04.04.2009
Les larmes du plastique coulent sur mes doigts.
L’esclavage moderne, partie II
Alors que l’homme est sensé évoluer vers l'amour et la perfection, on peut constater tous les jours qu’il ne cesse de se perdre en chemin. Et dans cet égarement perpétuel, l’esclavage désigne, le cul-de-sac, le point cardinal le plus éloigné de cette libération du bonheur, de cet homme accompli, de ce nirvana de béatitude, de cette humanité chantante embrassant l'amour …
Introduction inspirée par contrecoup à la lecture de la «mécanique universelle, philosophie naïve du devenir Humain [ici, puis là] », une autre mécanique, vivant dans un monde parallèle, elle aussi… :-)
Ce billet est donc le second de la série des quatre que j’ai prévu d’écrire sur le thème de l’esclavage. La réflexion d’aujourd’hui s’arrête plus particulièrement sur l’effet pervers de la globalisation qui transforme les consommateurs lambda, in-humanisés (j’allais dire béta), en esclavagistes anonymes achetant des produits fabriqués à l’autre bout de la planète par des esclaves, tout aussi déshumanisés et anonymes, en payant le tribut à des réseaux de pirates libéralisés, globalisés, basés dans des iles sans fiscalité, d’où ils développent ce nouveau commerce triangulaire en toute impunité.
Je choisis volontairement d’aborder ce sujet pénible, lourd de souffrance, en manipulant des visions de types «mécaniciennes», comme il faut, bien dans le décalage, et dans le style de la maison. Mais je reviendrai sur une description plus classique, d’analyse et de synthèse, dans le billet suivant.
Les larmes du plastique coulent sur mes doigts.
L’objet est en plastique, il est peint à la main et ne fait pas 4 centimètres de haut sur 5 de long. Il représente une vache toute simple, offerte aux enfants pour noël. Trainant sur la table, je la prends machinalement, ou peut-être pas... Intrigué, je la regarde de plus près, sur le ventre il est écrit: Made in China ! Je prends la chèvre qui se trouvait à côté : made in China, je prends le chien : made in china, je prends le tigre : made in china, made in china…
Toujours porté par ce pressentiment bizarre, comme un envoutement soudain, je reprends cette vache, un peu ballotte, qui semblait être en détresse. L'objet est banal, il est juste fait de matière inerte. Je l’ausculte scrupuleusement. Les peintures sont faites à la main. Je note une autre inscription minuscule à côté du « made in china », celle-ci donne l’indication de la marque du jouet, une entreprise anglo-saxonne, semble-t-il. Et alors que je regardais les détails peints de la tête, dont l'expression me troublait, je fus pris d’une vision soudaine qui me projetait quelque part, dans une salle de conférence luxueuse, allongée, sombre et glacée. Sur un pent de mur se trouvait une vitrine d’exposition remplie de très nombreux jouets, avec au bas de chacun d’eux la date de production. Une table sombre, ovale, en bois massif verni, occupait le milieu de la pièce et s’étirait sur toute sa longueur. Une baie vitrée fortement fumée, hermétiquement fermée, donnait sur un parking, où le soleil noir faisait fondre le bitume et où d’énormes pick-up surdimensionnés, éclatants de chromes, larves pachydermiques, se faisaient griller au soleil. Autour de cette table, de jeunes cadres dynamiques, collaborateurs minces, propres sur eux, en costume cravate ou en tailleur strict, se tenaient face à leurs dossiers, et au bout de cette table, comme échoué sur un fauteuil, un être corpulent, sans âge, fumant un havane, le crane dégarni, le double-menton débordant sur un nœud de cravate défait, recouvert d’un large costume taillé sur mesure, remuait ses petits bras à droite puis à gauche et questionnait. Sur la table, devant lui, je reconnaissait mes animaux de la ferme.
Yeah, good good! Very good, boys. I'm impressed! But now, please, one more time, you know our financial goal for this year? You know it. We must realize 25% of profitability. And now please, help me! How we can realize that. I just have a phone call with my main shareholder and he asked me, one more time, how we can still reduce our production's prize. It’s clear, for me, for this project, I can’t spend more than 10 cents per peace. I cannot! Really!
Sir?
Yeah?
We've searched during one month in China to find the best supplier for this project. The challenge was not simple. Because as you know, we need a really good quality of the paintings and of the moulding plastics. But we succeeded, we found a very good supplier in the middle of China, which proposes really performing prizes. He realized the decoration of these prototypes for us, and I have now one estimate, for the same quality, of 6.599 cents per piece. It is the best prize in the world. Sir we cannot do better for this quality.
