02.11.2008
L'attaque des Démons Noirs du Dôme.
La quête du Graal de l'Europe, partie IV-2
Aspirée dans un siphon sans fin, la machine traversa des couloirs du temps, sur les murs desquels, se projetaient des paysages de désolation, où la douleur, seule, régnait en maître; puis subitement la mécanique stoppa sa course et se posa sur une prairie d'herbe verte, fleurie de marguerites. Je descends, je fais quelques pas, un ciel bleu marine couvre le dôme au milieu duquel un soleil pâle brille sans éblouir. Est-ce là vraiment un soleil, la lumière est forte, mais je ne distingue pas mon ombre, tout semblait factice.
« retourne toi et regarde ta vérité en face! » [voix caverneuse et résonnante]
L'ordre claqua comme un coup de tonnerre, fort, soudain et impérieux, il me glaça le sang. Je me retourne, et là, enfin devant moi, je vis les êtres du coté obscure de la Quête, j'en ai le souffle coupé, saisis par la stupéfaction, je restai pétrifié sans même pouvoir bouger un cil. J'aurais pu imaginer tout, sauf cela. Je les voulais poilus, je les voulais grognant, je les imaginais cornus, portant des longues queues fourchues, avec des yeux jaunes, à la pupille ovale, injectés de sang, je les voulais couvert de pustules et crachant des flammes. Mais le tableau qui s'offre à mes yeux est bien plus insupportable. Ces êtres sont tout simplement... des amis, des connaissances, des personnes vraiment sympathiques. Il y a aussi Marcel, le boulanger qui me régale chaque matin de ses merveilleux croissants, je reconnais là aussi le fleuriste, et même un ancien professeur de ma fille que les mauvaises langues appelaient « le communiste ». Le coup fut fatal pour moi et m'ébranla sur le champs. Ceux qui s'opposent à l'Europe sont des gens simples, des ouvriers, des artisans, des gens de gauche, des centristes, parmi eux beaucoup de jeunes. Alors que je pensais affronter des nationalistes radicaux, à la droite de la droite, je fais face à la société civile toute entière, des êtres sociaux, honnêtes et méritants.
Les démons noirs avaient visé juste, frappé en pleine tête par cette première salve et déséquilibré, je tombai, face contre terre. Mais dans un sursaut de lucidité, je réussis à ramper, tant bien que mal, dans une anfractuosité qui me protégeait. Subitement le paysage changea. Le ciel du dôme se déchire comme du papier peint mal collé, et maintenant se dresse devant moi un décor de tours de verre, dont les sommets se perdent dans de lourds nuages gris, infiniment hauts. L'herbe se mit à pousser en sens inverse puis laissa place à du bitume froid et bleu gris. Un doigt gigantesque pointant dans ma direction sortit alors du ciel et la seconde salve s'abattit sur moi et comme sous le feu cadencé d'une mitraille, les arguments d'un type nouveau sifflaient tout près de ma tête.
[toujours la même voix caverneuse et résonnante]
« Orgueilleux! Tu te crois progressiste, en soutenant l'Europe, et tu ne doutes pas de toi même. Vaniteux réactionnaire! Aveugle! Regardes sur quoi repose ta certitude. Ne te sens tu pas trompé? Dormeur! Connais-tu le visage de cette chose qui veut te manœuvrer? Naïf! Tu la soutiens, malgré le plan qu'elle te prépare. Infidèle! Tu trahis tes amis, ta famille. Ignorant! Connais-tu son nom? Alors apprends le! Bureaucratie, est son nom. Opacité, est la face de son visage. Longueur du temps, est son bras armé. Dictature, est son projet final. Décrétés et normes seront tes geôles d'acier, si obscures et infranchissables que tu y perdras toute velléité de résistance. Au milieu de ses carcans de dossiers, ta liberté ne sera plus que le doux rêve d'une autre époque, révolue à jamais. »
Soudainement, alors que tel Ulysse enchaîné sur la calypso, je tentais vainement de résister à ce qui inéluctablement m'attirait, le feu cessa, une autre voix se fit alors entendre, plus douce, mais la perfidie de ce dôme la faisait émaner de moi même, de mon propre jugement.
