle, il agit pour le bien de nous tous.  Il nous protège, il nous garde du malheur. Dormons tranquille citoyens, il veille pour nouSARKOPIE.jpgs. C'est ainsi qu'hier, il a décidé d'agir en favorisant le rapprochement de la Banque Populaire et de la Caisse d'Epargne. Toutes deux réunies seront bien plus fortes et leur double "bouclier fiscal" protégera la France comme le fit jadis Charles Martel. Notre Président, dans sa grande sagesse, a nommé une pointure Financière Internationale pour diriger le futur groupe. Accueillons le donc chaleureusement et louons notre président, que le ciel lui rende grâce des bienfaits qu'il nous apporte quotidiennement! Amen!

Saluons Mr Eugène Sarkopy nouveau président de l'écureuil populaire!

 

Quoi? Y a un problème?


22.02.2009

Une crise en oignon

La crise s'installe dans le paysage de tous les jours. Le samedi matin, les parkings des supermarchés, auparavant saturés, offrent maintenant de nombreuses places libres. Les gens y passent moins de temps et se concentrent sur l'essentiel. Heureusement le printemps n'est plus très loin, les étourneaux sont de retour, on peut les voir ces jours ci remonter le long du Rhin en provenance de l'Italie, la chaleur et le soleil ne seront pas de trop pour réconforter les victimes de la crise. Mais il semble toutefois que celle-ci ne fasse que débuter. Le gros des entreprises commence seulement maintenant à se préparer pour des plans d'actions.

Alors peut-être est-ce le moment de faire une petite pause et d'analyser plus calmement ces quelques mois de tumultes, afin de mieux jauger les difficultés qui nous restent encore à surmonter.

Que contient réellement cette crise? Comment se présente t-elle de l'intérieur? Comme un corps unique et spongieux? Ou au contraire comme corps fibreux, lamellaire, structuré en couches solides, en fibres séparables, plus ou moins profondes et interconnectées. Est-on en présence d'une crise en couches d'oignon?

La surface spéculative. En surface, la crise se présente comme l'éclatement d'une bulle spéculative dite des « Subprimes ». Elle a brisé la confiance dans le système bancaire en mettant en évidence le fait extraordinaire qu'aujourd'hui les braqueurs et les escrocs sévissent à l'intérieur même des banques. Ils ne braquent plus les coffres mais les clients qui viennent au guichet!

Le système des subprimes est une invention des banques américaines, qui recherchant de nouveaux marchés spéculatifs n'ont pas trouvé mieux que de financer de l'achat immobilier pour des familles à revenu très faible. Ils croyaient avoir déniché le filon du siècle avec « la maison individuelle à crédit pour tous ». La recette s'inscrit dans une conjoncture immobilière favorable, peu de chaumage, une grande confiance dans l'économie, les années Bush du libéralisme décomplexé, de l'énergie coulant à flot, de l'argent pas cher où les prêts à taux variables ne dépassaient pas les 3.5 %, bien sûr aucun apport personnel demandé, emballé c'est emporté. Le capitalisme triomphant se faisait fier d'humilier ainsi le communisme déchu en lui démontrant que paradoxalement seul le libéralisme pouvait offrir l'accession à la propriété individuelle aux plus démunis. Mais ce qui devait arriver arriva, le taux du crédit augmenta et les familles surendettées ne purent pas payer, des dizaines de milliards de dollars se retrouvèrent soudainement à découvert, dans le vent. Ce fut le déclenchement du cyclone.

La couche du veau d'or: En grattant les subprimes on découvre une autre couche de gras financier. Des gens très intelligents, esclavagistes des temps modernes, ne trouvèrent pas mieux que de vendre et d'acheter de la dette comme une vulgaire marchandise. Ainsi le malheur des hommes se trouvait côté en bourse au même titre que du minerai de charbon ou que du pétrole. Qui veut m'acheter du malheur? Il est bien gras mon malheur! Offre exceptionnelle de lancement, deux malheurs pour le prix d'un! Venez acheter le meilleur malheur de la région, garanti ouvrier authentique, il empirera avec le temps. Oui effectivement, acheter des dettes à taux variable en spéculant sur l'augmentation des taux pouvait rapporter gros.

C'est la couche qualifiée de «  veau d'or » dans des billets précédents, ici et . Le « veau d'or » étant associé à la vénération du pouvoir de l'argent, des biens matériels, de la richesse élevée au rang de divinité. Nous ne sommes pas loin du péché mortel! Les banquiers chassaient le gibier puis le vendaient au grand négoce tenu par les traders, qui convoyaient le tout vers les groupes financiers, où dans d'infernales cuisines à fric, les rois de la ratatouille financière, mixaient, mélangeaient, assaisonnaient allègrement toute cette chair à malheur, pour en faire de jolis pâtés, bien présentables, emballés dans des paquets colorés jaune blé et arrosés de parfum de chou, d'avoine et d'oseille.

Cette potée financière se déversa partout et contamina le monde entier. Le mal rongeait le système de l'intérieur, mais en attendant l'intoxication, le capitalisme s'épanouit sur cette complexité construite dans le seul but de réaliser un seul et unique objectif, le profit financier immédiat et spéculatif: « la religion du Veau d'or ».

