30.10.2008
La motivation du militant politique?
Quelle motivation pour le Militant Politique?
La mécanique de l'orange continue toujours son voyage du côté obscur pour combattre les démons noirs de la Quête, et le combat s'annonce farouche. Mais aujourd'hui, durant cet intermède, pour la première fois depuis le début de l'aventure, des vérités peuvent se dévoiler, on ne sait encore ni où ni pour qui? Car personne ne peut échapper indéfiniment à son côté obscur, son image véritable. Chaque Quête porte le même fardeau, faire face à sa propre vérité pour apprendre à l'accepter.
A travers ce récit, le lecteur, s'il en a le courage, pourra faire aussi une part de chemin vers lui-même. Dès maintenant, la lecture peut devenir dangereuse...
La mécanique s'est égarée à travers différentes époques pour tenter d'analyser des faits objectifs, afin d'y desceller des possibles leviers de la compréhension de notre société. Mais à regarder de plus près, n'a t-elle pas aussi voulu éviter soigneusement un parcours introspectif, de peur d'y découvrir une vérité insoutenable, la réponse à la question: quelle est ta motivation? Pour quelles raisons mystérieuses un militant s'investit-il en Politique? D'où lui vient sa motivation prodigieuse? Il va travailler des centaines d'heures par an pour une cause, et cela dans la gratuité absolue, ça lui coûte même de l'argent. La plupart du temps comme seule gratification, il recevra, des l'insultes, souvent même de son propre camps, il subira l'humiliation, la trahison, et aura le goût âpre et amère du sentiment de gâchis absolu. De plus, ses chances de réussite personnelle sont microscopiques, il n'y a que très peu de désignés parmi les militants et peu d'élus parmi les désignés. Pourtant, malgré tout, on rencontre de nombreux militants qui ont fait cela toute leur vie. Alors où est le raisonnable dans cette force mystérieuse, dans ces moteurs, cette motivation?
On me répondra « Voilà une question bien impertinente, monsieur de la mécanique, cela touche à l'intimité de chacun ». Mais de toutes façons, on a beau essayer, on ne peut longtemps cacher ses secrets, avec un bon sens de l'observation tout se devine.
D'abord, la Politique est le refuge de beaucoup de mauvaises raisons de militer, liées à des comportements de fuite ou à un besoin de compensation psychologique. On peut fuir son conjoint et le désert aride que représente alors le couple, ou tenter d'échapper à sa famille qui étouffe, échapper à ses enfants, à ses responsabilités trop lourdes et se vider l'esprit ailleurs, en faisant autre chose, n'importe quoi, même de la politique. Ou alors tout à l'opposé, on fuit la solitude, un manque affectif, le vide sentimental ou le manque d'enfants, en compensant par une activité excessivement prenante qui ne laisserait pas le temps aux plaies de s'ouvrir.
Une autre compensation naturelle, la notion de pouvoir, se distingue tout particulièrement en politique. Il est admis que cette recherche du pouvoir est un acte sexuel travesti, la notion de pouvoir se conjugue à celle de la passion. Ce besoin sexuel sournois nous oblige à tricher avec nous même, et à mentir aux autres. Alors on s'invente une conduite et des valeurs, que l'on expose d'autant plus, ostensiblement, à l'excès, de façon caricaturale, pour que jamais, au grand jamais, il ne vienne à l'idée de quelqu'un de soupçonner leur véracité. Mais qui a l'œil averti détecte rapidement la tromperie, celle de cette mise en scène burlesque de soit même, qui n'a pour seul projet que la recherche de cette jouissance particulière, exercer le pouvoir, le reste n'étant que déguisement mensonge et posture.
La pratique immodérée de la politique peut aussi trouver sa justification dans la nécessité de maintenir le statut social de la famille. Il est de bon usage que le fils de notable suive la trace de son père. La réussite devient ici un acte de reconnaissance familiale et sociale. Le politicien ne représente ni des idées, ni des valeurs essentiellement un nom, une famille.
