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<title>La Mécanique de l'Orange - souvenirs-d-enfance</title>
<description>La Mécanique de l'Orange</description>
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<title>Un an, une élection, un échec, tu parles d'un bilan mon coco!</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Philippe)</author>
<category>Souvenirs d'enfance</category>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 20:21:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;N°114-&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.34cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Petit billet personnel aujourd'hui. Cela fait bien un an que je milite, plus ou moins activement, plus ou moins inintelligemment. Je me suis monté mon petit atelier de mécanique, un peu pourave, et je bricole. Alors aujourd'hui, après la défaite qu'on a tous vu arriver après coup... un petit bilan s'impose, un bilan de la Mécanique, la révision des 10000.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.34cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Déjà un bon point, le mécano n'est plus un bleu...après un an à militer, il est marrrrron...&amp;nbsp;!! En un an, on apprend plein de choses intéressantes surtout lorsqu'on comprend lentement. Il me fallait au moins ce laps de temps pour piger, un brin, le fonctionnement de cette machine complexe que forme un parti politique, avec ses codes, ses automatismes et ses non dits évidents.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.34cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Donc durant cette année, le mécano a bien gratté quelques peintures par-ci, a bien décalaminé quelques vielles épaves par-là, et démonté aussi quelques châssis. Mais, je n'ai pas hésité à payer de ma personne non plus, en révélant quelques histoires de mon passé plus qu'antérieur, en me déguisant en femme, pour la bonne cause (pas trop ridicule j'espère), en révélant l'étendue immense de mon inculture littéraire, en avouant avoir estimé que Rambo I et Rocky I étaient des chef-d'œuvres du cinéma contemporain. Là, c'est vraiment de l'inconscience, car dans un parti de bobos, ça ne pardonne pas!!! . Et puis aussi, je ne sais pas trop ce qu'il m'a pris de prendre la défense de Nadine, ...Et puis, j'ai fait la Quête du Graal de l'Europe à une période où j'avais perdu le Nord. Et puis toutes ses glissades sous la ceinture, ses allusions sexuelles, ont probablement fini de ruiner ma réputation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.34cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Oui, pas mal d'errances, de bifurcations, de sursauts et de collisions...Mais.... Même pas mal&amp;nbsp;! Pas une bosse, pas un bleu, rien que du plaisir. J'assume avec fierté, les conneries auxquelles j'essaye toujours d'imprimer du sens. C'est ce qu'on appelle la théorie du virus infecté, la connerie qui pense. Et comme les lecteurs semblent fidèles, alors on ne va pas se plaindre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.34cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Une fierté aussi: Il me semble avoir tenu le cap, mon cap, le cap de bonne espérance, celui de ma RELIGION politique. Oui oui, si si, j'ai des idées politiques, mais oui mais oui, toutes simples, qui ne vont pas chercher très loin, qui ne valent pas leur pesant de cacahouètes, mais, dont mordicus, j’y tiens, dont mordicus je persisterai!! Tout simplement, de promouvoir le courage, l’entreprise personnelle, la responsabilité citoyenne, individuelle et collective, de lutter contre tous les systèmes avec leurs logiques de destruction systématique des hommes. Un an d'écriture pour arriver à dire juste cela, j'en connais qui savent faire plus court!!!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.34cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Un an d'écriture et de collaborations, ce sont aussi certaines rencontres, physiquement ou par électrons interposés, des «&amp;nbsp;je t'aime, moi non plus&amp;nbsp;», des échanges prometteurs d'un avenir militantiste plus efficace, ce sont des collaborations en devenir qui se dessinent, ce sont des promesses de victoires prochaines, qui nous attendent, là-bas, au pays du courage, de la camaraderie, et du combat. Pour ceux qui veulent y aller, bien sûr!!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.34cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Allez un peu de sauce à l'orange pour finir le plat, celle-ci aurait bien accompagné la campagne Européenne, mais bon je ne suis qu'un mécano.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le &lt;b&gt;courage&lt;/b&gt; et l’entreprise &lt;b&gt;personnelle,&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La &lt;b&gt;solidarité&lt;/b&gt; et le &lt;b&gt;respect&lt;/b&gt; des autres,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'harmonie&lt;/b&gt; de la nature et du progrès&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.34cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.34cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Salut vieux bandit!</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Philippe)</author>