Le gros Monsieur se redressa sur son fauteuil, sa massive carcasse sembla soudain légère et vive comme le vent.
You mean, finished?
Yes sir, finished! Moulded, painted, and delivered.
Good! Good Boys. You're the best. I am impressed, very impressed!
Les petits bras du gros monsieur semblaient aux anges et son sourire de carnassier montrait des dents blanches aiguisées et longues. Puis le monstre d'avidité s'évanouit instantanément. Je me retrouvais sur le canapé, pétrifié et choqué à la fois. Je me souvenais aussi, qu'à Noël, nous avions payé les animaux en plastique au moins deux euro la pièce.
Je tenais encore cet animal étrange au creux de ma main, et je ne sais pourquoi, il semblait toujours m’appeler, comme s’il était possédé par une souffrance, j’entendais des sanglots sourds, des brides de pleurs émiettées, comme transporté par un vent tourbillonnant, c’était un enfant. Je scrutais les peintures délicatement travaillées, posées au pinceau très fin. J’admirai la qualité des traits. Quelque chose ne collait pas. Quoi? Je n’arrivais pas à le discerner précisément. Le trouble m’envahissait, et mon inconscient me hurlait à m’en éclater la tête, il semblait, lui, voir ce que moi dans la réalité je ne voyais toujours pas. Je percevais la tristesse de cet animal, la tristesse de son regard, oui la tristesse…. une tristesse… qui, soudain je la voyais, se matérialisait par une larme, finement dessinée, presque invisible, laissée comme une marque de désespoir. Une marque en forme de bouteille à la mère, lancée à travers le temps et l’espace, portant son cri, confiée à cette petite larme, aux traits presque invisibles, sur le coin de l’œil. Une larme transportant toute sa vie, révélant la seule preuve de son existence, dans ce monde où semble t-il plus rien ne vit.
Au contacte de l'humidité de ma peau, la larme du plastique coule sur mon doigt, et à travers elle je distingue une cave sombre, munie d’une seule lucarne, par laquelle un filet de lumière du jour traverse la pièce et illumine la poussière en suspension. A même le sol de terre battue, reposaient des gamelles vides et des cruches d’eau. De partout un désordre, où s'amoncelaient des boites de carton, des sacs de jouets, des chips de polystyrène servant à l'emballage. Au centre, sur des tables délabrées, surmontées de lampes bricolées, des enfants sans expression, pauvrement vêtus, chétifs et mal nourris, recroquevillés sur eux-même, peignaient méticuleusement mes petites vaches, chèvres, chiens et moutons. Et puis je le vois, lui. Il vient de terminer ma vache et y dessine sa marque, son message d'espoir. Alors il se retourne et me voit, je le regarde, enfin un grand sourire illumine son visage, je lui souris en retour, il me salut prudemment de la main, puis, craignant quelque chose, se remet au travail. Sur la vache qui suit, il commence par dessiner un large sourire…l’espoir lui est revenu.
La larme m'avait délivré son message, celui d'un enfant qui se tourne vers l'imaginaire, le seul espace de liberté qui lui reste afin d'échapper à son malheur. A travers cette larme, dessinée sur l'animal en plastique, il pouvait voir le destinataire et lui disait bonjour, et cela pour chaque petite vache en plastique qu'il peignait...
23:56 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : esclavage, travail, enfants, globalisation, mondialisation, exploitation, chine
15.02.2009
Le conflit en Palestine
Mesdames Messieurs, chers auditeurs, je reprends l'antenne en directe car c'est le moment de la tentative du siècle. Alors s'il vous plait faites silence devant votre poste de radio car aujourd'hui la Mécanique de l'Orange va tenter une figure acrobatique extrêmement périlleuse que peu de gens sensés n'osent même imaginer.
'Roulement de tambour'
Schutt! Voilà, c'est parti, maintenant je parle doucement dans le micro, j'espère que vous m'entendez encore. Ça y est. Il s'élance! La foule inquiète respecte elle aussi un silence religieux. Attention! Ouf! Maintenant la mécanique de l'orange se maintient en équilibre d'une seule main sur un tabouret, lui même en équilibre d'un pied sur une table, dont les deux pieds en diagonale reposent sur un fil d'acier tendu au-dessus d'un ravin, qui je vous rappelle surplombe un fleuve infesté de crocodiles et de piranhas, mais cela ne serait rien si en plus il n'avait pas les yeux bandés.