Mais heureusement la politique est aussi le refuge de bonnes raisons de militer, liées à l'intelligence humaine et non plus au corps et à ses hormones. Lorsque l'humain arrive, de temps à autre, à dominer son côté animal et à prendre conscience de ses responsabilités sociales et collectives, il parvient alors à déclencher en lui des moteurs d'une puissance faramineuse. L'origine de ces sources d'énergie, n'étant pas liée au corps mais à la volonté pure, reste obscure et inexplicable. On touche là aux fondements même de l'être humain.
Ces bonnes raisons de militer, on les connait tous, on les singe constamment pour camoufler les vraies qui sournoisement nous travaillent. Bien sûr, l'humain se compose de gris et de nuances, la recherche du pouvoir est naturelle, le besoin de compenser les manques est une constante humaine, alors la motivation interne n'est jamais ni totalement pure ni totalement nauséabonde. Néanmoins, il appartient à chacun d'en faire l'inventaire et d'en mesurer l'importance pour chaque part.
Maxime du jour!
Que celui qui se dit pur lance la première pierre, au dessus de sa tête, car c'est un menteur!
Illustration du Jour
Pour des grands exploits, il faut une grande motivation!

00:45 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : militantisme, motivation
26.10.2008
Le côté obscur de la Quête
Le côté obscur de la Quête, affronter tu devras.
(Quête du Graal de l'Europe partie IV-1)
La mécanique de l'orange explore encore les entrailles du temps, sur sa machine vibrante , pétaradant de tous ses boulons, elle ne cesse de s'égarer dans les chemins de traverses, si bouleversés, que de partout s'ouvrent des gouffres reversés qui vous aspirent, la tête en bas, et vous recrachent au loin, là-bas, où devant les murs de la vérité on s'agenouille pour contempler sa beauté, jamais dévoilée...
D'abord égaré dans les temps obscures (partie I), j'y appris les origines profondes de l'Europe, puis devant le Sénat Romain (partie II) j'observai succinctement le système politique qui nous inspire encore aujourd'hui, par la suite, échouant au milieu du cirque Maxime, je faillis me faire dévorer par les lions avec les premiers chrétiens (partie III) , qui malgré la répression deviendront les maitres de l'empire et fixeront les frontières de l'Europe d'aujourd'hui.
Mais maintenant le sourire n'est plus aux lèvres, une peur pesante imprègne le temps qui me cadenasse, la machine ne répond plus et se propulse sous l'emprise d'un phénomène étrange à travers des lieux inquiétants.
Ce phénomène se manifesta d'abord par un comportement chaotique de la machine qui se mit à vibrer frénétiquement, puis les voyants clignotèrent dans le rouge et s'enflammèrent sans raison, tandis que les commandes restaient muettes. Devant la machine immobilisée, s'ouvrit alors une anfractuosité du temps qui sous l'apparence d'une brume noire, épaisse et visqueuse, enveloppa la mécanique de l'étrange, et par l'action d'une force mystérieuse, la souleva et la tracta dans un siphon sans fin, me projetant ainsi violemment à travers des paysages de ruines, de massacres et de guerres. Je compris que je venais de pénétrer du côté obscure de la Quête.

Je m'attendais à ce jour, où la Quête du Graal de l'Europe me mènerait à traverser cette contrée sombre et désolée. Et je savais qu'arriverait ce temps ou le temps n'arrive plus, suspendu à l'issue du combat. Maintenant, conscient d'en prendre le chemin, je reste calme et froid, je regarde devant moi et j'attends sereinement, l'âme en paix, le moment fatidique de l'épreuve qui s'annonce. Le jour est venu d'affronter les démons noires de l'Europe, afin de les vaincre pour toujours, ou devenir l'un d'entre eux, à jamais. Car si par malheur j'échoue, s'ils se montrent convaincants, et qu'ils m'entrainent dans les profondeurs de l'obscurantisme en anéantissant ma croyance en l'Europe, alors ils me transformeront en un de leurs serviteurs, peut-être juste simplement un être passif hypnotisé par le divertissement de la télévision, ou alors un souverainiste nationaliste et égoïste, plus sombre encore, peut-être un populiste à droite de la droite, ou encore plus noir, un raciste fascisant.