[voix asexuée, douce, sifflotante]
« Viens nous rejoindre, frère, nous savons le fardeau que tu endure en soutenant ce que d'un autre côté tu parjures. Viens nous rejoindre, ici nous en sommes libéré. Viens nous rejoindre, tu rêve d'une Europe supranationale et tu te retrouves avec celle des multinationales. Viens te révolter, ensemble nous vaincrons l'Europe du complot et du libéralisme. Viens te révolter, notre opposition est le véritable progrès. Viens nous rejoindre , écoute ta conscience sociale et ton cœur d'enfant. Viens te rejoindre, tu ne renies personne en faisant ce petit pas qui te ramène chez toi. Viens te rejoindre, retrouver enfin tes amis, pour combattre tous ensemble comme auparavant. »
La rudesse des coups portés m'assommait, les joues me brûlaient et mon cœur palpitait. Les trois salves consécutives me touchèrent gravement, la première portée fut l'image populaire de la résistance contre l'avancée de l'Europe, puis la terrible odeur nauséabonde de la bureaucratie européenne, et enfin la troisième, la croyance aveugle de l'Europe dans le libéralisme sauvage. Sans nuls doutes, les démons noirs avaient l'avantage, ils m'attendaient, connaissaient mes pensées et visèrent juste! Combien de temps pourrai-je encore tenir? Je sentais ma force de résistance me fuir. Subitement une accalmie me soulagea l'esprit, l'ennemi se croyant vainqueur cessa subitement le feu. Je profite alors de ces quelques secondes de répit pour rassembler le peu de sang froid qu'il me reste et tente de reconstituer rapidement le puzzle mes idées étalées, là, par terre, sur le sol encore fumant. Au premier abord, la situation me semblait désespérée.
Me remémorant les derniers instants je comprends très vite que le mal vient de la première attaque qui entame sérieusement ma capacité de résistance. Cette image est encore imprimée dans mon esprit, elle montre le monde des ouvriers, des artisans, des gens que l'on croise tous les jours dans la rue, ceux-là s'opposent fermement à l'avancée de l'Europe. Et moi je devenais le traitre, je collaborais avec ceux, qui du haut de leurs nids d'aigle luxueux, nous disaient ce qui est bon de penser et de faire. Je devenais celui qui, non seulement abandonne sa famille, mais la poignarde dans le dos. Je devenais le réactionnaire que l'on montre du doigt. Le monde se renversait devant mes yeux. Les progressistes désormais s'opposent et les réactionnaires désormais soutiennent.
Me voilà pointé du doigt, à mon tour, et traité de réactionnaire par mes propres amis. Ai-je vraiment dérivé à ce point, sans même m'en rendre compte, aveuglé par un idéalisme que je croyais éternel tant il me paraissait pur. Me voilà accroché à la remorque de la pensée Politique, arriéré parmi les arriérés. Personne ne renie son enfance ni ses amis. Le handicape étant trop lourd à porter, je sentais que le combat prenait l'allure d'une défaite certaine.
M'allongeant sur le dos, je plongeai les yeux dans ces nuages noires, qui commençaient à déverser une pluie glacée. La situation devient insoutenable, je ne peux abandonner, je serre les dents, je dois tenir et me prouver sur le champs que je ne suis ni réactionnaire ni traitre à ma famille sociale. Avec la force du désespoir, je fouillais désespérément dans ma mémoire à la recherche du moindre indice. Mais l'esprit troublé, je ne voyais rien venir. Je me préparais donc à la défaite, repensant à la Quête qui me mena du côté obscur, où toutes mes convictions Européennes allaient s'évaporer sans laisser la moindre trace dans mon esprit, car dans quelques secondes je serai heureux, fier et combatif en m'opposant à l'Europe.
Comme pour beaucoup d'autres batailles perdues à d'autres époques, je fit preuve ici de légèreté en sous-estimant la force de conviction de mes adversaires. La Quête du Graal de l'Europe prenait fin du côté obscur, je la regrettais déjà... lorsque soudain l'étincelle vint. Un réactionnaire mènerait-il cette Quête de la vérité? Se mettrait-il à ce point en danger, souffrirait-il autant, pour se convaincre de ses convictions, pour en rechercher les moindres failles et les limites les plus lointaines. Un réactionnaire prendrait-il autant de risques pour traquer la vérité dont il n'a que faire? Le réactionnaire ne ferait rien de tout cela, bien entendu! La démonstration par l'absurde ne connait pas de contradiction, elle est immédiate et sans recours. En un éclair, les démons noirs du Dôme perdirent leur pièce majeure et la situation se retourna instantanément. Je redevins moi même et la rage me prit. Froidement, j'armai mon fusil à Arguments, je visai juste et je lançai mes premières rafales.
A lire la suite très prochainement!
La Revanche des Chevaliers de l'Espoire :o)
00:19 Publié dans La quête du Graal de L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, modem, election européennes
26.10.2008
Le côté obscur de la Quête
Le côté obscur de la Quête, affronter tu devras.
(Quête du Graal de l'Europe partie IV-1)
La mécanique de l'orange explore encore les entrailles du temps, sur sa machine vibrante , pétaradant de tous ses boulons, elle ne cesse de s'égarer dans les chemins de traverses, si bouleversés, que de partout s'ouvrent des gouffres reversés qui vous aspirent, la tête en bas, et vous recrachent au loin, là-bas, où devant les murs de la vérité on s'agenouille pour contempler sa beauté, jamais dévoilée...