<category>Souvenirs d'enfance</category>
<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 23:35:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Tu vois, vieux bandit, aujourd'hui je me souviens de toi. Ça t'épate hein! Hé oui, vieux chameau, j'ai fait du chemin, fini l'adolescent attardé aux longs cheveux. Je crois bien que je n'ai plus dit «&amp;nbsp;bof&amp;nbsp;» depuis des décennies, quelque fois ça me manque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Tu as vu vieux bandit, on est dans la gadoue. Ouais, ça te fait marrer hein ! On s'est foutu dans une belle merde, tous prisonniers comme des cons dans une époque où le temps s'est évaporé et très rare sont ceux qui arrivent encore à rigoler. Je ne me souviens pas t'avoir un jour entendu te plaindre et je revois encore ton sourire qui accompagnait chacune de tes paroles d'enfant éclairé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ouais vieux ban&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;dit, quelquefois tu&lt;/span&gt; me manques. Pourtant, tu m'en as causé des emmerdes. Par exemple, à ton avis combien d'aventures amoureuses j'ai manqué à cause de toi? Combien de plans de drague tu m'as sabotés? Chameau! Tu n'as jamais voulu le comprendre, les nanas aussi compréhensibles soient-elles, ne sortent pas avec les potes du clochard. Alors quand je matais sur les pistes d&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;es bals iti&lt;/span&gt;nérants pour pecnots du coin, une &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Pelforth&lt;/span&gt; à la main, cheveux mi-long, beau gosse, et que semble t-il des petits sourires se dessinaient ici et là. Toi, tu te ramenais vers moi, la gueule enfarinée, &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;saoul comme d'habitude,&lt;/span&gt; avec ta barbe de 30 cm, les cheveux ébouriffés, ton pantalon délavé trop grand, qui sans ceinture tombait à moitié, &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;ta toux roq&lt;/span&gt;ue de grand fumeur, tu m'offrais une autre Perlfort, tu me tapais vigoureusement sur l'épaule en gueulant plus fort que la sono «&amp;nbsp;Alors mon pote ». Je peux te dire, ça craignait vraiment. Je suis sûr que tu savais que ça grillait ma soirée. Moi je n'osais pas te faire de la peine, vieux chameau, alors je faisais semblant de rien, même si j'avais les boules pendant que toi tu te marrais, vieux bandit! Tu vois le tableau, je me retrouvais une Pelfrorth dans chaque main, en train de trinquer avec toi, à éclater de rire en sortant des blagues pourries. Tu ruinais mes plans pour la soirée à chaque fois, vieux chameau, et pire que ça j'étais identifié par la gente féminine comme le pote du clochard, probablement aussi vaurien et ivrogne que lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Oh et puis t'avais raison, comme tu disais, si elles n'étaient pas heureuses, si ça ne leur plaisait pas, elles n'avaient qu'à aller se...., nous nous entendions bien, c'était là l'essentiel. Tu te souviens, vieux bandit, après on allait danser. C'est incroyable comme il y avait de la place autour de nous!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce fut une période de quelques années, après j'ai quitté la région, je suis parti à la fac. Et toi tu es resté dans le pays, je ne t'ai plus jamais revu. Et puis tu es mort, seul. Aujourd'hui, cela fait dix ans. Vieux bandit! Au paradis, maintenant tu bois de l'eau pure, et je ne pense pas que St Pierre te roule des gitanes. Alors salut chez toi Joël.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je ne sais pas si tu as eu une tombe. Mais si un jour je la trouve, je te le promets j'y arracherai les chardons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.5cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>La Baffe de Bayrou</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Philippe)</author>
<category>Souvenirs d'enfance</category>
