09.05.2009

FATAL ERROR

 

--N°102--

(Tout est à prendre sur le ton de l'humour)

Une série d'erreurs fatales

FATAL  ERROR : est le message que les développeurs en informatique connaissent bien. Le Programme s’échoue lamentablement  dans une boucle de non-sens du Dieu de l’Univers C++. L’erreur est fatale,  l’ordinateur  explose et se retrouve en vrac, les transistors en l’air, stupide boite à boulons micromécaniques, qui ne fait pas ce qu’on lui demande.

FATAL ERROR donc,  que de taguer la Mécanique (par Alcibiade ici) sur un jeu attrape gogos (voir ici), une espèce d’éclaireur  politico-pofiler,  qui « pense » à votre place et qui vous dit pour qui voter.

FATAL ERROR aussi que de lancer la mécanique sur le thème de la classification des personnes,  de l’établissement de listes de noms en fonction de la façon de penser …

Les  « Alcibiaux », habitants d’Alcibie ;-), dont la capitale est Alcibiade, ne connaissent-ils pas la susceptibilité du mécano sur les faiseurs de listes, ceux qui excluent, ceux qui excommunient, ceux qui dis-grrrr-iminent. Ou alors oui, ils connaissent, et là c’est du vice…Hé ! Hé ! Hé !

Bien entendu, on peut se moquer des différentes « classes sociales », des groupes de pensée, les désigner, les identifier et les classer, de façon globale. De façon globale, on peut se moquer des religions,  caricaturer des comportements ethniques et culturels.  Il faut aussi combattre certaines façons de penser en les identifiant et en les classifiant pour justement mieux les repousser. Mais cela doit s’arrêter à la personne humaine, dont l’intégrité, morale, spirituelle et physique, doit être respectée avant tout. L’humain ne peut pas être, identifié, identifiable, listé, listable, catégorisée catégorisable, jugée jugeable, pour ce qu’il pense, pour ce qu’il est ; un groupe anonyme, oui.

FATAL ERROR aussi que faire confiance à un jeu, bandes d’innocents, qui n’est peut-être pas autre chose qu’un sous-marin ennemi?  Une espèce d’attrape nigaud, un filet à l’intérieur du filet piégeant les tendres petits Globeurs ;-) ,   attirés par quelques appâts intellectuellement bien fumants et bien préparés .

Ce logiciel peut très bien être un identifiant d’ordinateurs, pour je ne sais quoi, piéger les terroristes qui préparent des actions en « épicerie », identifier, cartographier, catégoriser  des populations en fonction de leurs opinions politiques. Hé ! Hé ! Hé !

Existe-t-il quelque chose de vraiment gratuit ? Posez-vous cette question. Où est l’arnaque ?  Qui en retire de l’intérêt. Hein !  Combien ça rapporte ? Hein !  Je serais éditeur de ce logiciel que j’aurais eu bien des tentationnns… au niveau…heu… capter des informations, les vendre à des groupes politiques, à des lobbies, aux RG !  Méfiez-vous « Fantômas » vous observe... Hé ! Hé ! Hé !

Donc oui, en évitant de sombrer dans la parano(…) Qui a dit que le mécano est parano ?  Qui ? J’chuis pas parano, j’m méfie de tout et de tout le monde, c’est tout !


L'ordinateur sait tout mieux que nous.

Bon, maintenant que je vous ai bien fait flipper, je disais que,  ce jeu consistant à tracer le profile politique des internautes et à les catégoriser par rapport à des étiquettes, prédéfinies, via des variables informatiques d’une sensibilité telle,  qu’en comparaison le vide sidérale, régnant avant que l’Univers n’existe, était une chose infiniment dense,  que ce jeu, disais-je donc, ne me motive pas plus que ça.

Ce n’est bien évidemment pas,  avec des réponses toutes faites du genre,  plutôt oui, plutôt non, peut’êt’bin kway,  peut ’êt ’bin knah (  ici accent canadien :-)  ) , j’peux pas en prendre j’ai du cholestérol, attends je me tâte d’abord, heu oui mais moi c’est pas possible pour ce soir,  que l’on peut définir un profile politique…La politique c’est sérieux bordel… Et puis comment reconnaitre un vert d’un Anarchiste ?  Moi je ne sais pas. Comment reconnaitre un communiste quand il vote Fn ? Ahhh mais je ne sais pas non plus ! C’est trop difficile. Alors comment il fait lui ?  Ce p’tin de programme.

Mais bon allez, j’arrête de faire ma tête de lard,  car d’un autre côté, aussi stupide que puisse être ce jeu, nous savons tous que,  utilisé à l’intérieur d’une chaine, il donne du grain à moudre; ça évite de   parler de la pluie et du beau temps et ça active les liens du réseau neuronal que forme les amitiés virtuelles des Blogueurs; ce qui permet de maintenir soudée la communauté des militants.  Donc, à la limite, on se fout un peu du contenu, seul compte l’échange qu’il engendre.

Mais voilà, la Mécanique doit quand même tenir sa réputation de ne jamais respecter à la lettre un Tag et d’en faire toujours un objet détourné. Alors en tant que mécano, je commence par démonter et voir un petit peu la consistance du truc. Déjà les  « Alcibiaux » nous font part d’une bizarrerie, tout le monde se retrouve au Parti des Revenants de Gauche. Il  y aurait du bidonnage là-dessous, que ça ne m’étonnerait pas !

 

Démontons la mécanique de ce programme bidonné.

J’imagine déjà comment il a pu être conçu : à chaque question les différentes réponses possibles distribuent des pondérations, plus ou moins fortes, aux coordonnées d’une matrice, par exemple une matrice 3x3 dans le cas d’une  configuration à neuf partis identifiés. A la fin du questionnaire, l’informaticien liste et classe les valeurs de chaque coordonnée. S’il est bon, pour définir plus de niveaux de sensibilité, il peut faire des statistiques, calculer des moyennes, des écarts types, tracer des histogrammes et définir des largeurs de bandes passantes. Encore plus classe pour les très bons, l’informaticien peut faire du calcul matriciel, diagonaliser et chercher les valeurs propres qui définiraient des vecteurs d’orientation politique. Bref !  Quelque soit la méthode employée, de la plus simpliste à la plus évoluée, à la fin, à un parti politique « identifié» correspond une valeur numérique désignant la sensibilité politique du Globeur. Le bidonnage est assez simple à réaliser à ce niveau. Il suffit de définir des largeurs de « bande passante » plus ou moins grandes en fonction du parti que l’on souhaite promouvoir ou pas.

 

Le test par l’anti test :

La manière la plus efficace de tester la validité d’un programme et de faire tout ce qui est contraire à la logique et vérifier que, malgré tout, le système reste cohérent.

Dans le cas de ce logiciel, il suffit donc d’inscrire exactement le contraire de ce que vous pensez. En ce qui me concerne le programme devrait me classifier FN ou Communiste, même l’UMP ou PS validerait ma théorie.

Je tente donc l’ANTI-TAG

L’aide sociale doit être maintenue même si, pour cela, les impôts doivent être augmentés

Pas du tout d’accord

Il faut davantage privatiser les soins de santé en France

Tout à fait d’accord

Les subventions aux crèches et aux systèmes de garde d’enfants doivent être augmentées substantiellement

Pas du tout d’accord

Une politique d’immigration ciblée sur les travailleurs qualifiés doit être encouragée pour favoriser la croissance économique

Tout à fait d’accord

La politique d’immigration en France doit être plus restrictive

Tout à fait d’accord

Les immigrants non-européens doivent être obligés d’adopter notre culture et nos valeurs

Tout à fait d’accord

FATAL  ERROR

 

FATAL  ERROR

 

 

FATAL  ERROR, que la conception de ce programme. Le site Internet se bloque à la question sur l’immigration, le programme têtu comme une mule refuse de passer à la question suivante. Intrigué, une heure plus tard, je recommence exactement le même parcours, et bien le même bug se produit à la même question, un jour plus tard, toujours le même bug à la même question du même parcours. Considérant que la malchance ne devrait plus jouer dans ce cas là, il s’agirait bien d’un défaut de programmation… L’anti-Test a montré toute sa puissance, le programme est bien vérolé !