D'abord égaré dans les temps obscures (partie I), j'y appris les origines profondes de l'Europe, puis devant le Sénat Romain (partie II) j'observai succinctement le système politique qui nous inspire encore aujourd'hui, par la suite, échouant au milieu du cirque Maxime, je faillis me faire dévorer par les lions avec les premiers chrétiens (partie III) , qui malgré la répression deviendront les maitres de l'empire et fixeront les frontières de l'Europe d'aujourd'hui.
Mais maintenant le sourire n'est plus aux lèvres, une peur pesante imprègne le temps qui me cadenasse, la machine ne répond plus et se propulse sous l'emprise d'un phénomène étrange à travers des lieux inquiétants.
Ce phénomène se manifesta d'abord par un comportement chaotique de la machine qui se mit à vibrer frénétiquement, puis les voyants clignotèrent dans le rouge et s'enflammèrent sans raison, tandis que les commandes restaient muettes. Devant la machine immobilisée, s'ouvrit alors une anfractuosité du temps qui sous l'apparence d'une brume noire, épaisse et visqueuse, enveloppa la mécanique de l'étrange, et par l'action d'une force mystérieuse, la souleva et la tracta dans un siphon sans fin, me projetant ainsi violemment à travers des paysages de ruines, de massacres et de guerres. Je compris que je venais de pénétrer du côté obscure de la Quête.

Je m'attendais à ce jour, où la Quête du Graal de l'Europe me mènerait à traverser cette contrée sombre et désolée. Et je savais qu'arriverait ce temps ou le temps n'arrive plus, suspendu à l'issue du combat. Maintenant, conscient d'en prendre le chemin, je reste calme et froid, je regarde devant moi et j'attends sereinement, l'âme en paix, le moment fatidique de l'épreuve qui s'annonce. Le jour est venu d'affronter les démons noires de l'Europe, afin de les vaincre pour toujours, ou devenir l'un d'entre eux, à jamais. Car si par malheur j'échoue, s'ils se montrent convaincants, et qu'ils m'entrainent dans les profondeurs de l'obscurantisme en anéantissant ma croyance en l'Europe, alors ils me transformeront en un de leurs serviteurs, peut-être juste simplement un être passif hypnotisé par le divertissement de la télévision, ou alors un souverainiste nationaliste et égoïste, plus sombre encore, peut-être un populiste à droite de la droite, ou encore plus noir, un raciste fascisant.
Broumbroumbroumbroum! Pluck! Pschhhhhh!
Mince, une panne d'imagination !! Je n'y vois plus rien…
La suite des aventures bientôt! Le combat promet d'être violent, des démons horribles couverts de pustules sortiront des profondeurs de la terre. Il y aura des cris, du sang, et de la peur !
00:34 Publié dans La quête du Graal de L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe
12.10.2008
Les Fondations Chrétiennes de l'Europe
A la recherche du Graal de l'Europe Partie-III
Les Fondations Chrétiennes de l'Europe
Toujours dans la quête de la certitude, errant sur ce territoire de culture, dans lequel au Nord, la lumière des High Landers est si basse que le soleil y reste au crépuscule toute la journée, et que dans le Sud, sur les hauteurs de la Mancha ou de la Sicile, avec le soleil au zénith du soir au matin, la chaleur vive cuit et recuit les terres jusqu'au cœur de leurs rochers, je recherche, ici et là, les indices qui me mèneraient devant cette porte fabuleuse, faite de bois et fer forgé, où les lettres du mot Europe y seraient gravées; cette porte garderait l'entrée d'une chambre secrète, où le Graal de l'Europe serait déposé sur un hôtel de marbre recouvert d'un drap blanc, immaculé, et révèlerait la Vérité à l'intrépide qui s'y aventurerait.
Beuuuh! Bouhaaa! Elle a vraiment un sale goût cette moquette, je vais voir si je peux fumer celle de la chambre d'à côté! :o) ...
Plus sérieusement... cette quête m'a déjà mené à travers les temps obscures, où les européens, de souche unique, unis dans une même langue y imposèrent leur culture Celtique et mystique, puis Romaine et politique.
Aujourd'hui, la mécanique de l'orange arrête encore un peu sa machine à remonter le temps sur l'empire Romain, pour y observer une autre caractéristique essentielle, dont on tire encore aujourd'hui une grande partie de notre cohésion sociale, la chrétienté. Car si Rome lègue à l'Europe son système politique magistral, ses voies de communication, ses citées, son commerce prolifique, sa langue, elle nous lègue avant tout sa religion, le christianisme.