'deuxième Roulement de tambour'
Le roulement de tambour annonce le clou du spectacle, la foule retient son souffle, la mécanique va maintenant tenter l'infaisable, on écoute tous, je tends mon micro pour que vous puissiez entendre plus clairement!
« ISRAËLLLL, PALESSSSTINE! »
Il l'a dit! Vous l'avez probablement entendu en direct, il l'a dit. J'espère que c'est bien passé dans le micro. Un énorme frisson d'émotion à parcouru la foule devant l'exploit qui vient d'être réalisé. Mais attention! AHHH! Laaaa Mécanique de l'Ooorange est en dangerrr. Oh mon dieu! Oh mon dieuuuu! Non! ouf le déséquilibre a été récupéré in extrémis. La mécanique redescend maintenant acclamée par la foule.
:-)
Maintenant fini de jouer!
:-(
Et oui.... voilà! Vous l'avez tous compris. Aujourd'hui, j'ai envie de prendre des risques, de fleureter avec les abîmes et parler pour la première fois du conflit en Palestine. D'autres blogs-67 en ont déjà parlé à leur façon durant la crise de gaza [par exemple ici ].
D'habitude, je préfère ne pas réagir à chaud et tenter des analyses plus « fossilisées ». Mais un indice fort d'une radicalisation est apparu à l'issu des élections législatives Israéliennes. La population semble progressivement perdre son âme en se jetant dans les bras des extrêmes. Et puis d'un autre côté l'impossible m'attire toujours, alors tentons une analyse de l'impossible à analyser pour voir ce qu'il en ressort...
L'avantage dans cette histoire de fou est justement qu'il n'est pas besoin de rappeler l'histoire! A travers la tradition Chrétienne, tout le monde connait l'exode du Peuple Juif qui fuyant l'Égypte de Ramsès II et guidé par Moïse finit par trouver sa terre promise en Palestine qu'il conquière les armes à la main. Selon la tradition, le roi Salomon fait alors construire un temple à Jérusalem dédié à l'adoration de Dieu. Mais déjà la puissante Babylone du roi Nabuchodonosor le détruit une première fois vers 586 av. J.C. Par la suite et jusqu'à nos jours la terre de Palestine ne cessera d'être un lieu de convoitise.
Tout le monde connait aussi le socle de la religion juive dont la tradition déclare que Dieu a « élu » ce peuple parmi d'autres pour accueillir sa parole lorsqu'elle sera transmise aux hommes le moment venu, par l'intermédiaire du messie. Cette croyance assez unique sera en même temps le ciment qui maintiendra l'union et la cohésion des juifs au cours des millénaires, mais aussi la raison principale de leur persécution par les autres peuples, interprétant plus cette croyance comme de l'arrogance ou du mépris vis à vis de leur culture et de la collectivité qui hébergeait les Israélites.
Tout le monde connait aussi l'histoire du juif le plus populaire de tout les temps, Jésus Christ, dont certains apôtres Juif-Chrétiens comme Paul n'hésitèrent pas à briser la tradition juive et scellèrent définitivement la sécession avec la religion mère, en déclarant que la parole de Dieu appartenait à tous et non plus seulement à une seule population élite. A partir de ce moment le Christianisme prit son essor populaire et se diffusa à travers l'empire Romain, qui vide de sens humaniste lui tendait les bras et devint alors l'empire Chrétien!
Tout le monde connait aussi la dispersion du peuple juif expulsé de Palestine suite à la destruction de la Judée par les Romains en 70 ap J.C. Les juifs se disséminèrent en petites colonies à travers l'Europe, l'Afrique, allant jusqu'en Inde et même en chine, avec comme seul signe de reconnaissance leur religion. En Europe, l'histoire se répéta, mais dans le sens inverse cette fois-ci, les juifs arrogants et dénonciateurs, qui sévirent contre les chrétiens du temps de Jésus Christ, se retrouvèrent victimes à leur tour de dénonciations et de massacres par ces mêmes Chrétiens devenus maintenant les puissants et les arrogants. L'église les stigmatisant encore plus pour des siècles et des siècles en les déclarant collectivement responsables de la mort de Jésus Christ fils de Dieu!