Broumbroumbroumbroum! Pluck! Pschhhhhh!
Mince, une panne d'imagination !! Je n'y vois plus rien…
La suite des aventures bientôt! Le combat promet d'être violent, des démons horribles couverts de pustules sortiront des profondeurs de la terre. Il y aura des cris, du sang, et de la peur !
00:34 Publié dans La quête du Graal de L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe
23.10.2008
Humour Politique
Un peu d'humour pour briser la glace!
Quelques extraits choisis provenant du Club de l'humour politique, fondé par la conseillère de Paris Jacqueline Nebout
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Quand le moment est venu, l'heure est arrivée (Raymond Barre)
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Même en avion, nous serons tous dans le même bateau (Jacques Toubon)
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Voici que s'avance l'immobilisme et, nous ne savons pas comment l'arrêter (Edgar Faure)
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Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland (André Santini).
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En 1989, sur cinquante-deux évadés, on en a repris cinquante-trois (Pierre Arpaillange, Garde des Sceaux)
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Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l'index (André Santini)
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Je suis un breton d'après la marée noire" (Kofi Yamgnane, maire d'origine africaine de Saint-Coulitz, dans le Finistère).
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La contraception doit avoir ses règles (Bernard Kouchner)
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Il doit bien rester un angle de tir pour la paix (Bernard Kouchner)
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Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent (Jean-Louis Debré à propos de la Corse)[1]
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Quand vous êtes aux affaires vous manquez de souffle ; quand vous êtes dans l’opposition vous ne manquez pas d’air (Xavier Darcos à des élus PS)
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J'étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui (Manuel Valls)
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Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints (Jean-Pierre Raffarin)
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Je ne suis pas l'Arabe qui cache la forêt (Azouz Begag)
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Le Hamas a voulu faire une croix sur Israël (Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères)
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Cette année, les corbeaux volent en escadrille (Jean-Pierre Chevènement
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Je préfère dire voici mon projet que mon projet c'est Voici (Laurent Fabius à propos de Ségolène Royal,
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C'est la première fois qu'un déserteur passe ses troupes en revue (Pascal Terrasse à propos de Lionel Jospin)
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Hollande propose des Assises de la Gauche. Pourquoi des Assises ? La correctionnelle suffirait.(Jean-Pierre Chevènement)
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Je ne suis pas un expert du 12ème arrondissement, mais je l'ai traversé quand j'ai couru le marathon de Paris. (Arno Klarsfeld)
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Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo (Christine Lagarde)
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Je me retrouve avec la journée des droits de l’homme sur les bras et Khadafi sur le tarmac (Rama Yade)
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C’est un combat essentiel que celui de la laïcité, il a causé, Dieu sait, beaucoup de morts dans notre pays (Dominique de Villepin)
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Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires (François Bayrou) le soir de sa défaite aux municipales.
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Je voulais voir les Antilles de vive voix (Bernard Laporte) en Guadeloupe.
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Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens (Jean-Pierre Raffarin)
20:59 Publié dans Humoristique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, politique
22.10.2008
Le Cou-Cou de l'Elysée

Interventionnisme de l'état ==> Appliqué
Refonte du capitalisme ==>Proposée et principe accepté
Suppression des paradis fiscaux ==>Proposée
Limitation des parachutes dorés au niveau international ==>Proposée
Politique économique européenne commune pour combattre la crise ==>Proposée
(refus de l'Allemagne, qui nous fait une mauvaise grippe ces temps-ci...) *
Grenelle de l'environnement ==>Partie 1 Votée
RSA ==> Voté
Quelque chose me dit que le « Sarko-mao tsé tout, faire» sera difficile à battre aux prochaines élections. Il va falloir bien sentir l'air du temps pour arriver à battre le cou-cou de l'Élysée qui vous fait les poches et s'approprie toutes vos idées en moins de deux...
(*) si quelqu'un comprend ce qui ne tourne pas rond en Allemagne je suis preneur de l'analyse.