Les banques construisirent progressivement des ponts de pierre au dessus du vide en utilisant la confiance comme seul ciment, un matériaux plutôt friable. Et lorsque la confiance s'effrita les ponts s'effondrèrent et les banques terrorisées par la peur du vide prirent subitement la mesure du désastre potentiel. Alors chacune d'elle, connaissant leur situation désastreuse, se mit à soupçonner toutes les autres d'être dans des situations encore pire. Dans une un mouvement de protection  général les banques gelèrent la circulation de l'argent, qui est pourtant le carburant des entreprises. A ce niveau le virus financier, passe dans le sang et détruit l'outil de production industriel. C'est ce qui fut heureusement limité par l'intervention des états.

La couche de la richesse imaginaire. Mais le virus ne s'est pas arrêté en si bon chemin, il infecta par la suite des couches plus en profondeur possédant des ramifications qui permirent à la maladie de se propager à toute la société. Ces strates sont moins palpables, mais génèrent maintenant le fond même de la crise et lui donnent toute sa force: l'endettement. [lire ici un billet humoristique sur la dette publique]. Le poids des dettes publiques et privés est si fort que les banques se retrouvent devant la potentialité angoissante de voir s'ouvrir des gouffres géants.

Effectivement, le crédit, l'essence même de la mécanique capitaliste [lire ici comment guérir du capitalisme] a pénétré 100% des familles. Tout s'achète à crédit, c'est pratique, confortable, les biens de consommation sont accessibles instantanément, mais après il faut rembourser sa dette. De plus, bien souvent lorsque le crédit est enfin arrivé à échéance, le bien acquis, pour une fortune avec les taux d'intérêt, arrive lui aussi à la fin de sa vie mécani-génétiquement programmée. Il faut penser à le remplacer, en renouvelant un nouveau crédit qui s'ajoute à d'autres emprunts déjà endossés entre temps, sans compter les abonnements innombrables qui sont autant de petits trous dans les comptes bancaires, qui de ce fait n'arrivent plus se remplir. C'est ce que j'ai appelé l'équation de la réalité imaginaire dans ce billet là!

 

Les consommateurs déshumanisés, les hypothéqués de la vie, s'enchainent financièrement à un avenir improbable les privant de toute liberté de mouvement. La nuit ça cogite dans les chaumières, la confiance devient volatile. Alors si prises d'angoisse, les familles gèlent brutalement leurs investissements et minimisent leur consommation en attendant des jours meilleurs, et bien l'économie s'arrête tout aussi soudainement. C'est l'effet de la spirale infernale tant redoutée par tous. Car l'économie orientée vers la consommation du renouvelable doit prendre un temps certain pour changer d'objectif afin de cibler le durable. Un arrêt brutal de la consommation jetable serait évidemment catastrophique pour tous.

Les strates tectoniques. Telle la dérive des continents, encore plus en profondeur, plus subtiles, plus lentes, vibrant sur des rythmes « générationels », des strates tectoniques exercent des contraintes colossales. Leurs effets ne sont pas directement mesurables, mais on en sent clairement les émanations diffuses dans l'air du temps.

Parmi ces strates, la surpopulation de la planète me semble un élément majeur qui sans aucun doute amplifie les phénomènes de crise. La population est si dense, le monde est si échangiste que tout se lie, s'enchevêtre, se mondialise. Nous l'avons vécu au niveau épidémiologique avec la grippe aviaire, nous le vivons aujourd'hui au niveau financier avec le virus des subprimes.

Un deuxième effet lié à la surpopulation vient de la prise de conscience collective et subite ,lors de l'explosion du prix du pétrole l'été dernier, que les ressources sont maintenant limitées. Les matières premières sont toutes limitées, l'énergie s'épuise, l'eau manque, bientôt le blé, le riz, la viande, le poisson seront des denrées rares et spéculatives. Confinés sur une terre maintenant trop petite, les humains se sentent à l'étroit, la liberté manque, la colonisation de l'espace est un doux rêve, les énergies propres ne semblent pas suffire, la révolution technologique tarde.

A cette crise latente de la surpopulation s'ajoute un phénomène de tension psychique suplémentaire qui a peut-être des effets encore plus structurellement « dérangeants ». Le nivellement social et culturel. Il fut un temps où le paysan ne sachant ni lire ni écrire, obéissait à ses seigneurs et maitres, nobles et ecclésiastiques. En aucun point le manant ne pouvait affronter la noblesse qui tenait les rênes du pouvoir politique, judiciaire, culturel, militaire et religieux. La hiérarchie se faisait naturellement sur des critères imposés par l'obscurantisme social.

Entre le XVII° et le XVIII° siècle la révolution bourgeoise changea la donne, de façon progressive et intelligente en Angleterre, de façon brutale et sanguinaire en France, pour ne pas changer. Les bourgeois, bien éduqués, riches et puissants, s'emparèrent naturellement du pouvoir de la noblesse, devenue illégitime.

Mais aujourd'hui l'éducation est accessible à tous, même aux manants. Tout se nivèle par le haut, l'ingénieur a les mêmes capacités intellectuelles que son patron, et peut très bien critiquer ses actions stratégiques en toute connaissance de cause. Le technicien d'expérience a les mêmes connaissances que l'ingénieur. L'ouvrier se tient informé, lit et réfléchit sur les mêmes bases que le technicien. Tout se tient dans un mouchoir culturel. L'hyper démocratie d'internet rabote le reste des differences liées à l'accessibilité des connaissances.

