30.09.2009
Je suis le garant de la supériorité de notre Nation.
Ne remarquez-vous pas que les politiciens, notre gourou adoré inclus, d'ailleurs, ainsi que les intellectuels établis de la crédébilitude médiatique ont, ces temps-ci plus que dans le passé, ont une fâcheuse tendance à se référer à une entité fictive, qu’ils suggèrent dans notre inconscient collectif, par des artifices d’une langue de bois précieuse et subtile sachant bien se faufiler là où ça fait du bien… : la France Éternelle. Le dire sans le dire, le nommer sans le nommer, faire du Pétain tout en s'exhibant de gauche ou en se proclamant démocrate. Voilà le tour de force de nos penseurs d'aujourd'hui.
Est-ce le fait de la crise? Est-ce le fait d’une résistance à cette perte des repères liée à la mondialisation? La référence à une France imaginaire dominant le monde de sa culture et de sa pensée, la France soi-disant du siècle des lumières, tenant toujours la barre, se fait de plus en plus fréquente.
Mais en fait, que se cache-t-il derrière ce raisonnement normalisateur, dogmatique, derrière ces suppositions gratuites, sans fondement, derrière ces éloquences creuses parsemées de racisme au quotidien? Que se cache-t-il derrière cette philosophie pernicieuse qui consiste à s’auto-proclamer race culturellement supérieure ?
La langue de bois est une anguille vicieuse qui sert la volonté de certains pour s’approprier le pouvoir, jouissif, central, la culture soumise, acquise à sa gourmandise, dominée par sa volonté. Voilà la raison, la seule raison de cette propagande nationaliste. La peur du régionalisme, de l'autogouvernance, la peur ancestrale qui hantait ces premiers rois de France sans aucun pouvoir politique réel sur le royaume. Il ne peut s’agir que de cela, de tenter de sauvegarder ce pouvoir absolu et inquisiteur instauré par Louis XIV. Celui de la révocation de l'édit de Nantes. Ce pouvoir amplifié par la république, niant encore plus sauvagement les provinces et leurs cultures, les écrasant d'avantage.
Cette absurdité, à laquelle on se prête si facilement, cette propagande du phantasme collectif, par laquelle on aime se faire pénétrer, est digne des dictatures les plus pernicieuses. Car à bien réfléchir et à bien regarder, il y a peu de pays, à part les états totalitaires, où le dialogue social est aussi pauvre qu’en France. Car à bien réfléchir et à bien regarder, il y a peu de pays, autres que les états totalitaires, où les cultures régionales sont aussi écrasées par le centralisme dogmatique du pouvoir. Car à bien réfléchir et à bien regarder, il y a peu de pays, sauf pour les états totalitaires, où les prisons sont aussi délabrées qu’en France. Car à bien réfléchir et à bien regarder, il y a peu de pays, si ce n'est dans les états totalitaires, où l’arrogance et le sentiment de supériorité est aussi développé qu’en France.
Arrêtons, stoppons la propagande, intégrons nous dans un monde serin, sans chercher à tout prix le rapport de force ou un quelconque classement de grandeur d'âme. Travaillons de façon sincère aux progrès de l'humanité. Travaillons de façon pragmatique, juste en essayant de faire.

Vous ne trouvez pas que la moustache lui va bien?
21:56 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : supériorité nationnale, france, arrogance, pouvoir central
13.09.2009
La Famille Démocrate vend aussi ses enfants.
Fils ?
Oui père ?
Que t’ai-je enseigné ?
Mais rien père.
Alors remercie-moi. Si je t’avais enseignai tout ce que je savais tu ne saurais rien aujourd’hui.
Heu…oui, c’est vrai père, merci.
Fils ?
Oui père !
Ai-je été un bon chef-de famille ?
Non père, jamais. Tu as toujours été absent, tu as trahi maman maintes fois et ramené des femmes à la maison, en plus, tu lui as fait des enfants dans le dos.
Alors remercie-moi. Si je m’étais comporté en chef de famille responsable, tu ne saurais pas ce qu’est la dureté de la vie, tu serais encore naïf et tu n’aurais jamais connu l’apprentissage de la débrouillardise.