22:37 Publié dans Humoristique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, sarkosy
Le Crack de Dame Ginette,
La Crise, la spéculation, difficile à comprendre...n'ayez crainte, Serge July nous explique le tout en buvant un rouge au bistro
20:51 Publié dans IMAGES & SONS | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financiére
18.10.2008
La logique de l'Ortograf
La logique de l'ortograf Française: la discrimination sociale
Aujourd'hui la Mécanique de l'orange, s'exécutant à la demande expresse de notre...comment dire...notre homme des montages, notre Schrek de l'orange, enfin quoi, de notre Crapaud des Marais, va s'exposer dangereusement et polémiquer fortement sur un sujet au combien risqué, dont on ne compte plus les victimes, condamnées pour sorcellerie par l'inquisition, puis brulées vives, lynchées par la foule, ou écartelées en Place de Grève. Inquisition, ne me cherche pas pour me faire lapider, aussitôt après avoir édité ce billet, je prends le maquis en forêt de Hagenau! Pend donc le vilain Crapaud, c'est lui l'instigateur du mal!
Voici donc le résultat de quelques documentations et réflexions, d'abord parlons d'argent:
L'archaïsme ortografic, comme dirait l'autre: Combien ça coûte?
Les coûts directs
Quelle est la partie du budget de la nation dépensée pour entretenir une ortograf incohérente. Une première source trouvée sur le net donne une somme de dix mille euros par élève. Donc un calcul rapide, basé sur 7 millions d'élèves (sous estimé) répartis sur 20 ans de classes, donnerait la somme faramineuse de 3 500 millions d'euros par ans pour enseigner notre impossible ortograf.
Faisons un calcul moins excessif, en considérant que tout n'est pas mauvais, et qu'il suffit de réformer 20% de l'ortograf, la plus fortement intoxiquée. Partons donc, pour faire simple, sur 100 000 enseignants de Français qui passent 20% de leur temps à expliquer et à corriger des illogismes, incohérences et autre invraisemblances de l'ortograf, puis soyons large, un prof travail 1225 heures/an, 100 000 profs travaillent donc 122 millions d'heures/an, dont 20% font 24 million d'heures de pure inefficacité. En sous estimant le coût de l'heure d'un enseignant à 20€/h, le total de nos impôts dépensés pour enseigner n'importe quoi s'élèverait donc à : 480 millions d'euros. Soyons large encore une fois, imaginons une erreur d'estimation de +/- 50%, la fourchette serait alors de 250 à 750 millions d'euros.
De 250 à 750 Millions d'euros par an payés par nos impôts à enseigner de la stupidité pure à nos enfants. Ça laisse à réfléchir. Peut-on encore se permettre ce genre de fantaisie burlesque vu l'état calamiteux de nos finances, avec la crise qui arrive, la pauvreté que l'on n'arrive pas à juguler, la sécurité sociale qui s'écroule?
Les coûts sociaux indirects
Là encore ce sont des sommes considérables, non mesurables, qui s'étendent sur toute une vie, c'est l'échec scolaire, le taux de redoublement, 20% de la jeunesse est broyée par la plus imbécile des ortografs! Près du quart des enfants qui entrent en sixième, ne savent ni lire ni écrire. Pour eux, plus tard, c'est la discrimination sociale par l'ortograf, la difficulté à l'embauche, le chaumage, les petits boulots, la souffrance morale, la délinquance. La seule logique de l'ortograf française est celle de faire de la ségrégation sociale!

Le coût sur l'intelligence sociale:
Comment chiffrer le coût intellectuel « d'une ortograf qui consiste à écrire ce qui ne se prononce pas et à prononcer ce qui ne s’écrit pas », fatalement une diminution certaine de la logique et de l’intelligence sociale. L'enfant dés 6 ans est conditionné, tel le chien de Pavlov, à croire que: c'est ainsi et puis c'est tout, que c'est parce que, que ça a toujours été comme ça. Mais quelle mentalité perfide et archaïque martèle t-on ainsi d'année en année dans le crâne de nos enfants, en leurs enseignant: à respecter ce qui n'a absolument aucune logique, à apprendre par cœur le stupide, l'indéfendable, malgré qu'il crève les yeux. Et après cela, nous nous plaignons de l'incapacité des hommes politiques à réformer notre pays, empilé de corporations inflexibles, arc-bouté sur ses acquis archaïques, dont on nous a enseigné l'immuabilité sacrée. C'est parce que! Ça doit rester comme c'était! C'est ainsi et puis c'est tout!