Cet empire rayonnant ne pouvait plus s'accommoder d'une Religion archaïque. Et en 40 ap.J.-C. les premiers Chrétiens sont déjà à l'intérieur des murs de Rome, au milieu de la nombreuse communauté Juive. Le christianisme se diffusa d'abord parmi les juifs, puis son caractère universel l'emporta rapidement, ainsi l'apôtre Paul, puis plus tard l'apôtre Pierre convertirent aussi bien juifs que païens. De par cette innovation fondamentale du judaïsme, très vite, la « branche » chrétienne s'implanta largement dans tout le pourtour Romain de la méditerranée et scella une fracture durable avec la religion mère, qui elle resta immuablement basée sur sa définition d'origine.
A l'époque de Néron les romains faisaient déjà une distinction entre Juifs et Juifs-Chrétiens, c'est ainsi que l'empereur Romain décima la communauté juive-chrétienne de Rome en 64, prenant prétexte de l'incendie de la cité, tout en épargnant les Juifs « classiques ». Sous le règne de Néron, selon la tradition chrétienne, l'apôtre Pierre puis l'apôtre Paul périrent à Rome dans le Cirque.
Par la suite, les romains continuèrent à massacrer les chrétiens, mais paradoxalement pas directement pour des convictions religieuses, comme on pourrait le penser à priori. La répression résultait d'une sorte de discrimination sociale et politique. Effectivement, les romains interprétaient le fait que les chrétiens refusaient de faire des offrandes aux dieux, non pas comme un parjure ou un pêché divin, mais comme une attaque politique et sociale contre la communauté des citoyens; en refusant de faire des sacrifices aux dieux, les Chrétiens mécontentaient ces derniers qui en retour se vengeaient sur la ville et ses habitants. Il suffisait alors d'une mauvaise récolte, d'une catastrophe quelconque pour que les chrétiens soient mis à l'index, rendus ainsi coupables des caprices de la nature.
Mais la mécanique de la répression n'y faisait rien, les dieux de l'Olympe, « re-nationalisés » romains, ne pouvaient guère offrir une défense efficace face à cette religion avant-gardiste, pure, et si proche des hommes. C'est ainsi qu'au IVe s. ap. J.-C., l’empereur romain Constantin, réaliste et pragmatique, se convertit au christianisme, puis autorisa et favorisa cette religion dans l’empire. En 325 Constantin réunit une assemblée de tous les évêques, pour fixer les croyances chrétiennes : ils rédigent alors le credo de Nicée. L'Empire Romain devient l’Empire Chrétien.

Cent cinquante ans après sa conversion au christianisme, plus de mille ans après la fondation de Rome, en 476 l'Empire Romain s'effondre devant la puissance des invasions barbares. Wisigoths, Francs, Bourgondes, Angles Saxons, et autres Vandales se lancent à la conquête de l'empire chrétien. Les Wisigoth s'installèrent en Aquitaine et en Espagne, les Vandales en Tunisie, les Francs et les Burgondes en France, les Lombards en Italie du nord, les Angles et les Saxons envahirent les iles britanniques. Mais ces barbares n'avaient de barbare que le nom, demandeurs de culture, ils s'intégrèrent de façon remarquable à la population, épousant le langage local et la religion Chrétienne, seul les Angles et les saxons imposèrent leur propre langage. Ainsi, ce qui au départ apparaît comme une catastrophe renforça le Christianisme, en lui offrant d'abord une nouvelle force robuste, puis en lui lui permettant de s'étendre en Europe centrale, et à l'est jusqu'en Russie.
En Arabie, au VII e siècle ap J.-C, apparaît la religion musulmane, monothéiste et universelle, équivalente en forme et en contenu au christianisme, elle se diffuse à travers les déserts à la vitesse du galop des pur-sangs arabes. Cette religion, sœur du christianisme, et donc seconde fille du judaïsme, intègre l'étirage Judéo-Chrétien en y apportant une pierre supplémentaire, les enseignements du prophète Mahomet. L'islam arriva aux frontières de l'empire chrétien au VIIe siècle, conquit la péninsule ibérique de façon éclaire, puis entra, dès lors, en conflit permanent avec la chrétienté. En 1453, l'islam provoqua la chute de l'empire Byzantin. Et de façon opposée, en 1492, de l'autre côté de l'Europe, l'Espagne d'Isabelle de Castille, la Rêne Catholique, réussit à expulser le Sultan Boabdil du royaume de Grenade.
Par la suite, la pression exercée par le monde musulman, occupant de façon permanente la partie sud et orientale de la mer méditerranée, figea les frontières actuelles de l'Europe qui devient, de fait, l'Europe chrétienne, continentale et atlantique, opposée au monde musulman occupant la partie africaine et asiatique de l'empire romain antique.
Des enseignements pour aujourd'hui? Pour demain?
Aujourd'hui, la culture chrétienne reste toujours une base certaine de cohésion de l'Union Européenne, dont on doit, de façon réaliste, tenir compte. Même si ce n'est pas dit bien fort, cela apparaît évident à travers le débat sur l'entrée de la Turquie dans l'U.E., et on mesure, à ce titre, la force interne du lien culturel chrétien. Les frontières de l'Europe furent fixées par l'équilibre des forces entre chrétiens et musulmans, au sud, mais aussi et surtout, à l'est, contre les ottomans. Alors on le voit bien, les vieux réflexes jouent encore lorsque l'on parle d'intégration d'un pays musulman ayant combattu l'Europe chrétienne une grande partie de son histoire.