Tout le monde connait la deuxième religion fille du Judaïsme déclarée à Mahomet, elle se répendit à la vitesse des pur-sangs arabes à travers les déserts et finit par confiner sa sœur Chrétienne dans la partie continentale, au nord de la méditerranée, qui constitue la Communauté Européenne actuelle. La Palestine se retrouve alors Musulmane, Jérusalem devient une ville sainte pour l'Islam et les tentatives des Chrétiens pour la récupérer seront vaines.
Tout le monde connait la folie d'Hitler et des nazis, qui exacerbant à l'absurde l'antisémitisme rampant des européens, décidèrent d'éliminer de façon méthodique le peuple juif de la surface de la planète en les gazant de façon massive. Le peuple Juif subit là son plus grand drame depuis la destruction de la Judée par les Romains et entra dans le panthéon des peuples martyres au même titre que les millions de noirs africains morts ou vendus comme esclaves par les mêmes Européens.

Tout le monde connait l'histoire de la création de l'état d'Israël. Après la guerre, le peuple Israélien traumatisé conquière une seconde fois la Palestine les armes à la main, comme suivant la tradition biblique, il l'avait fait des milliers d'années auparavant. Israël entre en guerre contre les palestiniens dès la déclaration de sa naissance, guerre qui n'est pas encore terminée, loin de là....
Et à partir de cet instant commencent les difficultés à analyser une situation inextricable tellement les événements sont nombreux et interdépendants.
La méthode d'analyse clinique consiste à faire table rase du passé, à bruler tout les livres d'histoire et de religion et à narrer les faits de façon simplement descriptive. Le conflit apparemment si complexe s'éclaircit alors de façon spontanée: « Des occidentaux se déclarant d'une même culture se sont installés en Palestine, plus riches et puissamment armés, ils ont chassés les autochtones, se sont emparés de leurs terres, et ont déclaré la création d'un nouvel état: qu'ils ont appelé Israël ». Utiliser la méthode clinique reviendrait à réfuter le droit de l'état Israélien à exister. C'est justement cette analyse qu'utilisent la plupart des palestiniens, car ils en subissent les faits objectifs dans leur chair quotidiennement. Ils se sont fait spolier de leur terre, n'ont reçu absolument rien en échange, si ce n'est des camps de réfugiés au Liban ou en Cisjordanie, de minuscules enclaves, comme par exemple Gaza, dans lesquelles ils peuvent à peine respirer, l'humiliation quotidienne de voir le peu de terre qui leur reste grignotée par des colons israéliens leur indiquant le pistolet qu'ils portent à la ceinture comme seule moyen de parlementer. Oui effectivement, les palestiniens n'ont que faire des livres d'histoires occidentaux.
La méthode événementielle: Les faits cliniques sont des faits observables et indéniables, certes, mais le présent est toujours le prolongement de l'histoire et même quelquefois très ancienne comme pour le cas des Israéliens. Après la Shoah, le monde reconnut enfin aux Juifs, martyrisés durant des siècles, exterminés en grande partie par les nazis, le droit historique à posséder un état, à se défendre collectivement, à véritablement exister en tant que nation. L'ONU a donc logiquement reconnu Israël et à part les populations arabes naturellement solidaires entre elles, il ne se trouve que peu de gens pour réfuter l'existence d'Israël, qui semble un acquis parmi les opinions publiques mondiales.
Les deux méthodes d'analyse utilisées ci-dessus me mènent à des conclusions diamétralement opposées. Qui a tord qui à raison dans cette histoire? Alors j'ai envie de ressortir « la théorie mécanicienne » qui marche à tous les coups et qui dit que: « c'est la faute à tout le monde et à personne à la fois, mais essentiellement c'est la faute des autres... » (ah c'est malin!).
Certains disent que dans ce conflit les Israéliens se montrent absolument non coopératifs, impérialistes, qu'ils trainent des pieds et trouvent toutes sortes de bonnes raisons et de stratégies pour éviter de faire des concessions, qu'ils n'agissent que par l'intermédiaire de la violence, qu'ils se montrent ignorants de l'histoire en pensant que seule la violence et le rapport de force pourra faire plier la résistance palestinienne. Mais ce comportement ne serait-il pas une constante historique de tous les conquérants, nous l'avons largement pratiqué nous même, notamment dans nos colonies, nous avons fait bien pire en pratiquant l'esclavagisme. Pouvons nous attendre autre chose de la part d'une nation si longtemps restée sans patrie et qui aveuglée par la douleur accumulée durant deux millénaires, s'accroche si fort à sa seule chance historique de posséder une terre, qu'elle en abuse à l'extrême. Ce comportement typiquement humain n'a rien de spécifique avec le peuple juif.
D'autres disent que les palestiniens ne sont que des terroristes et qu'il est impossible de parlementer avec eux à cause de cela. Qu'ils utilisent de façon incroyablement lâche des enfants embrigadés se faisant exploser afin de tuer aveuglément le maximum d'israéliens autour d'eux. Oui mais le terrorisme dans toutes ses formes est une constante historique, qui est valable pour tous les peuples résistant à l'envahisseur. Nous l'avons pratiqué nous aussi avec fierté, entre autres les Israéliens aussi...
Le véritable problème de ce conflit ne vient, ni des Palestiniens, ni des Israéliens qui exécutent leurs pas de danse macabre, oh combien classique, celle de la valse des mauvaises guerres. Ni les Israéliens ni les Palestiniens ont inventé quelque chose de nouveau (beuhh quel cynisme...je me dégoute...c'est dur d'autopsier...) . Le Problème vient essentiellement de la lâcheté politique des Occidentaux. Alors certains vont vite me couper la parole, sauter sur l'occasion et dire: « oui effectivement les américains soutiennent inconditionnellement Israël contre les palestiniens, c'est donc de leur faute ». Certes, mais les Européens sont les principaux partenaires commerciaux des Israéliens et possèdent donc une arme de pression terrible, pourtant personne en Europe ne bouge vraiment le moindre petit doigt politique.
Le problème essentiel qui se pose à mes yeux est celui de l'injustice flagrante et permanente générée par « l'occident » tout entier qui a déshabillé Paul pour habiller Pierre (Paul, Pierre...!? c'est malin !). En donnant une terre à Israël, l'occident a spolié les palestiniens puisqu'ils n'ont pas eu de contrepartie, alors qu'ils ont le droit, eux aussi, au respect, à la justice, à un état, à une existence heureuse. Il y a t-il plus malheureux aujourd'hui sur terre qu'un Palestinien?
La vérité est que dans cette guerre, ni les Israéliens ni les Palestiniens ne peuvent tenir un discours cohérent de paix, et pour cause...! Ils ne leur appartiennent donc pas de faire la paix. Celle-ci doit être imposée de l'extérieur par le reste du monde, sans leur demander le moindre avis. Il faut d'abord commencer par reconnaître l'injustice faite aux palestiniens, se montrer généreux, faire amande honorable en leur offrant un véritable plan Marshall pour construire des infrastructures des hôpitaux, des écoles, des universités, une industrie. Il faut imposer aux Israéliens le respect de frontières fixes, le démantèlement immédiat des colonies, sans contrepartie territoriale nouvelle.
Mais voilà, nous sommes tous conscient de cela et l'analyse faite ici n'a rien de novatrice. Même si les États Unis refusaient ce plan de paix finale, l'Europe a la puissance économique pour l'imposer. Simplement nous sommes des nains politiques, des petits joueurs de billes en cour de récréation maternelle. Une fois de plus, nous nous en remettrons à la fatalité et à la seule volonté de faire des américains.
Plus grave encore, nous savons aussi que si le conflit ne se résout pas maintenant, il sera résolu de force plus tard par l'intervention d'un Iran nucléarisé...Mais sommes nous assez politiquement mature pour comprendre que c'est maintenant qu'il faut agir, ou avons nous besoin encore que l'histoire nous botte les fesses en nous donnant quelques leçons supplémentaires, dont elle seule a le secret...
19:41 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le conflit en palestine, israël, gaza, guerre, solutions
03.02.2009
Amuse-gueules Politiques
Les espagnols sont les rois du « people », bien plus que les British. En me baladant sur la toile ibérique, j'ai dégoté un petit jeu amusant. Lalista WIP « Web Important People » est un site de classement des « Peoples » qui se base sur le nombre de références internet issues des moteurs de recherche. La listaWIP utilise le principe des grands nombres et déclare qu'au XXI ° siècle l'importance d'une personne se mesure au nombre de références sur internet.

Jouons donc un peu dans la catégorie « politique ». On y dégote plein de possibilités internationales, locales, départementales même. Le face-à-face m'a bien plu: Par exemple, ici Sarkosy contre Bayrou, Aubry et Marie-Ségolène Royal. Tiens! Elle nous avait caché le « Marie ». Maintenant je comprends son côté j'ai vu la vierge... « illuminez les étoiles du ciel et tous les soleils ». On apprend aussi que notre Sarko s'appelle en fait : Nicolas Paul Stéphane Sàrkösy de Nagy-Bòcsa. Heureusement qu'il a changé de nom, sans quoi il ne serait jamais devenu président: ça ne rentre même pas sur une affiche électorale! Le pire vient de Ségolène qui est une véritable menteuse puisqu'elle est Sénégalaise... Ségolène d'ailleurs bien vite oubliée, puisqu'elle se classe au-delà de la 100 000 place mondiale avec seulement 19 références...Ouh la honte! Bon allez, les espagnols ont encore un petit peu de progrès à faire en politique intérieure Française....

Bon, maintenant venons en à l'essentiel. Ne comparons plus des carottes et des patates, et tentons de construire des valeurs plus mesurables.
On constate effectivement que Sarkosy se trouve au 4 rang mondial avec plus de 26 millions de références contre 283 millions pour Obama, mais en fait cela est faussé par la population respective des états. Donc tentons un nouveau calcul en pondérant les références par la population.
| Chef d'état | références LISTA WIP(M) | En % du meilleur | Population (M) | Références pondérées /habitant | En % du meilleur |
| BARACK OBAMA | 283 | 100 | 303 | 0,93 | 100 |
| VLADIMIR PUTINE | 30 | 10,6 | 141 | 0,21 | 22,78 |
| NICOLAS SARKOSY | 26 | 9,19 | 65 | 0,4 | 42,83 |
| FIDEL CASTRO | 9 | 3,18 | 11 | 0,82 | 87,6 |
| HUGO CHAVEZ | 7 | 2,47 | 25 | 0,28 | 29,98 |
| TONY BLAIR | 7 | 2,47 | 57 | 0,12 | 13,15 |
| ANGELA MERKEL | 5 | 1,77 | 82 | 0,06 | 6,53 |
| LULA DASILVA | 3 | 1,06 | 188 | 0,02 | 1,71 |
| GORDON BROWN | 3 | 1,06 | 57 | 0,05 | 5,64 |
| JOSE MANUEL BAROSO | 2 | 0,71 | 490 | 0 | 0,44 |
En jaune le classement WIP avec une visualisation des échelles en %, en rouge les calculs pondérés. La pondération montre un chamboulement des classements. Obama reste encore en tête mais à égalité avec Fidel Castro qui devient donc aussi important que lui, incroyable non?
Sarkosy passe de la quatrième place à la troisième, voilà qui va flatter son égo, surtout qu'il devient 7 fois plus important qu'Angela Merkel!
Malheur à Gordon Brown 20 fois moins important que Barack Obama et surtout 2 fois moins important que Tony Blair, qui pourtant n'est plus au pouvoir.
Hugo Chavez avec 30% fait une remontée impressionnante et bat à plat de couture Lula Dasilva son rival politique Sud Américain.
Un minable 0,44% pour l'Europe de Baroso, insignifiante face aux États unis et face aux chefs d'états individuels Européens!
23:43 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : people, classement, politique
27.01.2009
Une grosse déprime politique,
Il y a des jours où il ne faut, ni écouter la radio, ni lire les journaux, sinon c'est la grosse déprime!
D'abord une phrase de « Berlusolini », lu dans le Nouvel Observateur:
« Le chef du gouvernement italien a déclenché une nouvelle polémique en déclarant que les femmes italiennes étaient si jolies qu'elles avaient besoin d'êtres escortées par des soldats pour éviter d'être violées »
A vomir...écœuré, je n'ai même pas envie de commenter. Tiens! J'en laisse le soin à Nelly...
Dans quel état de délabrement politique et social se trouve donc l'Italie pour permettre cela? C'est très inquiétant, ces signes ne trompent pas, l'Europe s'enfonce vers l'obscur. Ça commence par l'Italie, la Grèce, et puis la France n'est pas loin...
Plus tard sur France Inter, j'entends que les principaux opposants politiques Algériens boycottent les élections présidentielles, tellement elles sont bidonnées. Le président actuel Abdelaziz Bouteflika a modifié la constitution afin de pouvoir se représenter une troisième fois... L'espoir n'est pas prêt de faire surface en l'Algérie. Bouteflika se retrouvera donc confronté aux listes équivalentes de nos « chasse, pêche et nature »...Une parodie burlesque!
Les empires noirs semblent se renforcer, le bruit des bottes n'est pas loin...Ça me déprime!
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