Il y en a ras le bol de l'archaïque, du conservateur à tout prix, de celui qui veut que rien ne bouge, que tout stagne, figé à jamais. Si ça bouge, ça perturbe les habitudes, si ça perturbe les habitudes, ça déranges les certitudes, si ça dérange les certitudes, alors ça bouscule les rectitudes... Les gardiens du temple prônent le traditionnel à tout prix. Gardons le bon usage de notre patrimoine! Enseignons à nos enfants ce que nos parents nous ont enseigné. Que ce qui fut reste vrai, à jamais.
L'archaïque me ronge les os, l'archaïque me gonfle, l'archaïque arc-bouté sur son petit enseignement de petit écolier qui a bien apprit sa petite leçon par cœur, « raide comme cierge de pâques », jusqu'au boutiste, bourru et grognard, me gangrène jusqu'à la moelle. Nous avons le patronat et les syndicats les plus stupides d'Europe, les plus grands donneurs de leçons, au monde, habitent la France. Nous sommes incapables d'évoluer, de nous réformer, nous restons inflexibles et nous nous raccrochons désespérément à nos petits acquis, jusqu'à... que ça ne puisse plus, que ça craque de partout, que le bateau coule et que la lame de fond nous emporte corps et âmes, brutalement, vers le néant. L'archaïque meure mais ne se rend pas!
La cacographie! Voilà ce qui nous attends à force de soutenir l'insoutenable, de s'accrocher à l'inutile, en ne voulant pas réformer le moindre mot, c'est ce qui se généralise actuellement sur l'internet, le facile et rapide à écrire, le volatile et changeant, enfin la liberté chaotique sans aucunes règles... Et tout ça, malgré les milliards d'euros jetés dans le puits sans fond pour maintenir notre archaïsme ortografic
Les coûts culturels
Les coûts culturels, tout aussi non mesurables que les précédents, n'en sont pas pour le moins colossaux. Prenons le cas de la suisse allemande, le français passe après l’anglais ! C'est aussi vrai en Afrique dite francophone où nos subventions servent à ouvrir des écoles d'anglais. Qui a déjà lu du Français correctement écrit dans les modes d'emploi des appareils provenant d'Asie?
Ils s'agît de l'avenir de notre langue dans le monde et du rayonnement de notre culture. Travaillant en Allemagne, je me rends bien compte du problème insurmontable de notre ortograf. Certains de mes collègues allemands, ayant pourtant fait plus de 7 ans de Français, sont incapables d'écrire un seul mot correctement. C'est impossible me disent-ils, il n'y a pas de logique, ça ne se prononce pas, il faut tout apprendre par cœur. Pour eux, écrire en Français c'est comme jouer aux dés, tout dépend de la chance. Alors on peut se moquer d'eux, de leur grammaire tout aussi incompréhensible. On peut se montrer vindicatif, de toute façon on fait ce que l'on veut chez nous, et on n'a pas besoin des étrangers, ce sont des sauvages incapables de comprendre le génie de notre langue, très au dessus des parlers simplistes comme par exemple l’espagnol. Mais bon sang! On devrait pleurer sur notre sort. Notre ortograf est un parfait épouvantail pour les étrangers, uniquement à cause d'elle il faut deux fois plus de temps pour apprendre le français que l’anglais ! Nous sommes condamnés à devenir une curiosité du village Terre, des bonshommes bizarres parlant une langue incompréhensible et mystique.
Le Patrimoine de Machiavel
Oh oui, je l'entends, le grand argument: « Il faut défendre notre patrimoine, celui que nos ancêtres ont patiemment bâti, dans la sueur, pour notre félicité ».