Et que dire des enseignants dont le niveau d'étude est maintenant inférieur ou égal à la moitié des parents d'élèves. L'époque du maitre d'école, référence culturelle et morale, est bien loin. Aujourd'hui banalisé, il est un fonctionnaire presque comme les autres. Que dire de l'élu, qui à l'instar de l'enseignant a des compétences culturelles et quelquefois même politiques, de même niveau que ses électeurs. Mêmes causes mêmes effets, au XVIII siècle le nivellement des compétences entre les nobles et les bourgeois a renversé la hiérarchie des pouvoirs, au XXI siècle le nivellement général va entrainer naturellement des « dérangements » et contestations hiérarchiques permanentes, génératrices de tensions, qui aujourd'hui s'ajoutent et amplifient la crise économique, en la transformant aussi en crise de société. C'est l'avènement du pouvoir de masse, celui des classes moyennes, c'est l'avènement d'une société de démocratie participative au niveau économique et politique.

Alors probablement au bout du tunnel de cette crise, nous ressortirons dans un nouveau monde.

 

17.02.2009

Salut vieux bandit!

Tu vois, vieux bandit, aujourd'hui je me souviens de toi. Ça t'épate hein! Hé oui, vieux chameau, j'ai fait du chemin, fini l'adolescent attardé aux longs cheveux. Je crois bien que je n'ai plus dit « bof » depuis des décennies, quelque fois ça me manque.

 

Tu as vu vieux bandit, on est dans la gadoue. Ouais, ça te fait marrer hein ! On s'est foutu dans une belle merde, tous prisonniers comme des cons dans une époque où le temps s'est évaporé et très rare sont ceux qui arrivent encore à rigoler. Je ne me souviens pas t'avoir un jour entendu te plaindre et je revois encore ton sourire qui accompagnait chacune de tes paroles d'enfant éclairé.

Ouais vieux bandit, quelquefois tu me manques. Pourtant, tu m'en as causé des emmerdes. Par exemple, à ton avis combien d'aventures amoureuses j'ai manqué à cause de toi? Combien de plans de drague tu m'as sabotés? Chameau! Tu n'as jamais voulu le comprendre, les nanas aussi compréhensibles soient-elles, ne sortent pas avec les potes du clochard. Alors quand je matais sur les pistes des bals itinérants pour pecnots du coin, une Pelforth à la main, cheveux mi-long, beau gosse, et que semble t-il des petits sourires se dessinaient ici et là. Toi, tu te ramenais vers moi, la gueule enfarinée, saoul comme d'habitude, avec ta barbe de 30 cm, les cheveux ébouriffés, ton pantalon délavé trop grand, qui sans ceinture tombait à moitié, ta toux roque de grand fumeur, tu m'offrais une autre Perlfort, tu me tapais vigoureusement sur l'épaule en gueulant plus fort que la sono « Alors mon pote ». Je peux te dire, ça craignait vraiment. Je suis sûr que tu savais que ça grillait ma soirée. Moi je n'osais pas te faire de la peine, vieux chameau, alors je faisais semblant de rien, même si j'avais les boules pendant que toi tu te marrais, vieux bandit! Tu vois le tableau, je me retrouvais une Pelfrorth dans chaque main, en train de trinquer avec toi, à éclater de rire en sortant des blagues pourries. Tu ruinais mes plans pour la soirée à chaque fois, vieux chameau, et pire que ça j'étais identifié par la gente féminine comme le pote du clochard, probablement aussi vaurien et ivrogne que lui.

Oh et puis t'avais raison, comme tu disais, si elles n'étaient pas heureuses, si ça ne leur plaisait pas, elles n'avaient qu'à aller se...., nous nous entendions bien, c'était là l'essentiel. Tu te souviens, vieux bandit, après on allait danser. C'est incroyable comme il y avait de la place autour de nous!

Ce fut une période de quelques années, après j'ai quitté la région, je suis parti à la fac. Et toi tu es resté dans le pays, je ne t'ai plus jamais revu. Et puis tu es mort, seul. Aujourd'hui, cela fait dix ans. Vieux bandit! Au paradis, maintenant tu bois de l'eau pure, et je ne pense pas que St Pierre te roule des gitanes. Alors salut chez toi Joël.

Je ne sais pas si tu as eu une tombe. Mais si un jour je la trouve, je te le promets j'y arracherai les chardons.

 

15.02.2009

Le conflit en Palestine

Mesdames Messieurs, chers auditeurs, je reprends l'antenne en directe car c'est le moment de la tentative du siècle. Alors s'il vous plait faites silence devant votre poste de radio car aujourd'hui la Mécanique de l'Orange va tenter une figure acrobatique extrêmement périlleuse que peu de gens sensés n'osent même imaginer.

'Roulement de tambour'

Schutt! Voilà, c'est parti, maintenant je parle doucement dans le micro, j'espère que vous m'entendez encore. Ça y est. Il s'élance! La foule inquiète respecte elle aussi un silence religieux. Attention! Ouf! Maintenant la mécanique de l'orange se maintient en équilibre d'une seule main sur un tabouret, lui même en équilibre d'un pied sur une table, dont les deux pieds en diagonale reposent sur un fil d'acier tendu au-dessus d'un ravin, qui je vous rappelle surplombe un fleuve infesté de crocodiles et de piranhas, mais cela ne serait rien si en plus il n'avait pas les yeux bandés.

'deuxième Roulement de tambour'

Le roulement de tambour annonce le clou du spectacle, la foule retient son souffle, la mécanique va maintenant tenter l'infaisable, on écoute tous, je tends mon micro pour que vous puissiez entendre plus clairement!