Et là, pour la première fois, j'entends, porté par le vent, l'appel du Graal de l'Europe, qui tente de me dire quelque chose, mais le murmure est si lointain que je ne parviens pas à saisir le moindre mot. Il en ressort simplement, le ressentiment qu'une partie de l'avenir Européen et méditerranéen se jouera sur la capacité des musulmans et des chrétiens à dépasser leur antagonisme.
L'Europe naturelle est elle continentale centrée sur l'Allemagne, ou est elle marine centrée sur la méditerranée? L'histoire tendrait à montrer qu'elle est marine. Le pourtour méditerranéen fut le bassin de la culture Romaine qui nous gouverne aujourd'hui. Alors l'Europe pourra t-elle un jour retrouver ses vraies frontières autour de la mer nourricière? Pourra-t-on un jour, tous ensemble chrétiens et musulmans, dépasser nos chaînes religieuses et culturelles?
Voilà un des chalenges pour les générations futures. Dans notre cas, il semble bien que ce n'est pas gagné d'avance...
Philippe,
22:39 Publié dans La quête du Graal de L'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, éléction, modem, 67
05.10.2008
L'Europe de la Méditerranée Antique.
La quête du «Graal de L’Europe» Partie – II:
L'Europe de la Méditerranée Antique.
Poursuivant la quête de l'Europe, je ne m’arrêterai pas plus longtemps sur le peuple Celte, dans lequel je ne perçois pas les racines profondes qui pourraient nourrir l’Europe d'aujourd'hui, d’une sève, qui versée dans le Graal, lui donnerait la force d'exister.
Bien sûr, établit largement en Europe de l’ouest, s’implantant dans le nord de l’Espagne, occupant les iles Britanniques, s’étendant jusque dans les plaines de Hongrie, le peuple Celte unifia l’Europe culturellement. Mais ces peuplades s’organisaient essentiellement en tribus disparates sans réelle unité politique. Par la suite, ces tribus, guerroyant sans cesse les unes contre les autres, offrirent constamment une faiblesse de cohésion fatale face à des envahisseurs bien organisés. C’est ainsi que le Romains conquirent toute l’Europe celtique sans trop de résistance, ci ce n’est celle héroïque de Vercingétorix, et qu’ils ne furent battus que dans les forêts de Germanie et repoussés que par les fougueux Écossais des High Landers. C’est ainsi que les Angles et les Saxons conquirent les iles Britanniques, eux aussi sans trop de résistance, si ce n’est celle éphémère mais légendaire du roi Arthur qui mourut probablement acculé en Cornouaille. (Pour ceux qui ont les idées mal tournées, j'ai bien dit « acculé »).
L'Europe de la Méditerranée Antique: L’empire Romain
Je quitte donc les Celtes, pour me consacrer à la fabuleuse épopée Romaine. Que peuvent-ils nous enseigner sur l'Europe d'aujourd'hui? Quels indices, quelles des traces pourrait-on y glaner, pour comprendre une possible Europe politique.
Donc, je passe sur les étapes de la formation de l’Empire Romain, et je me focalise plus particulièrement sur les aspects politiques, administratifs de ce grand Empire Européen au centre duquel se trouve la citée éternelle, Rome.
L'expansion romaine atteint son zénith en l'an 106. Jésus Christ est mort depuis déjà 70 ans et la grande révolution religieuse Chrétienne s'infiltre inexorablement dans les artères cette colossale unité politique, économique et militaire. Rome, forte de son million de soldats, domine tout le pourtour de la Méditerranée et la partie occidentale de L' Europe, soit une superficie approximative 6 000 000 km² comprenant entre 80 et 100 millions d'habitants, dont plus d'un million et demi dans la seule ville de Rome.
Pour gérer ce vaste empire, dont les diagonales, infiniment grandes pour l'époque, mesuraient prés de 5000 Km, Rome possédait une administration et un commandement politique incroyablement moderne.
Le système politique
D'abord, un socle solide le Sénat. Le Sénat romain fut l'institution politique la plus permanente, étant probablement fondé avant que le premier roi de Rome accède au trône, le Sénat survit à la chute de la monarchie Romaine en 509 av. J.-C., fut le centre politique de la République jusqu'en 27 av. J.-C., survécut même un siècle à la chute de l'Empire en 476.
Puis, une gouvernance fondée sur une Magistrature expérimentée offrant des Carrières Politiques solides, le Cursus honorum ( Carrière des honneurs ), qui permettait de former des hommes politiques compétents. La Magistrature se déclinait en plusieurs catégories avec des pouvoirs et des fonctions variés. Les questeurs étaient chargés plus particulièrement des finances, les édiles l'administraient l'urbanisme, les tribuns de la Plèbe représentaient les citoyens Romains, le préteur, égal en pouvoir au consul, agissait particulièrement dans le domaine de la justice. Parmi les magistrats Romains, le censeur avait un pouvoir quasiment absolu. Le magistrat d'exception, le dictateur, généralement nommé en cas de troubles, pour une durée maximale de six mois, par l'un des consuls en exercice et approuvé par le sénat, recevait les pleins pouvoirs pour gouverner de Rome. Le Consul est un magistrat essentiel, élu, il détient le pouvoir de roi, il représente et administre les provinces ou en conquière d'autres. Les consuls sont supérieurs à tous les autres magistrats, sauf aux tribuns de la Plèbe qui représentent le Peuple. Ils convoquent le Sénat et exécutent ses décisions, convoquent les assemblées du peuple et les présidents, surveillent les élections. Ils peuvent même sanctionner d'autres magistrats.
L'exemple du Cursus honorum (carrière politique) de Jules Césars résume à lui seul la qualité formatrice de ce système Politique. Il fut successivement élu ou désigné, tribun militaire, questeur en Espagne, édile, préteur urbain, puis accéda enfin au titre de consul à partir de 69 av. J.-C., dont les mandats furent pour lui exceptionnellement prolongés, notamment pour administrer la Gaule. Ayant gagné la guerre des Gaules en 52 av. J.-C., il finira par accéder au titre suprême de la magistrature Romaine dictateur.
Une Politique décentralisée
Le rôle des ces Magistrats expérimentés et loyaux à Rome fut prédominant dans la gestion politique, économique et militaire des provinces, qui de par l'ampleur de l'Empire, s'inscrivaient forcément dans un système très décentralisé. Ils assuraient la paix romaine et offraient ainsi la prospérité. L'intelligence politique s'appliquait à tout les échelons. Par exemple, la gestion des villes de province était majoritairement le fait de magistrats locaux, choisis au sein de la ville lors d'élections. Le pouvoir impérial n'intervenait dans l'administration de ces cités que pour des décisions importantes ou pour surveiller les finances de la cité. Ainsi, des décisions rapides demandant des compétences locales pouvaient être prises sans faire intervenir une administration trop lourde (l'équivalent du principe de subsidiarité européen). Par la suite, c'est justement l'accroissement de l'administration impériale qui figera l'Empire, ôtant aux administrations locales le pouvoir de gérer les crises, un des facteurs qui conduira progressivement à la chute de l'Empire.
Une Politique de Grand Travaux.
La Rome Antique investit énormément dans les infrastructures. L'équilibre économique et la stabilité Politique de l'empire en dépendait. Il ne fut rien de pratique que les romains ne construisirent. Telle une toile d'araignée, les voies Romaines joignaient Rome à toutes ses provinces. Tous les chemins menaient alors à Rome.
Une Politique tournée résolument vers le Peuple de Rome. Du pain et des jeux !
L'équilibre de la Magistrature reposait sur le peuple. Les tribuns de la Plèbe (les représentants du peuple) étaient indépendants et même les consuls n'avaient pas d'emprise sur eux. Rome était la ville la plus peuplée de l'Europe. La densité de la population se chiffrait à 60 000 habitants/km². La ville devait fournir de la nourriture à 1,2 millions habitants. La Magistrature craignait donc le Peuple, qui pouvait faire ou défaire un Cursus honorum. Il fallait sans cesse l'apaiser et surtout ne jamais le mécontenter. On comptait à Rome quelques 500 000 nécessiteux dont 300 000 recevaient l'assistance publique, c'est-à-dire logement, billets pour les jeux, distribution alimentaire (pain et huile d'olive) ainsi que de l'argent, le tout était financé par l'État romain. Pour les nourrir, Rome distribuait gratuitement 100 000 tonnes de blé annuellement à ses citoyens.
Une Politique de défense, centralisée et commune pour toutes les Provinces :
L'armée de l'Empire se constituait de modules de combat autonomes, identiques, modernes et organisés, les légendaires légions, que Rome pouvait répliquer et distribuer géographiquement, selon les besoins, pour assurer sa puissance et sa pérennité. Ces unités professionnelles fonctionnaient suivant des schémas de commandement et d'organisation similaires en tout point de l'empire, Rome en posséda jusqu'à 33.
Osons des comparaisons
Maintenant, reprenons quelques particularités essentielles de l'administration Politique Romaine, qui ont fait leurs preuves durant des siècles, et osons des comparaisons afin de discerner si des convergences pourraient se former avec ce qui pourrait être une Europe politique, unifiée.
Peut-on imaginer une équivalence de concept entre le Sénat Romain au plus fort de sa puissance, et l'assemblée Européenne? Là se pose la question essentielle des pouvoirs de l'assemblée Européenne, symboliques ou réels ?
Peut -on prendre le fonctionnement des légions Romaines comme un exemple pour une armées européenne unifiée?
La gouvernance Romaine décentralisée, pourrait-elle s'appliquer à une Europe Unie? L'équivalent des magistrats locaux seraient les chefs de gouvernements?
Rome se dota d'un empereur, ce qui nous revoie à une présidence Européenne? Avec quels pouvoirs et quel type d'élection?
Rome se souciait (ou se méfiait) de son peuple, de son rôle stabilisateur ou déstabilisateur. Le système exécutif intégra le contrôle des citoyens via les tribuns de la Plèbe. De plus, Rome assurait nourriture et logement gratuitement à ses citoyens. Ceci nous renvoie à la question sociale et représentative de l'Europe d'aujourd'hui. L'Europe ne doit-elle pas se montrer avant tout sociale? Doit-elle intégrer des représentants directes des citoyens dans son exécutif, et ne plus imposer ses décrets de façon purement bureaucratique? Quel serait alors, l'équivalent des Tribuns de la Plèbe au sein de l'Europe?
Du nouveau?
D'un côté, ce petit exercice purement formel mais intéressant à pratiquer, nous apprend essentiellement rien de nouveau par rapport aux interrogations actuelles sur l'Europe, un président européen, plus de pouvoir pour le parlement, une armée commune, tous ces thèmes sont débattus aujourd'hui comme de projections de solutions possibles, mais dont on ne connait pas vraiment les conséquences pratiques .
D'un autre côté, on retient un fait important, cela a fonctionné, l'Europe a été unifiée et gouvernée politiquement pendant des siècles, et avec une complexité toute aussi importante que celle d'aujourd'hui. Des solutions y furent développées, la stabilité sociale, la paix romaine, la forte décentralisation, un système politique basé sur, la compétence des dirigeants, l'équilibre, la complémentarité ,et la variété des pouvoirs.
Mais cette analyse ne fut pas vaine, car dans ma quête du « Graal de l'Europe » un premier indice me saute aux yeux, une particularité essentielle de l'organisation Romaine, une curiosité, quelque chose qui me surprend et que je trouve formidable: les magistrats formant les tribuns de la Plèbe. Des représentants directs peuple et indépendants qui jouaient le rôle primordiale de régulateur et de contrôleur des autres Magistrats. Je ne retrouve pas l'équivalent moderne, pourtant ils semblent avoir joué un rôle essentiel dans la stabilité de la Rome antique. Les tribuns de la Plèbe. Un sujet à approfondir...
Philippe,
23:30 Publié dans La quête du Graal de L'Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, élections européennes
03.10.2008
La quête du « Graal de L’Europe »
Bientôt les élections Européennes, et j’avoue que je suis assez ignare en la matière. Il va falloir se former un peu ! Alors voilà, je m’y prends tôt, je commence dès aujourd’hui, et si c’est possible par le début. Comme je suis bon camarade, je partage ici mes analyses et ainsi que les compilations d’informations que j’ai pu chaparder, par-ci par-là, sur la toile essentiellement.
Mais durant ce périple qui me mènera, je l’espère, vers les solutions de l’équation, à multiples inconnues, que constitue l’Europe d’aujourd’hui, je m’imposerai une quête, j’essaierai de la mener à bout, celle du « Graal de l’EUROPE », de son sens véritable. Où peut-on le trouver ? Où peut-on découvrir cette signification philosophale? Ce quelque chose que l’on ne peut lui enlever, ce quelque chose qui fait qu’elle tient, qu’elle s’équilibre, qu’elle rayonne. Où se cache son âme, son Graal?
Partie – I : Les temps obscures
D’abord, employons de la méthode, celle du détective, qui examine les traces historiques, qui vérifie les racines culturelles et politiques. Etudions d’abord l’histoire.
Les premiers peuplements identifiés
Les Néandertaliens furent les premiers hommes modernes habitant l’Europe, il y a environ 250 000 ans, et disparurent subitement il ya approximativement 30 000 ans. Ce mystère reste encore non élucidé et plusieurs théories s’affrontent.
o Métissage de la population néandertalienne dans la population Homo Sapiens plus nombreuse. Mais les dernières études génétiques sur les quelques restes d’ADN mitochondrial des Néandertaliens, ainsi que la comparaison des souches africaines et Européennes de l’Homo Sapiens, vont dans le sens opposé à cette théorie.
o Seconde variante de la théorie du métissage : disparition progressive de la population néandertalienne, en plus faible en nombre, liée à la possibilité d'accouplements féconds mais donnant des hybrides stériles.
o La théorie classique passe partout: Épidémie soudaine, infection virale touchant majoritairement les Néandertaliens.