Mais voilà, en terme de patrimoine et de félicité on peut faire mieux. L’ortograf française fut compliquée volontairement vers 1640 uniquement dans un but affiché de la ségrégation sociale. Elle nous apporte aujourd'hui, non pas la félicité mais un handicap insurmontable. C'est dans l'esprit machiavélique, vicieux, de quelques dizaines d'élites du XVII siècle qu'est né l'ortograf d'aujourd'hui. A cette époque arrivent aux commandes de l'état une génération d’aristocrates, rompus aux imbécillités de la théorie. C'est le commencement de la stupidité en Politique qui ne cessera depuis lors, avec pour début la révocation de l'édit de Nantes, en 1685. Ces quelques inventeurs de l'ortograf actuelle ont si excellemment réussi, qu'en plus de figer notre écriture à vitae æternam , ils ont réussi à nous inculquer collectivement la notion de péché capital, que l'écriture divine ne se réforme pas.
Il faut se replacer dans le contexte historique, Machiavel est ce qui se fait de mieux en politique, on recherche l'ordre sociale, et on le construit dans l'abrutissement excessif inculqué par l'église catholique, couplé à l'ignorance entretenue du peuple, l'obscurantisme. Les élites se sont donc mises à organiser la logique de l'obscurantisme à travers l'ortograf, en développant un code complexe auquel seule la noblesse, ou la très haute bourgeoisie pouvait accéder. Le contrôle par le savoir. Le reste du peuple, s'il le pouvait, était condamné à écrire de façon vulgaire, phonétiquement.
Il fallut alors construire un temple, avec des gardiens immortels, l'académie française, où seules les élites dociles, ayant collaborées toute leur vie au plan machiavélique, se voyaient remettre les clefs du Dogme, afin de protéger les privilèges et poursuivre la domination des vulgaires.
Les fils spirituels de Machiavel ont si bien réussi le travail de sape, d'endoctrinement, qu'aujourd'hui encore, on considère normal, et même « culturellement beau » une complexité absolument illogique qui consiste « à écrire des choses qui ne se prononcent pas, ou à prononcer des choses qui ne s'écrivent pas ». On est si profondément contaminé, endoctriné, intoxiqué, que l'on se convint nous même, que la complexité de l'ortograf révèle l'intelligence supérieure de notre peuple, et que l’écriture phonétique est une conception de l'age de pierre inconcevable pour la pureté de notre langue.
Aujourd'hui on défend cette ortograf impossible au nom de...au nom de...au nom d'exactement la même logique qu'hier, la ségrégation sociale, limiter l’accès du peuple à l’école et au savoir. Il suffit pour s'en convaincre, de regarder quel rôle joue l'ortograf dans l'obtention des diplômes, qui soutient la réforme et qui s'y oppose fermement. Les ouvriers doivent rester des ouvriers, les fils de bourgeois doivent rester des fils de bourgeois, les enfants des élites seront les élites de demain, ainsi sont les bons usages, depuis toujours...
18:36 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : orthographe, réforme, discrimination sociale
14.10.2008
François Bayrou s'exprime sur le plan de sauvetage
François Bayou sur RTL ce Matin interviewé par Jean-Michel Aphatie
http://www.rtl.fr/fiche/2147660/francois-bayrou-je-votera...
22:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, rtl, plan de sauvetage, crise
12.10.2008
Les Fondations Chrétiennes de l'Europe
A la recherche du Graal de l'Europe Partie-III
Les Fondations Chrétiennes de l'Europe
Toujours dans la quête de la certitude, errant sur ce territoire de culture, dans lequel au Nord, la lumière des High Landers est si basse que le soleil y reste au crépuscule toute la journée, et que dans le Sud, sur les hauteurs de la Mancha ou de la Sicile, avec le soleil au zénith du soir au matin, la chaleur vive cuit et recuit les terres jusqu'au cœur de leurs rochers, je recherche, ici et là, les indices qui me mèneraient devant cette porte fabuleuse, faite de bois et fer forgé, où les lettres du mot Europe y seraient gravées; cette porte garderait l'entrée d'une chambre secrète, où le Graal de l'Europe serait déposé sur un hôtel de marbre recouvert d'un drap blanc, immaculé, et révèlerait la Vérité à l'intrépide qui s'y aventurerait.