<pubDate>Sat, 23 Aug 2008 13:54:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mécanique d’une baffe&amp;nbsp;: des faits, des effets, et des reflets&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Aujourd’hui la Mécanique de l’orange s‘attache à décrire une des baffes les plus illustres de la Politique&amp;nbsp;: la baffe de Bayrou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Pourquoi cette gifle vielle de 6 ans m’intéresse-t-elle? En premier lieu, et là j’ai un peu honte de l’avouer, cette baffe m’a fait connaître Bayrou. En donnant cette gifle, il a donné une leçon de courage. Et voila que ce mot oublié en politique depuis des lustres se réincarne dans un personnage du centre qui par définition ne pouvait être que mou...En second lieu, cette baffe traite de façon spectaculaire et originale d’un sujet social qui me tient à cœur&amp;nbsp;: l’immigration. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;D’autre part, je suis persuadé que cette gifle fut la raison de la remontée de François Bayrou en première division politique. Et là j’entends les réactions indignées&amp;nbsp;! N’importe quoi&amp;nbsp;! Bayrou, a des qualités exceptionnelles, il est très doué, d’une grande finesse d’esprit, il possède plusieurs cerveaux et un sens politique hors du commun. Penser qu’il ne devrait son ascension politique qu’à la symbolique d’une baffe à la télé&amp;nbsp; est d’une simplicité stupide. Et donc voilà un sujet politique taillé sur mesure pour la Mécanique de l’Orange.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;D’abord les faits&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;object codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0&quot; classid=&quot;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/JVSQ56imZH4&amp;amp;rel=1&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/JVSQ56imZH4&amp;amp;rel=1&quot; wmode=&quot;transparent&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Le reportage montre que cette baffe strasbourgeoise est étroitement liée au problème de l’immigration et de la délinquance. Sujet au combien délicat, que certains, au P.S., traitent mentalement assis sur d’épais coussins de leur confortable bureau parisien. Que d’autres, à l’UMP, traitent de façon populiste, soit de l’intérieur de l’Elysée avec «&amp;nbsp;les bruits et les odeurs&amp;nbsp;» ou alors protégé par des escadrons de CRS avec «&amp;nbsp;le passage au Karcher&amp;nbsp;». Bayrou est au milieu de la foule de jeunes, qui auparavant lançaient des pierres, sans aucune protection, et se met à distribuer des baffes…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Mais écoutons l’analyse de François Bayrou sur sa propre baffe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;object codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0&quot; classid=&quot;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k3hMbWgQHMiqFb42oz&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;embed allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k3hMbWgQHMiqFb42oz&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Dans cette seconde vidéo on voit Bayrou dévoilant intimement son caractère profondément paysan et cela devant un mur de livres, une contradiction apparente qui en fait lui donne toute sa force. Alors que la plupart de nos politiciens sont issus de familles bourgeoises et notables, qu’ils sont tous formatés par l’ENA, Bayrou montre son authenticité Française, romantique, courageuse et réaliste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;En écoutant les arguments de Bayrou, je replonge 33 ans en arrière, et je comprends mieux pourquoi, inconsciemment, la Baffe de Bayrou est passée à travers le téléviseur et m’a frappé en pleine figure par la même occasion.&amp;nbsp;Cela se passait vers le milieu des années 70 en Gascogne. A l’époque les immigrés étaient surtout espagnols. Il y avait encore peu de portugais, et pas encore d’algérien. Les immigrés espagnols vinrent pour la première vague entre 1940 et 1950, ceux-là fuyaient essentiellement Franco. Par la suite, d’autres exilés fuyaient la misère économique de l’Espagne subissant le contrecoup du blocus d’après guerre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ma famille implantée depuis la fin des années 50 n’était pas, pour le moins, toujours caractérisée par le terme «&amp;nbsp;les Espagnols&amp;nbsp;». Nous étions quelques familles subissant cette discrimination passive. Les gens disaient «&amp;nbsp;Les espagnols&amp;nbsp;» comme ont dit aujourd’hui «Les &amp;nbsp;arabes&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Bien sur, à l’époque il était dix fois plus facile d’intégrer une famille d’espagnols qu’une famille d’Algériens aujourd’hui, car la culture et la religion ibérique sont pratiquement identiques et puis, à l’époque, il n’existait pas de ghetto social. Malgré cela, on ressentait une pression constante dans les regards. Et dés qu’il y avait du rififi, les gendarmes rappliquaient chez-nous pour voir si, à l’occasion, les fils de l’Espagnol n’étaient pas dans le coup. Souvent, je me suis demandé s’ils ne venaient pas aussi gouter le jambon, le chorizo, le cognac ou l’anisette que mon père sortait systématiquement, par coutume, en signe d’accueil. Je ne les ai jamais vus refuser l’anisette.