Pour finir, il faut repasser le bébé à d’autres …Mais voilà, maintenant que je viens de démonter le site, qu’il est tout cabossé,  il ne serait pas élégant de ma part  de le refiler aussi déglingué.

 

J’ANTI-TAGUE,« Alcibiade» et « la Besace »,

Donc, J’ANTI-TAGUE, je le retourne à l’envoyeur avec comme mission brouiller les plans machiavéliques de l’éditeur, de pourrir les informations qu’il espère récolter pour les vendre aux RG, en y inscrivant exactement le contraire de ce qu’il pense. L’anti-tagué, a le devoir d’anti-taguer celui qui l’avait tagué et ainsi de suite,   jusqu’à que l’antidote atteigne la racine... Le but n’est pas de refaire un billet, mais juste de vérifier si le programme oriente vraiment l’anti-globeur vers le parti le plus détesté par celui-ci, et bien sûr de le faire savoir en commentaire chez l’anti-tagueur.

J’anti tague donc « Alcibiade», et aussi « la Besace », pour éviter de faire un grand détour, et pour me venger aussi ;-).

 

Fantômas on t’aura.

Hé Hé Hé

Qui a dit ça ? Mais qui a dit ça ?

 

 

03.05.2009

« L’économie participative » de Jean François Kahn

--- N°101 ---

Jean-François KAHN devenu en quelques mois un pèlerin du centrisme révolutionnaire, continue sur sa lancée et concrétise avec ses colistiers potentiellement éligibles du « Grand Est » Nathalie GRIESBECK et Yann WEHRLING,  une liste de proposition (ici) pour lutter contre la crise. A mon sens, cette avancée ne sert pas seulement, comme il l’écrit humblement, à « affronter la crise »  mais constitue une véritable innovation permettant d’infléchir notre trajectoire vers une Terre Nouvelle. Dans ce billet, je détaille les raisons de ce sentiment, en réordonnant le contenu de la liste de propositions, afin de mettre en évidence le caractère innovateur et visionnaire de ce qui au départ apparait comme une simple liste de campagne.

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La crise mutante,

Malheureusement,  il semble bien que la crise soit plus rude que prévu. Comment va se reconstruire le monde, sur quelles bases ? Qu’allons-nous faire du capitalisme dans sa forme actuelle, de ses structures, de ses mécanismes faussés ? Les questions sont en suspens, peu de gens peuvent aujourd’hui y répondre, nous sommes dans un monde où tout dépend de tout, avec des paramètres si nombreux et si peu mesurables que la trajectoire globale est très incertaine.

Et puis la confiance en l’avenir est brisée, durablement, et avec elle le moteur du capitalisme. Personne n’a plus vraiment confiance dans les banques et dans leurs montages financiers virtuels. La confiance, cette « drogue » douce et euphorisante,  devient un poison dangereux lorsqu’elle s’infiltre durablement dans les esprits.  Nous sommes enfin revenu de cette croyance aveugle en un avenir infiniment extensible,  pouvant engendrer autant de richesse que souhaitée.

Il fallait un coup de massue pour stopper la locomotive folle. C’est fait. Maintenant le problème est que le monde virtuel s’écroule sous nos yeux, non pas comme une simple bulle spéculative, piquant légèrement les yeux lorsqu’elle éclate, mais comme une véritable colonne de mousse, s’effondrant en avalanche et générant une déferlante qui dévaste tout sur son passage. Le chaumage de masse revient et avec lui tout les dangers…

Il devient urgent de relancer l’activité ! C’est un fait. Mais le tout et de savoir sur quelle base et  comment le faire. Il ne sert à rien de la relancer sur le prolongement virtuel de 2008, puisque le virage vers une autre société est déjà pris. La question qui se pose et de savoir : quoi favoriser, encourager ou développer et quoi défavoriser ou inhiber.

Le problème des listes de propositions:

Une des raisons de ce long billet est que je trouve la technique de la liste de propositions insatisfaisante, surtout pour annoncer des mesures phares qui ont, à mon sens, la capacité de faire muter la société.

Une liste est un énoncé de choses diverses et variées dans un ordre souvent quelconque ou erratique.  La liste arrose large, elle  propose une grande diversité de mesures afin de pouvoir contenter tout le monde.   Mais  voilà, la liste a cela de pervers, qu’elle ne lie rien à rien, qu’elle ne révèle pas le sens. Elle n’explique pas la démarche globale, ni la vision sous-jacente.

Donc, comme en lisant la liste de propositions de JFK,  j’ai ressenti l’impression forte d’un concept visionnaire et convaincant, mais proposé de façon non satisfaisante pour moi,  je vais à travers ce billet tenter de dessiner cette vision d’économie si séduisante : «  L’économie Participative » de Jean François Kahn.

L’objectif principal

« L’objectif n°1 est l’éradication du chômage par la création d’emplois stables » Par cet objectif JFK définit, d’une part,  les limites à la « flexibilité »  du travail,  et d’autre part, établit l’activité comme postulat essentiel à toute société non décadente.

Peut-on vivre heureux sans une assurance du lendemain ?  L’emploi stable, la sécurité de l’emploi, n’est pas vue par JFK comme le handicap lourd à l’économie, ainsi que l’atteste le capitalisme néo Libérale, c'est-à-dire une espèce d’inflexibilité stupide à la vie qui nuirait à la production industrielle, mais une source de confiance, de stabilité familiale, d’économie familiale, de bonne éducation, de bonne culture, de bonne intégration et de bonheur social.  Toute une base minimale, qui fait qu’une société va bien, qu’elle se respecte,  qu’elle respecte les autres, qui fait que le travail se parle à lui même, qui fait que l’innovation fleurit, qu’elle ne craint pas l’échec, qui fait que l’économie tourne rond, qu’elle respire, qu’elle a de la profondeur et de la stabilité.

Une police de l’ère  Mondialisée.

En absolu les libéraux ont raison, l’Univers se régule de lui même, la nature a horreur du vide et s’équilibre constamment. Simplement, ils oublient de préciser que bien souvent la régulation se fait via des explosions stellaires libérant des pressions colossales trop longtemps contraintes. La régulation de type Super Nova ou « la nitrorégulation » est un danger mortel pour notre monde si dense. Nous sommes tous conscient de l’indispensable nécessité d’introduire des astreintes sévères, au niveau contrôle de régulation et des flux financiers,  par des outils supranationaux, puissants et pesants. JFK et colistiers proposent ces outils à travers  « L’institution d’un pouvoir économique au niveau de la zone euro, de la création d’une instance de coordination des politiques de relance au niveau des 27 » et « l’élaboration d’un véritable projet de réforme du système financier international ».

Le financement participatif.

Au-delà des propositions de police financière, JFK pousse le raisonnement plus loin et présente une véritable innovation qui ne dit pas son nom, tout en l’étant sacrément, et que je développe plus largement en conclusion. L’idée simple est d’aller au-delà du clivage public-privé s’affrontant en tout et sur tout, et cela par une série de propositions, ambitieuses, courageuses, démocratiques, populaires, qui permettent à tous de participer de façon sûre, active et directe, au financement de l’économie du pays. Ainsi l’argent épargné, n’ira pas s’investir dans un paradis fiscal  et se perdre, ou perdre les autres, mais servira à développer l’économie du pays, de la région, de la collectivité locale. Investissement de la communauté pour la solidarité, il empêchera les délocalisations et ne sera pas assujetti à des rentabilités excessives tirant la qualité et la durabilité des produits vers le bas.

Parmi une première batterie de  financements participatifs à l’économie de l’état, JFK et ses colistiers, proposent de « lancer un grand emprunt « patriotique », à taux dégressif » de « créer une holding publique dont la dotation pourra atteindre 200 milliards d’euros » et enfin de « Créer une banque publique, ou semi-publique, chargée de consentir des prêts à taux 0 pour favoriser la création ou le développement de PME»

L’entreprise participative.

Un Financement de type « participatif », dont les premières lignes sont tracées ci-dessus, ne peut,  bien entendu, qu’être inclus dans un ensemble plus vaste, que l’on peut appeler : l’économie participative. JFK propose d’organiser la distribution de ces nouveaux types de fond de façon ciblée et organisée. Ils pourront êtres utilisées par  exemple :

« À favoriser (…) la création de PME innovantes, adaptées aux mutations de l’après crise (…). À entrer dans le capital de sociétés saines mais dont il est nécessaire de financer le développement (…). À créer des entreprises nationales ou mixtes, engagées, en association avec le secteur privé, dans la réalisation de grands travaux d’infrastructures et d’équipements (…), avec l’engagement, au bout de cinq ans, une fois la croissance revenue, de remettre 80 % de ces actifs sur le marché, de réaliser les plus values, et de consacrer la totalité des recettes à la réduction des déficits (…)»

Toujours dans le concept  de l’économie participative, JFK propose de « développer des partenariats entre Etats, collectivités locales, fondations ou institutions associatives et mutualistes de toutes sortes, et capital privé, pour implanter des entreprises innovantes à fortes valeurs ajoutées dans les secteurs les plus frappés par la crise »

Une justice et une morale économique.

Un autre paquet de mesures proposé par JFK et ses colistiers, tend à donner enfin une morale à l’activité humaine.  La nouvelle économie devra se montrer plus morale et plus juste. Ils proposent par exemple de :

« Réviser la loi sur le commerce afin de permettre la création d’une instance de médiation et de recours à laquelle toutes petites ou moyennes entreprises, ou sociétés artisanales, pourront s’adresser, si elles estiment qu’une centrale d’achats leur impose (…) »

«  Instituer une commission chargée de recenser et de désigner, d’ici fin 2009, toutes les situations de monopole ou de position dominante excessive dans tous les domaines, y compris le commerce et l’information

«Fixer une rémunération maximum, de l’ordre de 40 fois le Smic»

«Interdire les parachutes dorés et retraites chapeaux»
«
Supprimer l’immoral mécanisme des stock-options»  

Bien sûr, j’ai sélectionné et coupé largement les exemples. Il ne faut donc pas hésiter  à relire cette liste, à relier soi même les propositions entre elles,  à trouver soi même  cette logique de participation collective,  à ausculter soi même les imbrications de géométrie Incas, dessinées par ces propositions,  construisant ainsi une société véritablement à l’abri des secousses sismiques, qui ne manqueront pas de secouer notre monde dans les années avenir.

Jean François Kahn : de l’Utopie à la Réalité.

Je titrais trois billets plus bas (ici) « la révélation Jean François Kahn ». Cette révélation, vraiment ressenti comme telle,  non pas que j’ai vu le « Saint Homme », mais quelqu’un qui de toute évidence, connaissant le monde, se faufile avec intelligence entre les mammouths « hibernétiques » issus du XXème siècle, pour nous inventer le nouveau monde de demain. Ce n’est pas pour rien que JFK a pris la carte du Modem, loin de là…ce n’est pas pour rien !

Alors essayant de singer la pensée de JFK et de ses colistiers, telle que je l’ai ressentie codant cette liste, mais en prenant le risque de la non «crédibilitude », celui que JFK ne peut prendre. Je tente donc de d’interpréter le monde de JFK et de prolonger sa pensée.

L’objectif principal est évident, la société humaine doit produire de l’activité pour ne pas sombrer dans la décadence. L’homme sans son but de réalisation n’est plus qu’une coquille vide s’échouant dans les enfers du non sens.  Toutefois, l’activité doit s’harmoniser avec la nature de l’homme, avec la notion de famille, avec le besoin d’amour, de culture, de connaissance et de croyance.

Mais au-delà du cercle familial,  il y a une structure collective à redéfinir.  Celle-ci doit se montrer efficace, peu dépensière en énergie, et en même temps non déshumanisante. Elle doit promouvoir la liberté et la tolérance, sans toutefois oublier la morale et la justice. Elle devra se montrer inventive et changeante, sans toutefois oublier de rester stable et protectrice.

La nouvelle frontière que nous propose JFK, n’est pas à l’horizon lointain d’une utopie toujours fuyante, mais correspond à la volonté d’aujourd’hui, celle de détruire enfin le dernier mur issu du XXème siècle, celui qui sépare de façon brutale deux mondes qui se défient depuis trop longtemps : le privé  contre le public. Que nous dit JFK à travers ses propositions, si ce n’est que l’économie nous appartient désormais. Elle ne doit plus être confisqué par les capitalistes dont on connait les perversités, ni par les états dont on connait la lourdeur et l’inadaptation à l’inventivité. L’économie, comme la politique d’ailleurs, est dorénavant le bien de tous. Alors à travers cette liste de propositions, JFK et colistiers nous proposent  tout simplement des premiers outils de démocratisation de l’économie, offrant une meilleure moralisation, une meilleure protection sociale et humaine, tout en conservant le dynamisme et l’inventivité nécessaire pour faire face aux grands paris de l’avenir.

JFK  ne se trompe pas, la société de demain sera démocratique et participative, ou ne le sera pas.

 

30.04.2009

Les trois Grâces de...Berlusconi

N°100 –

Tiens ? C'est quoi ce N°100 ? Mince déjà ! Comme le temps passe... J'ai l'impression que c'était hier !

Et si aujourd'hui, on se moquait des Italiens pour oublier notre malheur à nous : Sarko. On trouve toujours plus stupide que soi,  chez les autres, c'est bien connu. Allons donc voir en Italie, pour nous remonter le moral...Chuuutt ne dites pas à notre «examinateur » de passer par ici...

 

Source : El Pais

Berlusconi, « Il Cavaliere », a décidé à contre cœur de retirer 22 belles qu'il pensait inclure dans les listes électorales de son Parti pour les Européennes, et cela après la plainte en publique de sa seconde femme, traitant Il pauvre Cavalierito de « Poubelle Machiste ». En Italie les noms d'oiseaux volent bas en famille...

Donc sur les 25 belles du premier casting , mannequins, actrices, chanteuses, starlettes de la télé réalité, et après une longue et difficile délibération du jury, il n'en reste plus que trois sélectionnées. L'histoire ne dit pas si les militants ont pu voter par SMS...


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Doit-on en rire ou en pleurer ? J'ai envie de dire les deux.... Ce qui est sûr, c'est que les Italiens voyageant en Europe doivent raser les murs..

 

19.04.2009

La révélation Jean-François Kahn

 

Après avoir feignasser au lit, éteint plusieurs fois le réveil, en dernière minute, à l'arraché, forcée malgré tout de s'extraire de son rêve, l’élection Européenne se lève du pied gauche, et s’extirpe du lit avec un fort mal au dos. Elle se redresse tant bien que mal, se gratte les fesses, et clopin-clopant, mal rasée (ou épilée...), puant de la bouche, tente d’ouvrir les volets qui laissent alors entrer une gifle de lumière, tellement il est tard dans la matinée. Bref, l’Europe endormie, ébouriffée, des valises sous les yeux, n’arrive à séduire plus personne. Je m’explique…

Il faut dire que l’euphorie matinale n’est point là, il règne comme une chape de plomb sur notre moral. Même en plein soleil, le ciel reste chargé de lourds nuages gris. Chacun tente de regarder l’horizon, mais ni descelle qu’une barrière frontale de pluie glacée, comme un hiver qui perdurerait tout l’été. Personne ne semble plus croire en rien, ni en quelqu’un. Pourtant aujourd’hui, malgré tout cela, j’ai envie d’être optimiste. Alors je plante mon PC dans le jardin, aux milieux des oiseaux et des insectes butinant et je tente ce que jamais je n’ai encore tenté, l’optimisme. Je tente la bonne surprise, celle du MoDem dans le « Grand Est », celle de l’énergie positive et rayonnante de Jean François Kahn. Je m’explique…

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J’ai participé à un débat publique organisé par le Modem 67 à Saverne (en Alsace), autour du trio de tête potentiellement éligible, composé de Jean-François KAHN, Nathalie GRIESBECK, et Yann WEHRLING. JFK connu de tous n’a pas besoin d’être présenté, Nathalie GRIESBECK est la députée Européenne sortante, et Yann WEHRLING est le régional, recrue récente du Modem, il apporte sa culture écologiste à notre mouvement.

Déjà j’ai eu la chance d’arriver affreusement en retard au meeting en même temps que JFK… super, j’en profite pour lui tendre la main, afin de tester sa moiteur de paume. Parfaite poignée de main, nickelle, rien à redire, même dans sa surprise et dans son incompréhension de voir un zigoto qui lui tend la main, sa poignée reste honnête et franche. Très bon test! Le gars est droit, c'est sûr. Ce n’est pas le cas de toutes les mains que ….non...non, je ne donne pas de nom, et puis cela ferait de la discrimination sexuelle, car comment juger …heu… la fermeté du bisou? La droiture du bisou? La moiteur du bisou? Le collant du bisou? L’ardeur du bisou…ha oui... ça oui on peut le définir, l’ardeur du bisou…hum oui! J’en connais qui ont le bisou vraiment ardent. Non...non, toujours pas de nom…

Tout ça pour dire qu’il n’y a guère mieux, ces temps-ci, que l’énergie communicative de Jean François Kahn pour nous faire vibrer et pour nous réveiller de notre léthargie systémique, tard dans la matinée peut-être, mais les bureaux de vote ne sont pas encore fermés, donc l’espoir n’est pas encore perdu. JFK a du vibrato, du trémolo, et une terrible jeunesse. Mais tout cela on le savait, ce n’est pas le plus surprenant. Mais alors, qu’est ce qui est surprenant chez Jean François Kahn? Et bien c’est justement le sujet de mon billet d’aujourd’hui. Je m’explique…

En faite, il faut bien l’avouer, en apprenant la désignation de JFK dans le Grand Est, nous avions tous plus ou moins spéculé en s’interrogeant sur la cohérence de cette décision typiquement parisienne. Et ça y allait des, Paris centralisateur, des Paris par ici, des Paris par là… Il faut savoir que les alsaciens sont en « moyenne » plus disciplinés, plus respectueux des autres, plus consciencieux, plus précis, plus à l’écoute et au dialogue social que dans le reste de la France. Le « plus » est un ressenti tout à fait personnel. JFK est essentiellement connu pour sa verve, son parlé fort, ses envolées lyriques volant dans les aigües et surtout pour son amour profond de la polémique. Un personnage haut en couleur, contrasté, une mentalité idéale pour la Gascogne, mais en Alsace? Donc, même sans l’avouer, beaucoup de monde, si ce n’est tout le monde, s’était convaincu par pure supputation verbale, fondée sur nos fantasmes collectifs, que JFK n’était pas le bon cheval pour l’Alsace.

Mais voilà, maintenant il s’avère qu’il fait un malheur, qu’il attire la foule et qu’il se fait applaudir abondamment, chaleureusement, et surtout de bon cœur par les Alsaciens de base. JFK a renvoyé tous les « supputateurs » du début, dont moi le premier, et autres grands manitous de la politique locale, à revoir leurs copies. Une leçon d’humilité? Plus qu’une leçon d’humilité, une vraie leçon de politique. Je m’explique…

Le JFK que j’ai écouté déjà deux fois, n’est pas le journaliste polémiste qui forcément se perdrait en conjonctures, en spéculations verbales, qui serait « capable de tout » pour un bon mot. Non! Le JFK que j’ai entendu s’est montré un politicien hors paire, et même admirable. Dans aucune de ses interventions, je ne me suis ennuyé. Le gars est capable de tenir la salle en lévitation durant plusieurs heures. JFK semble avoir tout compris de la situation actuelle, il semble avoir tout compris sur la politique, sur son sens profond, notamment en période de crise. Je m’explique….

La saison de l’élection Européenne est toujours une période où les feuilles tombent. « Les feuilles tombent? Mais c'est le printemps? Hé ho, du mécanicien! Toc! Toc! Toc! Il y a quelqu’un sous ce crane? Il faut arrêter de snifer la colle à rustine et de se servir des chambres à air comme papier à rouler le tabac. Les feuilles Pouuuuussent au printemps!. Monsieur de la mécanique». Oui c’est vrai, les feuilles pouuuuussent au printemps. Pouuuussent les feuilles des programmes qui fleurissent un peu partout. Déploient leurs idées les feuilles des programmes qui fleurissent un peu partout. Mais fanent immédiatement à la lecture, les feuilles des programmes qui fleurissent un peu partout, nous tombent de suite des mains, lamentablement, les feuilles des programmes qui etc…etc.. Certaines balayées par le vent, vont se perdre dans les caniveaux, d’autres finissent leurs vies éphémères pour emballer le poisson, les programmes les moins chanceux sont utilisés pour ramasser le caca des chiens.

Oui bien sûr, ce sont des mesures de campagnes! Oui bien sûr, il faut écrire des propositions réalistes, concrètes et raisonnables! Oui il bien sûr, les politiques ne doivent pas apparaître comme des fous furieux. Ils ne doivent pas se « Ségoléniser » et passer pour des demeurés qui auraient plus leur place en asile qu’au parlement Européen. Bien sûr, il est dans la norme politique que les programmes ne soient pas trop imaginatifs. Bien sûr, il est dans la norme politique, qu’ils ne soient pas trop innovants, qu'absolument rien d’une quelconque salissure utopiste ne puisse transparaître. De nos jours le politique est avant tout un financier, un maitre de la comptabilité, les débats se jouent à celui qui apparaîtra le plus financièrement calé, le plus au jus des chiffres, le plus adroit à manier le jargon administratif. Le politicien d’aujourd’hui est quelqu'un qui a investi tout son argumentation dans la crédibilité de sa « gestionnitute ». Il est ultra prudent, et ne joue que sur un seul tableau, croyant que c’est cela qui fait flipper les Français : les sous sous! Ce fut peut-être vrai. Ce ne l’est plus me semble t-il.

Probablement grâce à sa culture historique, JFK l’a senti avant tous les autres et s’est engouffré allègrement dans la faille.

Bien entendu, n’ayant ni l’armure sclérosante toute rouillée d’un vieux politicien, ni la peur paralysante du benard l’ermite craignant continuellement de perdre sa coquille protectrice, et ayant une connaissance culturelle parfaite du monde politique, JFK est à l'aise pour pratiquer une vraie politique, complètement décomplexée, à l’aise comme un poisson dans l’eau.

Il utilise l'Histoire comme référence permanente, pour nous parler de notre monde, nous en donne les clefs, les possibilités, les limites. Il nous débride le cerveau, nous décolle les fesses de notre torpeur toute recroquevillée, en nous expliquant, que, il n’y a pas de fatalité, que, il n’y a rien qui ne puisse se figer indéfiniment, que, le message de ceux qui jurent que plus rien ne peut changer est volontairement mensonger, que, ce message est celui des tenants du système, que, ils tentent de nous condamner à leur vérité dans la plus pure tradition obscurantiste, celle qui leur profite, que, il n'est pas dans l’ordre des choses de la nature, comme on tente de nous en convaincre, de voir certains gagner des milliers d’années de smic en une seule année. Oui, JFK n’hésite pas à nous parler de l’inquisition et nous rappelle les mêmes raisonnements tenus à l'époque par ceux du Dogme catholique, en utilisant les mêmes mécanismes de la pensée forcée. JFK nous retrace aussi toutes les histoires de ceux qui croyaient figer le système à jamais et toutes les histoires de ceux qui ont réussi à le changer. Et JFK de terminer par la leçon du centrisme révolutionnaire, celle qui met à bas le veau d’or,  sans rien casser, sans tuer personne, juste en organisant la société autour d’un nouveau centre de révolution, le centre le plus naturel : L’homme.

JFK en politique fait la démonstration que le vrai politicien n’est pas le comptable, mais l’homme de culture, l’homme connaissant l’histoire, l’Homme s’engageant sur des principes, l’homme regardant l’avenir, l’Homme garant de l’avenir des hommes.

Voilà, je me suis expliqué!

Je ne sais pas vous, mais moi je vote Jean François Kahn aux Européennes.

 

 

04.03.2009

La Mécanique fait monter la pression.

On le sent, la pression monte, monte, monte. Après avoir alimenté la chaudière pendant tout l'hiver, à grands coups de pelletées de charbon, l'aiguille du manomètre commence enfin à décoller du zéro, ouf!

pression.jpgJuin c'est dans 3 mois, autant dire rien, rien, rien du tout! Il va falloir commencer à se concentrer sur l'essentiel, à ranger les jeux de société, paisibles, que l'on sort pour tuer les longues soirées d'hiver, à affuter le tranchant des arguments, à dessiner les stratégies, les plans d'attaque, à remonter ses manches, et à battre enfin la campagne.

En fait, je parle, je parle, je parle, mais c'est ma première campagne électorale. Et donc pour moi les enjeux sont multiples. D'abord, apprendre, apprendre et apprendre encore comment se mène une campagne, qu'elle est sa logique propre, son rythme, ses pièges, ses mécanismes fondamentaux. Tout un art, toute une science, toute une formation à acquérir. Donc, oreilles grandes ouvertes, yeux écarquillés, on regarde, on observe, on écoute...sans oublier de réfléchir, et d'agir bien sûr...

Puis le pays, le pays, le pays des hommes et des femmes d'Alsace, le regard des villes, des villages, des gens, le regard du pays lui même, que je connais si peu en fait. J'ai envie de rencontrer sa force brutale, face à face, pour de vrai. Car l'amour du « pais » est encré en moi très profondément, le mien qui était Gascon est devenu aussi à moitié Alsacien, maintenant que mes enfants le sont. Le sentiment fort, indéracinable, de l'attachement à la terre, à la culture, aux champs, aux forêts, aux montagnes, aux ruisseaux; la nostalgie du pays qui vous prend lorsque vous êtes loin de chez vous, je la connais très bien. Alors l'attachement à l'Alsace je le comprends, je le respecte et je l'encourage autant que tout alsacien.

 

Donc pas de peur, juste de la pression! Bon allez, encore une pelletée dans la chaudière....

 

 

12.11.2008

Pour une Europe juste, pour une Europe libre

 

Voilà! La quête du Graal de l'Europe continue. J'ai vaincu mes démons noirs et me voici émergeant à la lumière naturelle du soleil. En fait pour dire la vérité, d'abord nous avons négocié âprement et puis après nous trinquâmes ensemble. Et oui, en bon démocrate, je négocie aussi avec mes locataires de l'obscure. Avais-je vraiment le choix? L'accord est simple, d'un côté, ils ont le droit de donner leur avis pour toute décision importante, aussi, je leurs laisse quartier libre les soirs de pleine lune, après minuit; et d'un autre côté, ils se tiennent tranquille, ne me chamaillent pas, et ne me trompent pas...

Bon bref, l'esprit clair, les démons enfin sous contrôle, je pense que l'on peut maintenant réfléchir sereinement à la « Quête » qui, pour le coup, prend des allures plus tranquilles.

Deux sujets de réflexion m'ont jusqu'ici travaillé, et reviennent constamment, dans les billets précédents traitant de l'Europe, comme des leitmotivs maladifs, sans que jamais je ne trouve le moindre début de piste aux questions: « Comment nouer le lien de confiance entre les classes populaires et l'Europe? Comment réconcilier enfin l'Europe et la jeunesse? ». Les mois passant, je désespérais de trouver un jour la fin de ma Quête, et comme souvent, à force d'insister, on ne sait comment, ni pourquoi, l'intuition vient. Deux thèmes me paraissent porteurs et présentent un intérêt pour résoudre cette double problématique.

Une Europe Juste.

Avant tout l'Europe doit enfin dédaigner converser, face à face, avec ses citoyens. Elle ne doit plus simplement parler qu'à son marché, qu'à ses multinationales ou ses banques, mais descendre de son piédestal et venir protéger aussi le citoyen. Le thème d'une l'Europe juste, trouvant un équilibre entre la nécessité d'assurer son rôle de protection sociale des classes populaires et de la viabilité du système économique, me paraît être la réponse la plus appropriée pour nouer enfin le lien social Européen.

Une Europe Libre.

Alors que d'un côté, la jeunesse, lessivée par la pression des études et la nécessité absolue de réussite, est à la recherche du moindre souffle d'air et de liberté; de l'autre côté, l'Europe apparaît, dans l'inconscient collectif, comme un monstre liberticide, règlementariste et technocratique. La notion de liberté doit donc, retrouver du sens, inspirer enfin cette institution opaque qui tend sa toile réglementaire, toujours plus serrée, et permettre de renouer le succès auprès de la jeunesse.

 Une Europe Libre – Une Europe Juste,

 La Quête du Graal de l'Europe a fait émerger ces deux thèmes. Maintenant le plus dur reste à faire, les développer et les retranscrire dans la réalité de propositions.

 

07.11.2008

Le Nœud du Modem!

 Le Nœud du Modem, à la croisée des chemins de l'Europe

La naissance à la vie est notre premier nœud de conjonctions. Les destinées possibles se rejoignent dans un bref instant, intensif et crucial, où l'avenir tout entier se dessine suivant ce qui sera fait ou non. Par la suite, d'autres nœuds surviennent plus ou moins serrés ou contraints, ils peuvent prendre la forme d'un examen, d'une déclaration d'amour, d'un accident, d'une guerre, d'un choix, d'une élection. Lorsqu'ils surviennent, la tendance naturelle est de les éviter, tellement ils créent de l'incertitude et de l'angoisse; mais ils restent néanmoins inévitables et même l'acte de fuite fait partie d'une des solutions possibles. A la croisée des chemins, dans un laps de temps court, où tout peut basculer, bifurquer, se génère la destinée et la fatalité d'une vie ou d'une communauté de vies.

Les élections Européennes approchant, je livre ici l'image qui se dessine en moi, progressivement, celle du MoDem confronté à un nœud de convergences et de probabilités dont le résultat pourra fortement incliner sa trajectoire actuelle.

Je m'inquiète, de nature pessimiste, j'envisage toujours le pire, et cela ne s'arrange pas lorsque je pressens les arguments de la campagne qui s'annonce et dont je viens d'entendre quelques brides sur une radio. Les élections Européennes consisteraient grossomodo en une campagne d'explication de textes et de formation des Français. Si cela se confirmait, nous ne serions pas aidés, à mon sens, pour obtenir un dénouement favorable pour l'Europe.

Nos élites continuent à ignorer la réalité, comme si personne n'avait encore saisi le contexte politique et social ainsi que la défiance des citoyens envers l'Europe (voir d'autres articles sur le même sujet, ici et ). Et revoilà « l'élitomania » de nos dirigeants pro-européen, ne doutant de rien, la campagne s'approchant, ils nous préparent encore le plat unique des menus de campagne, réchauffé au micro-onde de la marque « ImaginationLess » puis déposé sur des plateaux repas « à jeter avant de consommer », que l'on va essayer d'abord de mâcher, puis simplement de mâchouiller, et que l'on finira par recracher, qui même noyé dans des litres de sauce épicée, qui même suggéré langoureusement à l'oreille par une blonde à forte poitrine, ou alors crié au porte voix par le Fatal Bazooka lui même, ne provoquera chez les Français que haussements d'épaule et désintéressements

Dire que la campagne électorale sera d'abord une campagne d'explications, sous entend déjà que l'on considère les Français comme des gens stupides, pas assez cultivés pour comprendre leurs propres intérêts. Toi y en avoir compris? Mais alors comment expliquer le fait que les jeunes sont en majorité réfractaires à l'Europe alors qu'ils sont parfaitement formés par le système éducatif! A croire que la formation a un effet opposé au but recherché!

Le problème est bien différent, le Grand Soir de l'Europe ne fait plus succès auprès des masses populaires, et bal communal du samedi soir, où papa danse avec maman en se frottant la panse sur du cha-cha-cha, n'a plus de succès chez les jeunes. On se demande bien pourquoi d'ailleurs? Alors avec un discours aussi sexy et dynamique, à endormir une chouette en pleine nuit, la participation pour les prochaines élections sera catastrophique. Une bonne fois pour toutes, rangeons dans un musé tous ces vieux disques vinyles rayés, avec leurs discours grésillant, puérils, ringards qui font déguerpir les électeurs comme des lapins de garenne le jour de l'ouverture de la chasse.

De plus, personne ne s'en doute encore, mais le Modem est attendu au coin du bois de l'Europe, fusils braqués et armes aux poings. Après la défaite des législatives, des municipales, va-t-on y rajouter la troisième couche, une déroute aux Européennes? Comme signe avant coureur et de mauvaise augure, lorsque la campagne Européenne est évoquée, certains s'empressent d'ajouter, peut-être à raison, qu'il ne faut pas trop s'en inquiéter, que les élections locales se profilant par la suite, seront bien plus importantes pour le MoDem. Mais cette posture, d'office à la recherche d'excuses, signe déjà l'aveu précoce et inconscient de l'échec qui s'annonce.

Bien sûr, les considérations financières s'imposent de fait. Le MoDem n'est pas riche, il est même très pauvre, et ne pourra pas supporter une campagne intensive, alors la stratégie s'orientera naturellement vers les médiats nationaux, vers la télévision, à Paris! Doit-on dépenser l'argent des militants inutilement dans une élection qui va intéresser personne? C'est frappé au coin du bon sens gestionnaire, mais l'est-il pour autant au bon sens politique? Les télévisions sont spoliées et soumises à la logique archaïque de l'affrontement de deux camps: les socialistes contre la droite. C'est un secret de polichinelle, la presse est confisquée par des castes et des familles amies du pouvoir en Place. Alors le MoDem jouant sur les médiats pour se refaire une santé fera pour le moins un pari risqué.

Le nœud de configurations qui nous attend en juin a une logique propre qui ne sera réellement comprise qu'une fois les élections terminées. Il sera alors trop tard pour agir. Alors qu'elle stratégie devra choisir Bayrou et son équipe. Faudra t-il dépenser le minimum sur le terrain et garder des forces pour la suite, ou au contraire, faudra t-il investir le maximum et demander par la suite une contribution nouvelle aux militants? Le MoDem devra t-il se comporter comme un comptable ou comme un visionnaire?

Personnellement, j'ai toujours tendance à considérer plus le côté dynamique, essayant, de soupeser les effets de masse, d'inertie, de m'intéresser plus aux variations d'inclinaison des trajectoires. Et il ne faut pas beaucoup de temps pour s'apercevoir que le MoDem, modeste avion monomoteur pétaradant, restant, faut-il le rappeler, sur deux lourdes défaites consécutives, ne cesse de perdre de la vitesse. Lorsqu'il entrera dans les perturbations du nœud de bifurcations des élections, il sera balloté lourdement par les quadri-réacteurs Airbus 380 de l'UMP et du PS. De plus, ce dernier, requinqué, sera mené par un nouveau secrétaire qui aura à cœur de prouver sa véritable légitimité.

Maintenant, pensons y, ayons le courage d'envisager une troisième défaite consécutive, qui plus est, loin derrière le PS, semble t-il notre cible stratégique. Et bien je crois, camarades, que nos carottes oranges seront cuites et bien cuites. La sortie du nœud de bifurcations sera désastreuse pour nous, notre plan de vol ressemblera plus à la spirale fatale, dite de l'avion en feu, qui tombe dans un bruit de sirène, puis qui s'écrase avec un grand boum, et alors que sous le choc les oiseaux s'envolent, une boule de flammes s'élève au dessus d'une colline, silencieuse.

Alors ne pourrait-on pas utiliser ces élections Européennes pour redresser enfin la trajectoire de notre biplan, et pour continuer à voler, tant bien que mal, quitte à faire un ravitaillement en vol en demandant une rallonge aux militants, pour peut-être atteindre en position honorable les très lointaines élections locales

Mais ceci étant dit, rien n'est réglé, le problème reste entier, la stratégie est une chose, le discours en est une autre, à savoir quel véritable message Européen pourra redonner de l'espoir aux citoyens. Et donc, par exemple, voilà la raison profonde de la Quête du Graal de l'Europe, que je conseil à bien des militants de mener, afin qu'eux aussi affrontent leurs démons, leurs croyances et leurs convictions. Car une fois les démons nommés et contenus, la réflexion peut s'étaler sereinement pour trouver les réponses, les concepts, et les idées qui nous mèneront enfin vers un avenir Européen serin.

 

06.09.2008

Election Européenne 2009: La Boîte à Outils

 

 

L’Election Européenne

La boîte à outils 2009

 

Voici la dernière ligne droite de cette campagne. Alors, j’ai envie de redonner un peu de gravité à cette élection qui aujourd’hui à mes yeux, encore plus qu’hier, est un vrai choix politique :  

 

refexion.jpgIl y a maintenant deux mois, je commençais le blog « La Mécanique de l’Orange » avec un résumé - traduction d’un texte paru dans le Journal « El Pais », qui suite au NON Irlandais analysait le sondage Eurobaromètre Flash 245, juin de 2008. Il ressortait de ce sondage deux données importantes.

 

D’abord, il montrait la formation d’une fracture sociale européenne. Une large majorité d’Européens considérait que l’intégration Européenne ne bénéficie qu’aux entreprises et pas aux citoyens. L’Europe étant perçue comme un projet fondamentalement économique, libéral, menaçant la sécurité de l’emploi. Les citoyens voient une Europe qui avance à grands pas du point de vue économique avec l’établissement d’une monnaie unique, de la libre circulation des personnes, des biens et des services, mais constatent d’un l’autre côté, que les politiques sociales européennes à caractère « redistributives » végètent, ou n’existent même pas à l’état de germe. Dans la plupart des cas,ces politiques se cantonnent uniquement au niveau national, avec des états agissants seuls, soit pour pallier les effets de l’Europe, soit ouvertement pour corriger celle-ci. Ainsi on voit apparaître des bricolages, qui à coup de bandes adhésives tentent de contourner ouvertement les lois Européennes afin de venir en aide, ici aux pêcheurs, là aux camionneurs sinistrés ; les médias présentant l’Europe comme le grand méchant loup qui ne lève pas le petit doigt et laisse dépérir les artisans sur l’hôtel du libéralisme.

 

Mais le sondage pointait aussi l’apparition d’une fracture générationnelle classée d’une importance égale à la fracture sociale. La raison première de la reconstruction Européenne, supérieure à toutes, établir une paix durable en Europe, n’a plus de sens pour les nouvelles générations qui se posent des questions d’un ordre différent. On a affaire à de la logique floue, d’origine juvéno-culturelle, difficile à cerner. Peut-être que l’Europe leur apparaît comme une espèce de mammouth qui sent la naphtaline, un truc archaïque parfaitement illisible, un refuge de vieux notables profitant du système. On connait tous la chanson : « Et c’est en sortant vers minuit, monsieur le commissaire, que tous les soirs, sortant de chez la Montalant, de jeunes peigne-culs nous montrent leur derrière en nous chantant : les bourgeois c’est comme des….». Pour faire court, elle n’est plus aussi sexy la mariée. De dos, elle est majestueuse et sa robe scintille de mille feux, mais lorsqu’elle se retourne c’est la bérézina. Avec l’âge, elle a pris des rides, du bide, mariée.jpget du poil au menton. Les jeunes se moquent d’elle ou alors en sont dégoutés, comme quand leurs grand-mères leurs font des grosse bises piquantes et baveuses qu’ils essuient, immédiatement, du revers de la manche avec un rictus de dégout. Ils voient le monde du haut de leur jeunesse et ignorent les vieux jouets en bois.  

 

Mais alors que faire ? Nous connaissons tous l’enjeu majeur que représente l’Europe pour notre futur. On ne peut pas baisser les bras, dire que c’est la faute des autres et démissionner. Et puis, il y a l’avenir du MoDem. Et si le MoDem ne faisait pas un bon score aux Européennes, et s’il était laminé alors que l’Europe est notre identité profonde, notre cheval de bataille. L’enjeu est crucial. Dans cette élection, on joue notre peau. Il faudra soit, relever le défi, stopper la descente infernale vers l’Euroscepticisme et par la même occasion redorer le blason de notre parti, soit végéter misérablement dans l’ombre, la tête basse, dépouillé de tout, et finir par disparaître.

 

Peur.jpgUne question va inévitablement se poser. Dire quoi ? Les jeunes nous rient au nez, les masses populaires nous regardent de travers. Quel message le MoDem devra t-il transmettre pour convaincre de son utilité et de l’exigence absolue d’une Europe forte pour garantir notre futur ? Tout le monde a échoué ces dernières années et pas seulement en France. Et là, j’entends mon cœur qui fait boum boum, l’angoisse de la page blanche. Cette question me fait l’effet d’une barrière montagneuse, massive, qu’il faudra gravir, avec des crêtes glacées, si hautes quelles découpent tout au loin, bien au dessus des nuages, le ciel bleu azur, notre destination. Et voilà ce cauchemar qui revient, celui de l’examen sur l’algèbre des hiéroglyphes alors que je n’ai pas révisé et que j’ai manqué la moitié des cours.

 

Quel message devrons-nous porter? Si vous demandez autour de vous, vous serez surpris du nombre de réponses toutes faites. Chacun y ira de sa petite théorie et ça se terminera par de la cacophonie :

 

« Moi je sais. Je suis très confiante, n’ayez pas peur, ne cauchemardez pas monsieur. Bayrou trouvera, comme pour les élections présidentielles, l’innovation nécessaire pour apporter des idées. Il nous suffira simplement de répéter ses propos, mot pour mot. Donc pas de problème, mes amis dormez en paix, Dieu nous bénisse, il veille sur nous. »

 

«Mais non Julie, non, moi je suis d’avis d’être plus opiniâtre. Enfin voyons ! Vois-tu, Il faut se démener, expliquer l’Europe encore et toujours, répéter une fois, deux fois, dix fois s’il le faut, prendre sont temps et convaincre. De la ténacité mes amis, de la ténacité, ils finiront bien par comprendre. Employer des mots simples, à leur porté, et surtout n’oubliez pas de rappeler toujours ce que l’Europe nous a apporté de bien par le passé. »

 

« Cette énergie dépensée ne te servira à rien Charles, soit plus malin. Il faut d’abord voir d’où vient le vent, puis caresser les gens dans le sens du poil, en leur disant ce qu’ils ont envie d’entendre. C’est simple !»

 

«Benoit, soit réaliste, ça nous fera dire n’importe quoi. Soyons plutôt stratégique, on fait semblant de faire campagne pour l’Europe, mais en réalité on détourne systématiquement sur le national et on tombe à bras raccourci sur Sarkozy, là on est sûr de marquer des points.

 

Et bien Charlotte, tu es plutôt guerrière. Non, ça se verra trop. Je conseille plutôt de cuisiner tout ça, de prendre un peu de chaque ingrédient, de bien doser, on rajoute du colorant orange puis on fait monter la mayonnaise.

 

Je ne veux par être pessimiste Sophie, mais elle ne prendra pas cette mayonnaise orange, c’est foutu d’avance. Ils sont trop forts. Et nous, en plus on est nul. Nous ne sommes même pas capables de nous entendre entre nous, alors mener une action commune, vous parlez d’un projet utopique. Ne vous fatiguez pas les amis. C’est voué à l’échec.

 

« Mais prends toi donc des antidépresseurs, tu n’es… »

 

Bref, ils ne vous convaincront que d’une chose de ne surtout pas spéculer dans le vide. Alors reprenons au début et essayons de procéder par méthode. Si d’abord on commençait par écouter ce que veulent nous dire les gens. Tendre l’oreille n’engage à rien et ça peut aider. Si, si, je vous l’assure ! Qu’ils soient libéraux, socialistes, d’extrême droite, d’extrême gauche, jeunes, vieux, nourrissons, non pas nourrissons !…nourrissons nous de leur contribution !

 

Mais écouter les gens suffit-il pour construire un argumentaire répondant aux interrogations des citoyens?

 

Bien sûr que non, en parallèle il faut travailler et s’informer sur la réalité du monde, la situation de nos états, les défis Européens qui se posent à nous. On peut en citer rapidement :

-Quelle constitution, quelle défense ?

-La gestion de l’énergie, l’industrie, la recherche.

-Quelle Solidarité ?

-Le défi de l’Asie.

-Quelle diplomatie Européenne ? Les relations avec la Russie, la chine, l’Afrique, les USA, la Méditerranée.

-Les frontières de l’Europe, la question de la Turquie.

-L’environnement, le développement durable, l’agriculture.

-Nos cultures, nos éducations, nos langues.

 

lecture etude.jpgMais encore une fois, écouter les inquiétudes des gens, leurs demandes, et ensuite face à cela, connaître la réalité du monde ne suffit bien évidemment toujours pas pour construire un message politique. La cohérence viendra de Bayrou. Il sera le troisième étage de notre fusée Européenne qui nous mettra sur orbite en portant le message au niveau national.

 

 De notre côté, il faudra, faire campagne avec loyauté, coupler les connaissances acquises sur notre terroir à celles des grands défis Européens. Ainsi, nous sauront former des liens avec nos concitoyens pour trouver le chemin de leur confiance. Car leurs témoignages nous auront permis de les comprendre, la connaissance des grands thèmes de l’Europe nous aura permis d’acquérir une vision globale. Les deux réunis nous permettront de construire un discours en même temps appliqué, orienté vers les gens, et éclairant de façon nette la nécessité d’une Europe Forte pour sauver l’avenir de notre modèle et préserver celui de nos enfants.

 

04.07.2008

Voyage en Europe

Du côté des Champions d’Europe de L’Europe Politique (aussi) : les Espagnols

Découvrez un article assez intéressant et qui présage déjà des thèmes d’une campagne Européenne qui s'anonce sombre.

L’article ici résumé paragraphe par paragraphe a été publié dans "El Pais", il analyse un sondage européen et tente d'en interpréter le contenu. José Ignacio Torreblanca en décripte les mécanismes et trace un portré péssimiste de L’Union Européenne avec l'apparition claire d'une double fracture,  sociale et générationnelle. En voici une syntèse

 

¿Quién teme a la Europa feroz?

Qui a peur de la Méchante Europe  (Sous entendu du grand méchant loup)

JOSÉ IGNACIO TORREBLANCA 30/06/2008

  Mientras la Unión Europea intenta recuperarse de la resaca provocada por el no irlandés, vamos conociendo algunos datos que nos permiten entender qué pasó el 12 de junio. Un estudio de opinión (Eurobarómetro Flash 245, Comisión Europea, junio de 2008) llevado a cabo inmediatamente después del referéndum dibuja un panorama muy preocupante para el futuro de la integración europea.

Alors que L’U.E. tente de récupérer de sa gueule de bois après le Non Irlandais. Le journaliste se propose d’analyser le sondage (Eurobarómetro Flash 245, Comisión Europea, junio de 2008) qui selon lui dessine un panorama très pessimiste du futur de l’intégration Européenne.

Un sector creciente de la opinión pública percibe la unidad europea como un proyecto económico

 L’Europe est perçue de plus en plus comme un pur projet économique

En primer lugar, el sondeo muestra que el Gobierno irlandés no se tomó el referéndum lo suficientemente en serio. La mitad de los que se abstuvieron y uno de cada cuatro de los que votaron no lo achacaron a la falta de información acerca del tratado. Además, el estudio también muestra que los promotores del sí fueron tan poco persuasivos en sus argumentos que hasta los partidarios del Tratado de Lisboa consideraron que la campaña de la oposición había sido más convincente. Teniendo en cuenta que la mayoría afirmó haber decidido su voto durante la campaña (un tercio incluso confesó haber cambiado de opinión gracias a ella), el resultado no es tan sorprendente como pudiera parecer.

En premier lieu, le sondage montre que le gouvernement Irlandais n’a pas pris le référendum suffisamment au sérieux

50% des absentéistes et 25% des votant rejettent la faute à l’information approximative sur le traité.

Les défenseurs du « oui » ont étaient si peu convaincants, que même ceux qui ont voté oui disent que les arguments contraires étaient plus convaincants, alors que la majorité des votants ont prix leur décision durant la campagne et que 1/3 des votants ont changé de d’opinion à cause d’elle.

Pero de forma más importante, el estudio pone de manifiesto que la Unión Europea no sólo tiene dificultades de comunicación, sino un severo déficit de legitimidad en algunos sectores sociales y, a la par, un importante problema generacional. Por un lado, el sí se impuso claramente entre los mayores de 55 años (por nada menos que 25 puntos de diferencia), profesionales y empresarios (por una nada despreciable diferencia de 20 puntos) y entre las personas con estudios superiores (por 14 puntos). Al otro lado, el no ganó abrumadoramente (¡por la increíble cifra de 50 puntos!) entre los trabajadores manuales, entre los menores de 30 años (por 30 puntos) y entre las mujeres (por 12 puntos).

Le sondage met en évidence aussi un problème la fois générationnel et social. Le « oui » est clairement majoritaire dans les tranches d’ages au dessus de 55 ans, parmi les cadres et les personnes diplômées. D’un autre côte, le « non » est largement majoritaire dans les classes ouvrières parmi les jeunes de moins de 30 ans, et aussi parmi la gente féminine.

Esta polarización de la opinión pública irlandesa es coherente con algo que se observa también en los otros Estados miembros: que para la clase trabajadora, integración europea y globalización son dos caras de la misma moneda. Así, al igual que una mayoría clara de europeos (63%), considera que la globalización beneficia a las empresas, no a los ciudadanos, un sector creciente de la opinión pública europea percibe la integración como un proyecto de contenido fundamentalmente económico y de corte liberal que amenaza su seguridad en el empleo.

Le journaliste fait le parallèle avec la situation d’autres pays de l’Union, où pour la classe ouvrière la Mondialisation et l’Intégration Européen ne font qu’un. Ainsi 63% des européens considèrent que la Mondialisation ne bénéficie qu’aux entreprises et pas aux citoyens. L’intégration Européenne est donc perçue comme un projet fondamentalement économique et libéral qui menace la sécurité de l’emploie.

¿Hay razones para temer a Europa? Desde luego. Desde los años ochenta, las políticas de creación y liberalización de mercados han avanzado muy rápidamente, dando lugar a una Unión Económica y Monetaria con plena libertad de circulación de bienes, capitales, servicios y personas. Sin embargo, las políticas correctoras de mercado o de carácter redistributivo (sanidad, educación, fiscalidad, pensiones, medioambiente, etcétera) o han avanzado muy lentamente o han quedado confinadas en el ámbito nacional, siendo percibidas como inoperantes o carentes de viabilidad por los ciudadanos.

Le journaliste met en opposition d’une part,  l’avancée très rapide de l’Union du point de vu économique et monétaire avec la libération des biens, des services, la libre circulation des personnes, et d’autre part, la stagnation ou le cantonnement au niveau uniquement national, des politiques correctrices du marché, à caractère redistributif

Este carácter sesgado de la integración europea provoca tensiones sociales que no se pueden ignorar, so pena de conducir a una grave crisis de legitimidad cuyos efectos son ya evidentes. Las manifestaciones en Bruselas contra las políticas de la Comisión son habituales, pero nunca se había visto, como hasta ahora, quemar banderas europeas (dado el precio del combustible, se trata de un esfuerzo simbólico que merece la pena anotar).

L’intégration Européenne provoque des tensions sociales que l’on ne doit pas ignorer sous pêne d’aboutir à une crise majeure. Les manifestations à Bruxelles contre la commission Européen n’ont jamais étaient aussi vives.

Tan grave como la fractura social que apunta el sondeo es la fractura generacional. La Unión Europea ha vivido hasta la fecha de los sentimientos de identificación forjados sobre las ruinas de la Segunda Guerra Mundial. Pero la reconciliación franco-alemana, aunque a la luz de los sondeos todavía conmueva a los mayores de 55 años, difícilmente constituye un motor de europeísmo para las generaciones más jóvenes.

La fracture générationnelle pointée par le sondage est aussi importante que la fracture sociale. Le moteur de la reconstruction Européen motivé par le désastre de la seconde guerre mondiale n’existe pas du tout dans les nouvelles générations.

 Quelques Questions:

A tort ou à raison, les masses ouvrières se défient de l'Europe, d'où le danger d'un Message Démocrate pro-Européen trop naïf, comme on sait si bien faire chez nous... La question de fond est de savoir comment construire une Europe vraie, rassurante, protectrice et aimée. Quelles sont les idées réalistes, et pour une fois concrètes et convaincantes, que l'on doit mettre sur l'échiquier Politique. Il est temps dés aujourd'hui d'y penser. Demain, il sera déjà trop tard.

Alors réfléchissons un peu

La Mécanique de L'Orange vous salut