Beuuuh! Bouhaaa! Elle a vraiment un sale goût cette moquette, je vais voir si je peux fumer celle de la chambre d'à côté! :o) ...
Plus sérieusement... cette quête m'a déjà mené à travers les temps obscures, où les européens, de souche unique, unis dans une même langue y imposèrent leur culture Celtique et mystique, puis Romaine et politique.
Aujourd'hui, la mécanique de l'orange arrête encore un peu sa machine à remonter le temps sur l'empire Romain, pour y observer une autre caractéristique essentielle, dont on tire encore aujourd'hui une grande partie de notre cohésion sociale, la chrétienté. Car si Rome lègue à l'Europe son système politique magistral, ses voies de communication, ses citées, son commerce prolifique, sa langue, elle nous lègue avant tout sa religion, le christianisme.
Cet empire rayonnant ne pouvait plus s'accommoder d'une Religion archaïque. Et en 40 ap.J.-C. les premiers Chrétiens sont déjà à l'intérieur des murs de Rome, au milieu de la nombreuse communauté Juive. Le christianisme se diffusa d'abord parmi les juifs, puis son caractère universel l'emporta rapidement, ainsi l'apôtre Paul, puis plus tard l'apôtre Pierre convertirent aussi bien juifs que païens. De par cette innovation fondamentale du judaïsme, très vite, la « branche » chrétienne s'implanta largement dans tout le pourtour Romain de la méditerranée et scella une fracture durable avec la religion mère, qui elle resta immuablement basée sur sa définition d'origine.
A l'époque de Néron les romains faisaient déjà une distinction entre Juifs et Juifs-Chrétiens, c'est ainsi que l'empereur Romain décima la communauté juive-chrétienne de Rome en 64, prenant prétexte de l'incendie de la cité, tout en épargnant les Juifs « classiques ». Sous le règne de Néron, selon la tradition chrétienne, l'apôtre Pierre puis l'apôtre Paul périrent à Rome dans le Cirque.
Par la suite, les romains continuèrent à massacrer les chrétiens, mais paradoxalement pas directement pour des convictions religieuses, comme on pourrait le penser à priori. La répression résultait d'une sorte de discrimination sociale et politique. Effectivement, les romains interprétaient le fait que les chrétiens refusaient de faire des offrandes aux dieux, non pas comme un parjure ou un pêché divin, mais comme une attaque politique et sociale contre la communauté des citoyens; en refusant de faire des sacrifices aux dieux, les Chrétiens mécontentaient ces derniers qui en retour se vengeaient sur la ville et ses habitants. Il suffisait alors d'une mauvaise récolte, d'une catastrophe quelconque pour que les chrétiens soient mis à l'index, rendus ainsi coupables des caprices de la nature.
Mais la mécanique de la répression n'y faisait rien, les dieux de l'Olympe, « re-nationalisés » romains, ne pouvaient guère offrir une défense efficace face à cette religion avant-gardiste, pure, et si proche des hommes. C'est ainsi qu'au IVe s. ap. J.-C., l’empereur romain Constantin, réaliste et pragmatique, se convertit au christianisme, puis autorisa et favorisa cette religion dans l’empire. En 325 Constantin réunit une assemblée de tous les évêques, pour fixer les croyances chrétiennes : ils rédigent alors le credo de Nicée. L'Empire Romain devient l’Empire Chrétien.

Cent cinquante ans après sa conversion au christianisme, plus de mille ans après la fondation de Rome, en 476 l'Empire Romain s'effondre devant la puissance des invasions barbares. Wisigoths, Francs, Bourgondes, Angles Saxons, et autres Vandales se lancent à la conquête de l'empire chrétien. Les Wisigoth s'installèrent en Aquitaine et en Espagne, les Vandales en Tunisie, les Francs et les Burgondes en France, les Lombards en Italie du nord, les Angles et les Saxons envahirent les iles britanniques. Mais ces barbares n'avaient de barbare que le nom, demandeurs de culture, ils s'intégrèrent de façon remarquable à la population, épousant le langage local et la religion Chrétienne, seul les Angles et les saxons imposèrent leur propre langage. Ainsi, ce qui au départ apparaît comme une catastrophe renforça le Christianisme, en lui offrant d'abord une nouvelle force robuste, puis en lui lui permettant de s'étendre en Europe centrale, et à l'est jusqu'en Russie.