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Une fois, ils ne sont pas venus pour rien. A l’époque, il y avait des bandes populaires, comme le décrit si bien Renaud dans ses chansons. Chez nous, trois bandes faisaient la loi dans les foires et les bals: «&amp;nbsp;La bande à Lambert&amp;nbsp;», celle de «&amp;nbsp;Bernard Benaud&amp;nbsp;» et celle «&amp;nbsp;des Espagnols&amp;nbsp;». Dans cette dernière, tous les fils d’immigrés étaient intégrés d’office et y participaient plus ou moins consciemment, ou dû moins s’y référaient pour dissuader des adversaires éventuels&amp;nbsp;: «fais gaffe, je fais parti de la bande des espagnols&amp;nbsp;» et puis on jurait en espagnol pour paraître plus convaincant. Un jour, un des membres actifs de la bande rameuta du monde pour aller «&amp;nbsp;caillasser&amp;nbsp;» une maison dont le propriétaire l’avait arrosé avec son jet d’eau en le traitant de «&amp;nbsp;sale espagnol&amp;nbsp;». La grande affaire&amp;nbsp;! Mais âgé de dix ans on n’a pas forcément conscience de la réalité. J’avais donc participé au bombardement honteux durant lequel une dizaine de cailloux s’abattirent sur les vitres et les volets de la maison. Puis nous détalâmes comme des lapins lorsque le propriétaire sorti avec son fusil. Une demi-heure plus tard, les gendarmes rappliquèrent à la maison. Mon père dû s’excuser en personne auprès du propriétaire qui lui expliqua, que le jeune en question venait régulièrement lui voler ses cerises, qu’il l’avait effectivement arrosé avec son jet d’eau pour le punir mais jamais il ne l’avait traité de sale espagnol, lui étant d’origine italienne. Bref, ce jour là je me suis pris la première et la dernière baffe que me donna mon père. Baffe qui m’orienta le visage définitivement vers les études. Par la suite, alors que je continuais mon cursus scolaire en essayant de rattraper mon retard abyssal, j’appris que plusieurs membres de la bande «&amp;nbsp;des espagnols&amp;nbsp;» firent de la prison pour délinquance aggravée. Certains n’avaient pas eu la baffe qu’ils méritaient, la baffe de Bayrou. D’autres en recevaient tellement qu’une de plus ou de moins ne faisait pas de différence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Voilà pourquoi la Baffe de Bayrou a réveillé en moi, comme chez d’autres, cette enfance durant laquelle on recherchait avant tout le respect. Le respect, du traumatisme de L’exil, de cette souffrance parentale silencieuse mais présente au quotidien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Aujourd’hui, la situation n’est pas entièrement similaire. L’immigration provenant du Maghreb a des différences culturelles plus accentuées. Et les ghettos sociaux amplifient les problèmes d’intégration et encouragent le communautarisme en créant de la concentration de chaumage. Mais fondamentalement le problème reste identique. Les classes populaires, et d’autant plus si elles sont d’origines Immigrées, sont à la recherche permanente du respect. Le respect de leur sort et de leur douleur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Voilà pourquoi dans l’inconscient des Français cette baffe sociale a réveillé pas mal de dormeurs, dont moi. Voilà pourquoi, de nombreux Français ont commencé, à ce moment là, à s’intéresser à Bayrou et ont par la suite appris à apprécier ses autres qualités exceptionnelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>1989, Charles Henry Éloi de Beaudinguel, une Leçon de vie.</title>
<link>http://lamecaniquedelorange.hautetfort.com/archive/2008/08/14/1989-charles-henry-eloi-de-beaudinguel-une-lecon-de-vie.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Philippe)</author>
<category>Souvenirs d'enfance</category>
<pubDate>Thu, 14 Aug 2008 16:57:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;«Hé&amp;nbsp;! Comment tu t’appelles, toi?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;«Bonjour, je me nome Charles Henry Eloi de Beaudinguel, et vous&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;«&amp;nbsp; Ha&amp;nbsp;!.... heu…oui bonjour… bin… heuu… juste Philippe Sierro, mais attends…heu... attendez… je peux faire un peu mieux, je suis d’origine espagnol et mon vrai nom est Philippe Sierro Hernandez Mateos Araujo. C’est bon&amp;nbsp;? On est à égalité là&amp;nbsp;?»