« ISRAËLLLL, PALESSSSTINE! »

Il l'a dit! Vous l'avez probablement entendu en direct, il l'a dit. J'espère que c'est bien passé dans le micro. Un énorme frisson d'émotion à parcouru la foule devant l'exploit qui vient d'être réalisé. Mais attention! AHHH! Laaaa Mécanique de l'Ooorange est en dangerrr. Oh mon dieu! Oh mon dieuuuu! Non! ouf le déséquilibre a été récupéré in extrémis. La mécanique redescend maintenant acclamée par la foule.

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Maintenant fini de jouer!

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Et oui.... voilà! Vous l'avez tous compris. Aujourd'hui, j'ai envie de prendre des risques, de fleureter avec les abîmes et parler pour la première fois du conflit en Palestine. D'autres blogs-67 en ont déjà parlé à leur façon durant la crise de gaza [par exemple ici ].

D'habitude, je préfère ne pas réagir à chaud et tenter des analyses plus « fossilisées ». Mais un indice fort d'une radicalisation est apparu à l'issu des élections législatives Israéliennes. La population semble progressivement perdre son âme en se jetant dans les bras des extrêmes. Et puis d'un autre côté l'impossible m'attire toujours, alors tentons une analyse de l'impossible à analyser pour voir ce qu'il en ressort...

Temple de salomon.jpgL'avantage dans cette histoire de fou est justement qu'il n'est pas besoin de rappeler l'histoire! A travers la tradition Chrétienne, tout le monde connait l'exode du Peuple Juif qui fuyant l'Égypte de Ramsès II et guidé par Moïse finit par trouver sa terre promise en Palestine qu'il conquière les armes à la main. Selon la tradition, le roi Salomon fait alors construire un temple à Jérusalem dédié à l'adoration de Dieu. Mais déjà la puissante Babylone du roi Nabuchodonosor le détruit une première fois vers 586 av. J.C. Par la suite et jusqu'à nos jours la terre de Palestine ne cessera d'être un lieu de convoitise.

Tout le monde connait aussi le socle de la religion juive dont la tradition déclare que Dieu a « élu » ce peuple parmi d'autres pour accueillir sa parole lorsqu'elle sera transmise aux hommes le moment venu, par l'intermédiaire du messie. Cette croyance assez unique sera en même temps le ciment qui maintiendra l'union et la cohésion des juifs au cours des millénaires, mais aussi la raison principale de leur persécution par les autres peuples, interprétant plus cette croyance comme de l'arrogance ou du mépris vis à vis de leur culture et de la collectivité qui hébergeait les Israélites.

Apotre Chretien dans le cirque.jpgTout le monde connait aussi l'histoire du juif le plus populaire de tout les temps, Jésus Christ, dont certains apôtres Juif-Chrétiens comme Paul n'hésitèrent pas à briser la tradition juive et scellèrent définitivement la sécession avec la religion mère, en déclarant que la parole de Dieu appartenait à tous et non plus seulement à une seule population élite. A partir de ce moment le Christianisme prit son essor populaire et se diffusa à travers l'empire Romain, qui vide de sens humaniste lui tendait les bras et devint alors l'empire Chrétien!

Tout le monde connait aussi la dispersion du peuple juif expulsé de Palestine suite à la destruction de la Judée par les Romains en 70 ap J.C. Les juifs se disséminèrent en petites colonies à travers l'Europe, l'Afrique, allant jusqu'en Inde et même en chine, avec comme seul signe de reconnaissance leur religion. En Europe, l'histoire se répéta, mais dans le sens inverse cette fois-ci, les juifs arrogants et dénonciateurs, qui sévirent contre les chrétiens du temps de Jésus Christ, se retrouvèrent victimes à leur tour de dénonciations et de massacres par ces mêmes Chrétiens devenus maintenant les puissants et les arrogants. L'église les stigmatisant encore plus pour des siècles et des siècles en les déclarant collectivement responsables de la mort de Jésus Christ fils de Dieu!

pierre noire.jpgTout le monde connait la deuxième religion fille du Judaïsme déclarée à Mahomet, elle se répendit à la vitesse des pur-sangs arabes à travers les déserts et finit par confiner sa sœur Chrétienne dans la partie continentale, au nord de la méditerranée, qui constitue la Communauté Européenne actuelle. La Palestine se retrouve alors Musulmane, Jérusalem devient une ville sainte pour l'Islam et les tentatives des Chrétiens pour la récupérer seront vaines.

Tout le monde connait la folie d'Hitler et des nazis, qui exacerbant à l'absurde l'antisémitisme rampant des européens, décidèrent d'éliminer de façon méthodique le peuple juif de la surface de la planète en les gazant de façon massive. Le peuple Juif subit là son plus grand drame depuis la destruction de la Judée par les Romains et entra dans le panthéon des peuples martyres au même titre que les millions de noirs africains morts ou vendus comme esclaves par les mêmes Européens.

La Shoah.jpg

Tout le monde connait l'histoire de la création de l'état d'Israël. Après la guerre, le peuple Israélien traumatisé conquière une seconde fois la Palestine les armes à la main, comme suivant la tradition biblique, il l'avait fait des milliers d'années auparavant. Israël entre en guerre contre les palestiniens dès la déclaration de sa naissance, guerre qui n'est pas encore terminée, loin de là....

Et à partir de cet instant commencent les difficultés à analyser une situation inextricable tellement les événements sont nombreux et interdépendants.

Evolution de la palestine.jpgLa méthode d'analyse clinique consiste à faire table rase du passé, à bruler tout les livres d'histoire et de religion et à narrer les faits de façon simplement descriptive. Le conflit apparemment si complexe s'éclaircit alors de façon spontanée: « Des occidentaux se déclarant d'une même culture se sont installés en Palestine, plus riches et puissamment armés, ils ont chassés les autochtones, se sont emparés de leurs terres, et ont déclaré la création d'un nouvel état: qu'ils ont appelé Israël ». Utiliser la méthode clinique reviendrait à réfuter le droit de l'état Israélien à exister. C'est justement cette analyse qu'utilisent la plupart des palestiniens, car ils en subissent les faits objectifs dans leur chair quotidiennement. Ils se sont fait spolier de leur terre, n'ont reçu absolument rien en échange, si ce n'est des camps de réfugiés au Liban ou en Cisjordanie, de minuscules enclaves, comme par exemple Gaza, dans lesquelles ils peuvent à peine respirer, l'humiliation quotidienne de voir le peu de terre qui leur reste grignotée par des colons israéliens leur indiquant le pistolet qu'ils portent à la ceinture comme seule moyen de parlementer. Oui effectivement, les palestiniens n'ont que faire des livres d'histoires occidentaux.


La méthode événementielle: Les faits cliniques sont des faits observables et indéniables, certes, mais le présent est toujours le prolongement de l'histoire et même quelquefois très ancienne comme pour le cas des Israéliens. Après la Shoah, le monde reconnut enfin aux Juifs, martyrisés durant des siècles, exterminés en grande partie par les nazis, le droit historique à posséder un état, à se défendre collectivement, à véritablement exister en tant que nation. L'ONU a donc logiquement reconnu Israël et à part les populations arabes naturellement solidaires entre elles, il ne se trouve que peu de gens pour réfuter l'existence d'Israël, qui semble un acquis parmi les opinions publiques mondiales.

Les deux méthodes d'analyse utilisées ci-dessus me mènent à des conclusions diamétralement opposées. Qui a tord qui à raison dans cette histoire? Alors j'ai envie de ressortir « la théorie mécanicienne » qui marche à tous les coups et qui dit que: « c'est la faute à tout le monde et à personne à la fois, mais essentiellement c'est la faute des autres... » (ah c'est malin!).

Certains disent que dans ce conflit les Israéliens se montrent absolument non coopératifs, impérialistes, qu'ils trainent des pieds et trouvent toutes sortes de bonnes raisons et de stratégies pour éviter de faire des concessions, qu'ils n'agissent que par l'intermédiaire de la violence, qu'ils se montrent ignorants de l'histoire en pensant que seule la violence et le rapport de force pourra faire plier la résistance palestinienne. Mais ce comportement ne serait-il pas une constante historique de tous les conquérants, nous l'avons largement pratiqué nous même, notamment dans nos colonies, nous avons fait bien pire en pratiquant l'esclavagisme. Pouvons nous attendre autre chose de la part d'une nation si longtemps restée sans patrie et qui aveuglée par la douleur accumulée durant deux millénaires, s'accroche si fort à sa seule chance historique de posséder une terre, qu'elle en abuse à l'extrême. Ce comportement typiquement humain n'a rien de spécifique avec le peuple juif.

D'autres disent que les palestiniens ne sont que des terroristes et qu'il est impossible de parlementer avec eux à cause de cela. Qu'ils utilisent de façon incroyablement lâche des enfants embrigadés se faisant exploser afin de tuer aveuglément le maximum d'israéliens autour d'eux. Oui mais le terrorisme dans toutes ses formes est une constante historique, qui est valable pour tous les peuples résistant à l'envahisseur. Nous l'avons pratiqué nous aussi avec fierté, entre autres les Israéliens aussi...

Le véritable problème de ce conflit ne vient, ni des Palestiniens, ni des Israéliens qui exécutent leurs pas de danse macabre, oh combien classique, celle de la valse des mauvaises guerres. Ni les Israéliens ni les Palestiniens ont inventé quelque chose de nouveau (beuhh quel cynisme...je me dégoute...c'est dur d'autopsier...) . Le Problème vient essentiellement de la lâcheté politique des Occidentaux. Alors certains vont vite me couper la parole, sauter sur l'occasion et dire: « oui effectivement les américains soutiennent inconditionnellement Israël contre les palestiniens, c'est donc de leur faute ». Certes, mais les Européens sont les principaux partenaires commerciaux des Israéliens et possèdent donc une arme de pression terrible, pourtant personne en Europe ne bouge vraiment le moindre petit doigt politique.

Le problème essentiel qui se pose à mes yeux est celui de l'injustice flagrante et permanente générée par « l'occident » tout entier qui a déshabillé Paul pour habiller Pierre (Paul, Pierre...!? c'est malin !). En donnant une terre à Israël, l'occident a spolié les palestiniens puisqu'ils n'ont pas eu de contrepartie, alors qu'ils ont le droit, eux aussi, au respect, à la justice, à un état, à une existence heureuse. Il y a t-il plus malheureux aujourd'hui sur terre qu'un Palestinien?

La vérité est que dans cette guerre, ni les Israéliens ni les Palestiniens ne peuvent tenir un discours cohérent de paix, et pour cause...! Ils ne leur appartiennent donc pas de faire la paix. Celle-ci doit être imposée de l'extérieur par le reste du monde, sans leur demander le moindre avis. Il faut d'abord commencer par reconnaître l'injustice faite aux palestiniens, se montrer généreux, faire amande honorable en leur offrant un véritable plan Marshall pour construire des infrastructures des hôpitaux, des écoles, des universités, une industrie. Il faut imposer aux Israéliens le respect de frontières fixes, le démantèlement immédiat des colonies, sans contrepartie territoriale nouvelle.

Mais voilà, nous sommes tous conscient de cela et l'analyse faite ici n'a rien de novatrice. Même si les États Unis refusaient ce plan de paix finale, l'Europe a la puissance économique pour l'imposer. Simplement nous sommes des nains politiques, des petits joueurs de billes en cour de récréation maternelle. Une fois de plus, nous nous en remettrons à la fatalité et à la seule volonté de faire des américains.

Plus grave encore, nous savons aussi que si le conflit ne se résout pas maintenant, il sera résolu de force plus tard par l'intervention d'un Iran nucléarisé...Mais sommes nous assez politiquement mature pour comprendre que c'est maintenant qu'il faut agir, ou avons nous besoin encore que l'histoire nous botte les fesses en nous donnant quelques leçons supplémentaires, dont elle seule a le secret...

09.02.2009

La Plate-forme pour un monde responsable et solidaire.

Je terminais mon dernier billet par la symbolique du « Veau d'or » afin de donner une représentation du système financier qui nous a mené à la crise. Je reprends cette symbolique au début de ce nouveau texte pour maintenant poursuivre sur les remèdes possibles.

Le veau d'or est «associé pour l'éternité à la soif de pouvoir, à la jouissance immédiate de biens matériels, à l'opulence et à la puissance de l'argent, à l'élévation l'argent au rang de divinité »

Étonnante symbolique antique qui décrit parfaitement la société de consommation moderne. Lorsque le capitalisme s'est débarrassé de cette stupidité archaïque que représentait le « communisme sauvage », il a poussé « la religion du veau d'or » au paroxysme de son pouvoir. Car devenu à la fin du XX siècle le seul roi, débarrassé de tout complexe, le capitalisme s'est révélé au grand jour. Il s'est accaparé toutes les richesses, a ripaillé, s'en est mis plein le gosier, s'est goinfré à n'en plus pouvoir, à s'en éclater le foie. Après avoir pillé toutes les ressources mondiales, pollué la planète de tous ses résidus, méprisé, dénaturé, éradiqué, le capitalisme est maintenant lui aussi par terre, déprimé, avec une crise de foi, du diabète, du cholestérol et une baisse de tension artérielle.

Cela pourrait prêter à rire, « il l'a bien cherché » ou «c'est bien fait pour sa gueule » ou « tant mieux, bon débarras », simplement le capitalisme c'est aussi nous et la crise pèse sur nos épaules. La détresse, la souffrance qu'elle engendre est la notre. Il nous faut donc trouver rapidement des remèdes sûrs et durables. Moïse possédait « La table des lois » pour éradiquer la religion du « Veau d'or » et qui plus est Dieu était son allié. Mais le temps où les dieux intervenaient quotidiennement dans la vie des humains semble révolu. Où alors, il se montre bien moins souvent qu'avant. Aujourd'hui, les humains doivent se débrouiller seuls! Possédons-nous quelque chose de sérieux, qui ressemblerait de plus ou moins loin à une « Table des lois », un début de charte, de texte qui en serait l'équivalent. C'est le but du billet d'aujourd'hui.

Bien sûr, dans ma recherche, j'ai évité d'office le NPAC de Besancenot, dont je sais qu'il est totalement à côté de tout ce qui est possible. Non, j'ai plutôt cherché dans la direction des thèmes d'économie durable et j'ai découvert : La plate-forme pour un monde responsable et solidaire.

La plaforme pour un monde responsable et solidaire » est un texte rédigé en 1993 qui propose: « des valeurs et des principes d’action en vue d’un monde plus responsable et solidaire, des priorités et des stratégies ». Le but déclaré de cette plateforme est d'éviter l'autodestruction de l'humanité.

La plateforme est un texte visionnaire qui déjà en 1993 prêche le besoin de repenser profondément notre manière de vivre. Bien sûr en 1993 la société en pleine orgie de consommation n'y a guerre prêté attention. Mais aujourd'hui face à la crise, ce texte étonne par sa force et sa clairvoyance. Il prédit déjà que les changements ne seront possibles que lors d'une prise de conscience collective se basant sur un diagnostique incontestable. Aujourd'hui avec à la crise le diagnostique vital est engagé et tout le monde s'accorde plus ou moins sur les remèdes. Le texte devient donc incontournable et voici un bref résumé des principes tels qu'ils existent depuis déjà plus de 16 ans,  une« table des lois » qui pourrait nous servire à chasser « le Veau d'or ».

« Plate-forme pour un monde responsable et solidaire: Principes communs pour un monde responsable et solidaire »

1) Principe de sauvegarde : Nous devons sauvegarder la Terre pour les générations futures. sauvegarder les biens essentiels : l’eau, l’air, les sols, les océans, le vivant et les grands équilibres nécessaires à la vie. Pour cela les sociétés humaines doivent tendre vers des modes de production et de vie sans prélèvements, déchets et rejets susceptibles de porter atteinte aux équilibres essentiels des milieux locaux ou de la terre.

2) Principe d’humanité : la possibilité pour chaque être humain de disposer de l’essentiel et d’avoir une vie digne, le respect, l’équité et la solidarité entre les hommes.

 

3) Principe de responsabilité : les individus, les entreprises, les Etats, les organismes internationaux ont à assumer leurs responsabilités dans la construction d’une harmonie des sociétés et des hommes entre eux.