En Arabie, au VII e siècle ap J.-C, apparaît la religion musulmane, monothéiste et universelle, équivalente en forme et en contenu au christianisme, elle se diffuse à travers les déserts à la vitesse du galop des pur-sangs arabes. Cette religion, sœur du christianisme, et donc seconde fille du judaïsme, intègre l'étirage Judéo-Chrétien en y apportant une pierre supplémentaire, les enseignements du prophète Mahomet. L'islam arriva aux frontières de l'empire chrétien au VIIe siècle, conquit la péninsule ibérique de façon éclaire, puis entra, dès lors, en conflit permanent avec la chrétienté. En 1453, l'islam provoqua la chute de l'empire Byzantin. Et de façon opposée, en 1492, de l'autre côté de l'Europe, l'Espagne d'Isabelle de Castille, la Rêne Catholique, réussit à expulser le Sultan Boabdil du royaume de Grenade.
Par la suite, la pression exercée par le monde musulman, occupant de façon permanente la partie sud et orientale de la mer méditerranée, figea les frontières actuelles de l'Europe qui devient, de fait, l'Europe chrétienne, continentale et atlantique, opposée au monde musulman occupant la partie africaine et asiatique de l'empire romain antique.
Des enseignements pour aujourd'hui? Pour demain?
Aujourd'hui, la culture chrétienne reste toujours une base certaine de cohésion de l'Union Européenne, dont on doit, de façon réaliste, tenir compte. Même si ce n'est pas dit bien fort, cela apparaît évident à travers le débat sur l'entrée de la Turquie dans l'U.E., et on mesure, à ce titre, la force interne du lien culturel chrétien. Les frontières de l'Europe furent fixées par l'équilibre des forces entre chrétiens et musulmans, au sud, mais aussi et surtout, à l'est, contre les ottomans. Alors on le voit bien, les vieux réflexes jouent encore lorsque l'on parle d'intégration d'un pays musulman ayant combattu l'Europe chrétienne une grande partie de son histoire.
Et là, pour la première fois, j'entends, porté par le vent, l'appel du Graal de l'Europe, qui tente de me dire quelque chose, mais le murmure est si lointain que je ne parviens pas à saisir le moindre mot. Il en ressort simplement, le ressentiment qu'une partie de l'avenir Européen et méditerranéen se jouera sur la capacité des musulmans et des chrétiens à dépasser leur antagonisme.
L'Europe naturelle est elle continentale centrée sur l'Allemagne, ou est elle marine centrée sur la méditerranée? L'histoire tendrait à montrer qu'elle est marine. Le pourtour méditerranéen fut le bassin de la culture Romaine qui nous gouverne aujourd'hui. Alors l'Europe pourra t-elle un jour retrouver ses vraies frontières autour de la mer nourricière? Pourra-t-on un jour, tous ensemble chrétiens et musulmans, dépasser nos chaînes religieuses et culturelles?
Voilà un des chalenges pour les générations futures. Dans notre cas, il semble bien que ce n'est pas gagné d'avance...
Philippe,
22:39 Publié dans La quête du Graal de L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, éléction, modem, 67
11.10.2008
Jeu des 4 erreurs
Les têtes de listes du P.S. qui présentent des motions au congrès de Reims.
Trouvez les erreurs! Certaines sont subtiles, d'autres moins...

21:04 Publié dans IMAGES & SONS | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, congrès de reims
06.10.2008
Pour une placement immobilier recevez des tulipes en cadeau!
Pour tous ceux qui pensent que l'histoire se répète, qu'elle ne dépend que de la nature même de l'homme et de sa capacité à oublier ses erreurs.
Voici un exemple qui montre bien que quelque soit le contexte, avec des tulipes, avec des placements immobiliers, la mécanique de la bulle reste la même mécanique de la bulle...
Lisez cet article... http://fr.wikipedia.org/wiki/Tulipomanie...
19:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière