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Voici donc retranscrite, à peu prés à l’exacte, la première conversation que j’ai eu avec, attention je reprends ma respiration, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Charles Henry Éloi de Beaudinguel. Charles Henry que je nome ici par son vrai nom (avec peut-être une orthographe approximative) existe bien. Je n’ai pas peur de le citer car ce que &lt;span style=&quot;color: #000000; mso-themecolor: text1;&quot;&gt;j’écris&lt;/span&gt; ici est tout à son honneur. Charles Henry Éloi de Beaudinguel est un prototype, par définition quelque chose que l’on ne produit pas en série, juste un ou deux pour voir comment ça marche. J’imagine les parents Éloi de Beaudinguel choisissant le prénom de leur enfant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Charles Antoine que diriez-vous de Louis Philippe&amp;nbsp;? --- Vous n’y pensez pas ma très chère Marie Charlotte. N’oubliez pas&amp;nbsp;! Nous avons promis de laisser ce prénom pour le premier né de mon très cher frère Charles Edmond&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Mais décrivons un peu cette histoire brève qui me permettra d’illustrer le sujet politique d’aujourd’hui. Ce fut une rencontre du troisième type comme seul le service militaire pouvait en procurer à l’époque. Je n’avais fait aucune préparation militaire pour devenir scientifique du contingent ou sous officier, je me retrouvais donc parmi la masse des jeunes Français incorporés dans le service national en tant que militaire du rang, dans une arme assez spécifique&amp;nbsp;: la Cavalerie (ce qui veut dire les divisions blindées). J’étais peut-être parmi les plus diplômés de mon escadron, mais cela ne m’empêchait pas de me sentir comme un poisson dans l’eau au milieu de tous ces fils d’ouvriers, car c’est aussi ma culture familiale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;J’étais déjà assez expérimenté quand je rencontrai Charles Henry qui lui venait d’être incorporé. Il n’avait pas 25 ans et parlait exactement comme le général de Gaulle, la tête haute, la voix grave, lente, forte et distincte, accompagnant ses mots de gestes augustes et amples. Après quelques minutes de discussion et de présentations mutuelles, Charles Henry m’expliquait que son père était général et que son oncle était archevêque, aussi, je sus par la suite que la famille possédait un château en Champagne. Sacrée famille&amp;nbsp;! Mais le plus étonnant fut qu’il avait volontairement demandé à son père de le pistonner à l’envers et de l’envoyer comme militaire du rang dans l’armée de Terre. Il avait dû insister lourdement. Il voulait se mêler à la France profonde, s’immiscer au milieu du Peuple durant un an et connaître enfin les vrais Français, ça l’excitait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Cette discussion dura 20 minutes mais me marqua pour toujours. Voilà quelqu’un de courageux. Il sait qu’en claquant ses doigts il a tout ce qu’il veut. Et bien non&amp;nbsp;! Monsieur est idéaliste&amp;nbsp;! Monsieur a de la Noblesse&amp;nbsp;! Monsieur a du courage&amp;nbsp;! Du courage, il lui en fallut beaucoup…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Car voilà, qu’est ce qu’elle lui a mis, la France d’en bas, à Charles Henry... Toutes les corvées étaient pour lui, balayer, nettoyer les chiottes, astiquer, graisser les chars. Tout le monde s’acharnait sur lui, et surtout les sous officiers, Brigadiers et autres Maréchal des logis qui par ce que c’était lui, le traitaient comme un chien. Chacun avait un plaisir sadique à lui en faire baver. Demain, lorsqu’ils sortiront du service national ces militaires du rang, mécaniciens, chauffeurs ou autre cuisiniers iront quémander du travail chez les grands patrons, ils auront la tête basse et vous serviront des «&amp;nbsp;oui monsieur le directeur, bien monsieur le directeur, comme vous voudrez monsieur le Directeur&amp;nbsp;». La musique, ils la connaissent, leurs parents l’ont jouée avant eux. Alors là, pour l’instant, ils se vengeaient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Au début Charles Henry encaissait avec dignité. Mais au fur et à mesure que les mois passaient je le voyais changer. Il venait souvent se confier à moi. Plusieurs fois il m’avoua qu’il regrettait amèrement de ne pas avoir suivi les conseils de son père. Il ne pouvait rien lui dire, car abandonner était pour lui le plus grand des déshonneurs. Il avait de la Noblesse Charles Henry. Et d’ailleurs, je me demandais souvent s’il ne descendait pas du Cid lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Mais voila, avec le temps le corps flanche. Devenu Maréchal des Logis (sergent) au bout de six mois, il décrépissait. Je l’entendais hurler sur ses soldats, les engueulant comme des chiens. Une fois, alors que j’avais mal garé ma Jeep, il surgit et m’agressa verbalement en parlant la langue la plus vulgaire j’ai entendu sortir de la bouche d’un noble. J’attendis qu’il finisse. Et calmement je lui dis. «&amp;nbsp;Qu’est ce qu’il t’arrive&amp;nbsp;? Je ne te reconnais plus&amp;nbsp;». Il s’écoula une dizaine de secondes de silence, puis son corps se transforma, le cou gonflé et son rictus de bull-dog en colère s’affaissèrent, la tête s’inclina vers le bas et un long souffle mélancolique s’échappa de se corps. «Excuses-moi, J’en peux plus, je n’en peux plus&amp;nbsp;». Je luis frappais sur l’épaule vigoureusement et lui dis&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;courage tu vas y arriver»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Par la suite, il reprit le dessus, je l’entendais toujours crier, mais de moins en moins fort, puis juste ce qu’il faut, ni plus ni moins. Il plaisantait même avec ses soldats en parlant de sexe et maitrisait parfaitement le vocabulaire de base, vulgaire à souhait, d’un bon vieux Maréchal des Logis. Et j’entendais des «&amp;nbsp;sortez-vous la clef de douze du c... et graissez moi ces chenilles. Amadou&amp;nbsp;! N’en piquez pas pour ce soir ce n’est pas de la vaseline&amp;nbsp;!». Il nous faisait mourir de rire, pas à cause les blagues salasses, on avait l’habitude, mais par le fait qu’elles sortent de la bouche même de Charles Henry. D’autres fois, lorsque je le croisais alors qu’il faisait marcher son pelletons en rythmant la cadence de raclements de gorges inhumains «&amp;nbsp;HUUNN DHHHREUU&amp;nbsp;» (ce qui veux dire «&amp;nbsp;un, deux&amp;nbsp;»), il me faisait un clin d’œil complice avec un sourire du coin des lèvres puis s’éclaircissait la gorge et reprenait sévèrement avec application «&amp;nbsp;HUUNN DHHHRRREUU&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Bref, Charles Henry Eloi de Beaudinguel avait réussi son pari, il vivait parmi les français de base, tous les jours 24h/24h. Il partageait les mêmes tentes, le mêmes galères de manœuvre et les mêmes plaisirs du soir au coin du feu, à se raconter des blagues grasses en buvant une Kro. Il était enfin heureux et probablement très fier de lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Mais alors, pourquoi je raconte cette d’histoire aujourd’hui? Quel rapport avec le MoDem&amp;nbsp;? Il y a t’il une morale Politique&amp;nbsp;? J’ai envie de répondre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Oui, et chacun doit la trouver par soi-même&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Mais je crois qu’en fait il vaut mieux dire la chose pour qu’elle devienne évidente.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Je voudrais utiliser cette histoire pour faire le parallèle avec nous les militants du MoDem, cadres, enseignants hyper diplômés. Si on ajoute les années d’études des candidats de chacune des listes en présence on dépasse largement le millier d’années. Et lorsque je lis l’ensemble de la MoDem Blogosphère Bas-rhinoise, je constate que l’on parle de Principes primordiaux, de démocrates, de démocraties, d’alliances, de lois, de théories, mais pratiquement jamais des problèmes de base des Français, peut-être juste un peu dans un des Blogs. Donc pratiquement personne parmi les blogueurs démocrates ne semble s’intéresser aux problèmes réels de 50% de Français, c'est-à-dire, les non cadres, les non enseignants, les non professions libérales, les non dirigeants d’entreprises, juste les ouvriers et les employés peu diplômés qui ont du mal à finir le mois. Le parallélisme avec Charles Henry s’établit ici. On a beau dire des «&amp;nbsp;oui, mais moi je les connais très bien ces gens là&amp;nbsp;», pour parler avec ces «&amp;nbsp;gens là&amp;nbsp;» il faut d’abord parler le même langage. Et puis, il ne suffit pas de mentaliser un problème pour le connaitre. Il faut au moins le toucher du doigt. Charles Henry a eu cette intuition et ce courage extraordinaire, de s’atteler à la tache, de s’immerger, de sortir de son ghetto doré et d’aller réellement vers les gens «d’en bas», d’en payer le pris, mais de gouter au royal plaisir de réussir et de découvrir un monde très chaleureux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Alors je crois que si nous faisions seulement 10% de ce que Charles Henry Eloi de Beaudinguel a réussi à faire, en nous rapprochant des français dans leur vraie vie quotidienne, nous pourrons faire du Mouvement Démocrate &lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;UN VRAI PARTI&lt;/b&gt; &lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;POPULAIRE,&lt;/b&gt; comme l’était devenu Charles Henry.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Charles Henry Eloi de Beaudinguel, 1989, une Leçon de politique aussi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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