4) Principe de modération : nous devons apprendre à refréner notre cupidité. Les plus riches, ceux qui sont pris dans le tourbillon du gaspillage, ont à réformer leur mode de vie, modérer leur consommation, apprendre la frugalité.

5) Principe de prudence : les sociétés humaines ne doivent mettre en oeuvre de nouveaux produits ou de nouvelles techniques qu’une fois acquise la capacité d’en maîtriser les risques présents et futurs.

6) Principe de diversité : la diversité des cultures, comme celle des êtres vivants, est un bien commun qu’il est du devoir de tous les hommes de préserver. Les ressources génétiques de la planète doivent être protégées.

7) Principe de citoyenneté : nous devons apprendre à nous considérer et à considérer tous les êtres humains comme les membres à part entière de l’immense communauté humaine.

 

08.02.2009

La toile du Veau D'or

L'être humain s'est « purifié » génétiquement, il y a de cela 20 mille ans lorsqu'à travers la disparition des Néanderthaliens, la dernière variété raciale humaine s'éteint. Dés lors, l'homo Sapiens Sapiens, le dernier de la lignée se lance à la conquête d'un monde qu'il croyait infini de terres, de mers, de vallées et de montagnes. Et malgré son corps mince et fragile, la puissance de ses croyances et sa volonté unique lui feront dompter les éléments de la nature, maitriser les ressources, percer le secret des mathématiques et dessiner les contours de l'Univers.

Aujourd'hui l'être humain ayant accompli la colonisation la terre, tente de conquérir d'autres espaces, bien plus vastes, des espaces virtuels, interconnectés, une toile.

Le corps posé sur une chaise, l'humain y extériorise son esprit, le laissant divaguer, surfer sur des rivières d'électrons. Internet se remplit alors d'énergie psychique, se met à vibrer, se tend et se courbe. La toile s'est courbée pour l'élection de Barack Obama, la toile s'est courbée durant la guerre de gaza, la toile se courbe pour la crise financière. La toile raisonne, vibre, respire, prend des bouffées d'électrons libres. A l'intérieur, l'humain se tisse, s'échappe, y forme des liens psychiques cohérents, y injecte une vie toute virtuelle, publique.

Et bientôt, nous verrons la toile publique produire elle même ses propres idées forgées à travers les filtres, les tamis et les amplificateurs que sont les milliards d'internautes. Ici une mauvaise idée, soumise au martellement des myriades de synapses, sera désintégrée en vapeur éclectique. Là une autre idée, venant d'on ne sait où, soumise à l'approbation du nombre, sera élevée en déferlante et courbera la toile. A travers Internet, le monde se tient par l'esprit, par un langage universel, par la culture de la liberté et de la justice.

Mais la toile publique n'est pas seule. Une autre toile, plus néfaste celle-ci, a tissé ses liens de soumission et de pouvoir, la toile de la puissance financière, la toile du « veau d'or ». A travers un réseau de tuyaux d 'alimentation et de pompes d'aspiration étendu sur la planète entière, la toile du veau d'or tient le monde entier à ses pieds. Les humains y sont branchés sous assistance bancaire et maintenus dépendant du crédit. Enchaînés à leurs tubes, leur travail et leur production sont immédiatement aspirés dans les pompes suceuses du veau d'or.

le veau d'or copie.jpg

Mais la toile du veau d'or vient de se fissurer et la crise a décroché les pompes d'alimentation de nombreux humais qui sortant tout hébétés de leur léthargie se demandent ce qu'il se passe.

Alors qu'arrive t-il au veau d'or? Lui qui était puissant, arrogant et sûr de lui. Et si tout simplement nous assistions à l'émergence  de la conscience publique mondiale grâce à la toile :

La conscience de la limite des ressources terrestres, la conscience de la fragilité de cette fine pellicule d'air qu'est notre atmosphère, la conscience de la nécessité du durable, le rejet du consommable, du jetable, la conscience de la nécessité d'une table des lois à l'échelle planétaire.

Source internet: « Sur le plan symbolique, le Veau d'or est donc associé pour l'éternité à la soif de pouvoir, à la jouissance immédiate de biens matériels, à l'opulence et à la puissance de l'argent . Il est la manifestation de la vénération pour l'or, c'est-à-dire pour une richesse qui pervertit les âmes et les cœurs . Il symbolise également la tentation toujours présente et toujours renouvelée d'élever l'or et l'argent au rang de divinité - mais de divinité maléfique. »

 

03.02.2009

Amuse-gueules Politiques

 

Les espagnols sont les rois du « people », bien plus que les British. En me baladant sur la toile ibérique, j'ai dégoté un petit jeu amusant. Lalista WIP « Web Important People » est un site de classement des « Peoples » qui se base sur le nombre de références internet issues des moteurs de recherche. La listaWIP utilise le principe des grands nombres et déclare qu'au XXI ° siècle l'importance d'une personne se mesure au nombre de références sur internet.

La LISTA.jpg


Jouons donc un peu dans la catégorie « politique ». On y dégote plein de possibilités internationales, locales, départementales même. Le face-à-face m'a bien plu: Par exemple, ici Sarkosy contre Bayrou, Aubry et Marie-Ségolène Royal. Tiens! Elle nous avait caché le « Marie ». Maintenant je comprends son côté j'ai vu la vierge... « illuminez les étoiles du ciel et tous les soleils ». On apprend aussi que notre Sarko s'appelle en fait : Nicolas Paul Stéphane Sàrkösy de Nagy-Bòcsa. Heureusement qu'il a changé de nom, sans quoi il ne serait jamais devenu président: ça ne rentre même pas sur une affiche électorale! Le pire vient de Ségolène qui est une véritable menteuse puisqu'elle est Sénégalaise... Ségolène d'ailleurs bien vite oubliée, puisqu'elle se classe au-delà de la 100 000 place mondiale avec seulement 19 références...Ouh la honte! Bon allez, les espagnols ont encore un petit peu de progrès à faire en politique intérieure Française....

La LISTA-2.jpg

Bon, maintenant venons en à l'essentiel. Ne comparons plus des carottes et des patates, et tentons de construire des valeurs plus mesurables.

On constate effectivement que Sarkosy se trouve au 4 rang mondial avec plus de 26 millions de références contre 283 millions pour Obama, mais en fait cela est faussé par la population respective des états. Donc tentons un nouveau calcul en pondérant les références par la population.

 

 

Chef d'état références LISTA WIP(M) En % du meilleur Population (M) Références pondérées /habitant En % du meilleur
BARACK OBAMA 283 100 303 0,93 100
VLADIMIR PUTINE 30 10,6 141 0,21 22,78
NICOLAS SARKOSY 26 9,19 65 0,4 42,83
FIDEL CASTRO 9 3,18 11 0,82 87,6
HUGO CHAVEZ 7 2,47 25 0,28 29,98
TONY BLAIR 7 2,47 57 0,12 13,15
ANGELA MERKEL 5 1,77 82 0,06 6,53
LULA DASILVA 3 1,06 188 0,02 1,71
GORDON BROWN 3 1,06 57 0,05 5,64
JOSE MANUEL BAROSO 2 0,71 490 0 0,44

 

En jaune le classement WIP avec une visualisation des échelles en %, en rouge les calculs pondérés. La pondération montre un chamboulement des classements. Obama reste encore en tête mais à égalité avec Fidel Castro qui devient donc aussi important que lui, incroyable non?

Sarkosy passe de la quatrième place à la troisième, voilà qui va flatter son égo, surtout qu'il devient 7 fois plus important qu'Angela Merkel!

Malheur à Gordon Brown 20 fois moins important que Barack Obama et surtout 2 fois moins important que Tony Blair, qui pourtant n'est plus au pouvoir.

Hugo Chavez avec 30% fait une remontée impressionnante et bat à plat de couture Lula Dasilva son rival politique Sud Américain.

Un minable 0,44%  pour l'Europe de Baroso, insignifiante face aux États unis et face aux chefs d'états individuels Européens!

 

 

 

01.02.2009

Monsieur Winterhalter: un communard en Alsace!

Parcourant le Web je tombe sur Monsieur Winterhalter qui a été maire de Lutterbach pendant vingt-quatre ans. Voici un petit résumé de ce que j'ai pu lire.

Monsieur Winterhalter a profité de ses quatre mandats pour mettre en place « une communauté citoyenne » afin de lutter contre la précarité et le chômage. Il a notamment ouvert la « Maison Citoyenne Mondiale de Mulhouse », créé des associations, des lieux de réflexion, fait ériger un monument à la vie sur lequel les armes sont transformées en fleurs, déclaré Lutterbach "zone dénucléarisée" et ville citoyenne du monde. Son engagement absolu: lutter contre le chômage, la précarité et pour les exclus.

Mais à partir des années 2000, la politique de Monsieur Winterhalter se heurte à "l'embourgeoisement" de Lutterbach. La ville paisible et agréable à vivre subit une inflation du prix des logements et les habitants actuels ne veulent plus entendre parler de chômeurs ou de solidarité mondiale, mais plutôt de sécurité ou d'immigration. Monsieur Winterhalter perd donc les élections de 2001.

Suite à cet échec, libéré de sa charge de maire, Monsieur Winterhalter a redoublé d'effort pour le développement de la Maison Citoyenne de Mulhouse. D'abord vu comme un «  forum citoyen », un lieu de débats et de rencontres multiculturelles autour de sujets divers, la Maison Citoyenne de Muhlouse est devenue aussi le centre de lancement de projets sociaux. Elle crée une université populaire pour les personnes en difficultés et une structure qui accompagne de façon pratique les sans-papiers dans leurs difficultés quotidiennes. Mais l'objet final de la Maison Citoyenne de Mulhouse est de devenir une plateforme de lancement de projets « d'économie sociale » afin de mettre en place des structures d'insertion des chômeurs. Par exemple, la Maison Citoyenne développe une zone d'activités jumelant: l'économie solidaire, l'artisanat, et la construction de maisons en bois. Les activités générées ne prennent pas seulement en compte les chômeurs mais aussi les sans-papiers, les sans-abris et les toxicomanes.

Le projet se heurte malgré tout à une difficulté majeure, la démoralisation et les problèmes de santé des exclus, qui les limite dans la constance à l'effort. Donc l'équilibre, ou le dosage, entre une certaine efficacité économie et la nécessité de l'accompagnement social est difficile à trouver.

Mais Monsieur Winterhalter n'en démord pas, dans sa volonté de promouvoir une économie sociale et solidaire avec un revenu d'existence, il multiplie les contacts avec des associations, il crée des réseaux pour partager des expériences et fait un gros travail sur la citoyenneté mondiale.

Monsieur Winterhalter, je crois qu'il va falloir faire un petit tour chez vous...En plus vous avez aussi lancé une brasserie artisanale, alors...

 

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