o La théorie la plus probable : La disparition des Néandertaliens est liée à l'arrivée des Homo Sapien Sapiens et à la compétition territoriale pour l'exploitation des ressources. Cette dernière théorie est appuyée par la découverte de preuves récentes qui montrent que la disparition de l’homme de Néanderthal c’est produit lors de l’invasion de l’Europe par son concurrent Sapiens. Ce sont des nouvelles avancées en matière de datation par la méthode du carbone 14 qui mettent en lumière une migration très rapide de l'Homo sapiens, en Europe. De fait, la coexistence avec l'homme de Néanderthal aurait été « très » courte. Homo sapiens aurait conquis l'Europe en 5000 ans seulement (vers 35000-30000). Ainsi, Néanderthal a succombé rapidement à Sapiens, peut-être même seulement en 1000 ans en France.
Le premier Langage identifié : L’indo-européen
Les Européens dans leur immense majorité parlent une langue issue d’une même origine : L’indo-européen. La parenté des langues Indo et Européennes a été perçue à la fin du XVIIIème siècle, avec la découverte du sanskrit (langue sacrée de l'Inde). Pour les linguistes, voici quelques caractéristiques que j’ai pu glaner:
o système de déclinaisons: (nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, etc..),
o 3 nombres : singulier, duel, pluriel.
o 3 genres grammaticaux : masculin, féminin, neutre.
o système de conjugaisons, avec 3 nombres et 3 personnes,
o expression des modalités : indicatif, subjonctif, et différents aspects des temps (comme la distinction entre l'imparfait et le passé simple : achevé / inachevé, durée...)
o construction des mots par dérivation : radical + préfixe, suffixe.
o système d'accentuations ; les mots comportaient des accents, faisant varier la durée et la force.
L’identification géographique est temporelle de cette source commune, un peuple parlant la langue indo-européenne, remonterait au néolithique, actuellement deux théories principales s’opposent.
La théorie Classique : le Peuple de Kourgan
La théorie classique s'appuie sur la découverte d'une culture homogène de l'Asie centrale 5000 ans av J-C. De ce site seraient parties 3 vagues successives d'envahisseurs, vers l'Inde et vers l'Europe. Ces peuples vont commencer à affronter les peuples dits de la “vieille Europe” (déjà…) entre 4000 et 3000 avant JC.

Le hittite est l'une des premières langues indo-européenne identifiées, vers 2000 av J-C, suivi à l'Est par le persan et l'hindi. A l'ouest, on trouve le grec mycénien (1500 ans av. J.-C.), puis avant l'âge du fer (800 av J-C), se produit la séparation des langues latines (italiques) et celtiques.

Et donc, toujours selon la théorie classique, vers 1000 ans av. J.-C., des habitants parlant des langues d’origine indo-européenne, mais variées (en caractères italiques) celtes, germaniques ou latines, côtoyaient des populations parlant d’autres langues d’origines diverses, dont il subsiste encore le basque, le hongrois et le finnois.
Théorie nouvelle :
Des chercheurs contestent ce schéma classique, en s'appuyant sur d'autres données archéologiques qui semblent infirmer la thèse d'une migration soudaine et brutale d'un peuple venu depuis l'Asie centrale. Selon la théorie nouvelle, le foyer des langues indo-européennes se situerait, à l'est de la Turquie actuelle, et son expansion aurait commencé, bien avant, dès l'époque néolithique, vers 9000 av J-C. On sait que le passage de l'état de chasseurs-cueilleurs à celui d'agriculteurs-éleveurs a permis aux populations d'accroître très fortement leurs effectifs. L'expansion et la diversification de la langue indo-européennes suivrait ainsi l'extension et la diffusion de l'agriculture et de l'élevage en Europe, vers 6000 av. J.-C. dans l'ouest méditerranéen, 5000 en Europe centrale, 3000 en Europe de l'Ouest et du Nord.
Une autre remise en cause de la théorie classique vient de l’histoire du de la culture Indo-Européenne Celte, qui n’est située que vers 800-500 av. J.-C. en Gaule dans la théorie classique, alors que l’on a découvert des traces d'une culture pré-celtique homogène vers 2500 av. J.-C. aussi bien en Irlande, qu'aux Pays-Bas, en Espagne ou en Hongrie. Les « Pré-Celtes », Indo-Européens, semblent bien avoir évolué tout seuls, sans invasions. Vers 2500 av. J.-C., les Celtes généralisent l'âge du cuivre, ils inventent la roue à rayons, utilisent le cheval comme animal de trait, les réseaux d'échanges se développent. A l'époque du bronze moyen (1600 av. J.-C.), des entités territoriales se dessinent nettement, les réseaux d'échanges se font beaucoup plus larges. Vers 800 av. J.-C. c'est l'âge du fer, et les Celtes sont déjà très bien identifiés.
La suite dans les prochains jours…
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