Ben…oui, c’est vrai, merci père.
Fils ?
Oui père ?
C’est quoi une famille pour toi?
Je ne sais pas trop, père. Mais, mes camarades du MoDem me disent souvent qu’au Modem nous formons tous une vaste famille démocrate.
Humm, oui, le MoDem, oui je vois. J’en ai entendu parler. Une famille très large, m’a-t-on dit, un peu comme la notre, hein mon fils ? Tu t’y trouves bien dans cette… Famille ?
Comme dans la notre père, ça ne change pas !
Voilà, la fiction pourrait bientôt devenir réalité. L’Université d’été du MODEM se devait de rebondir après l’écrasante et humiliante défaite des Européennes. A-t-on vu un rebond ? Oui ? Non ? Certains disent glissade, d’autres disent virage. Une chose est sûre, la communication est loin d’être suffisante, et la confusion s’étend comme une tache d’encre.
Pour comprendre les événements actuels, il faut retracer l’historique récent du MoDem : la « Défaite ». Je rappelle pour ceux qui n’auraient pas encore compris, défaite—très— CUISANTE. Je rappelle pour ceux qui n’auraient pas encore saisi, défaite—très—minimisée, esquivée, déniée, répudiée, (pour d’autre synonymes référez-vous au dictionnaire) en deux semaines pendant les vacances. Je revois encore Zizou à la rescousse (idée piquée sur mon blog, soit-dit en passant), puis le coup de peinture et les deux taloches de plâtre sur les fissures de la maison Parisienne. Je me remémore les deux pas chassés élégants, le pas sur la droite, le pas sur la gauche, puis la courbette vers l’avant, les salutations d’usages, les bénédictions nécessaires, encens à droite, encens à gauche, pesé, emballé, envoyé, fini n’en parlons plus.
Comme si cela suffisait. Comme si cela pouvait apaiser. Comme si cela pouvait tout effacer de notre mémoire soi-disant virtuelle. Et pourtant elle tourne, la défaite! Toujours.
Mais non, vous ne comprenez rien à la politique. Ce ne sont que des Européennes, cela ne vaut rien. Et puis les français ne se sont pas mobilisés à cause de la crise. Et puis ils se sont défoulés sur les idéalistes. Et puis ils ont été manipulés. Et puis patati. Et puis patata. C’est la faute à tati. C’est la faute à tata.
Pour repartir vers l’avant, rétablissons d’abord la vérité, aussi honteuse soit-elle. Le parti démocrate, le parti Européen par excellence, s’est comporté comme le parti le plus timide, le plus insignifiant, le plus nul (n’ayons pas peur de la vérité) en propositions pro-européennes visibles et identifiables par tous. Un végétal, que dis-je un végétal, une urne funéraire, une limace à l’imagination desséchée et au courage politique d’un petit toutou fuyant la queue entre les jambes. Le MoDem a montré des faiblesses extrêmes en : organisation, en compétences, en convictions, en travail d’équipe, en idées, en innovation, en clarté. Il a manqué de tout ce qui fait que l’on a envie de voter pour lui. Ce fut si vrai, que dés que la campagne a véritablement commencé, deux semaines avant les élections, le Modem qui vivait jusqu’alors sur son image dorée, sur l’idée d’un passé présidentiel glorieux, sur un nuage de vanité, fut littéralement déchiqueté, d’un coup, par l’efficacité tranchante des autres partis. Maintenant c’est dit.
Bien sûr personne n’est parfait. La critique est facile, après coup. Allez, les gars on refait le match en rotant et bougonnant devant un demi-litre de bière ! La défaite arrive même aux meilleurs. Ce n’est pas pour cela qu’il faut tout casser, changer d’équipe, d’entraineur, virer le masseur, les pom-pom girls et le chauffeur du bus. Non, bien sûr que non. Mais peut-on tirer les raisons d’une défaite électorale en deux semaines ? Oui ? A d’autres ! Un petit rappel des faits. D’abord le psychodrame. Terrible ! Puis dans l’urgence, l’organisation de réunions pour une psychanalyse collective des militants encore sous le choc, collection de leur réactions et témoignages, rédaction de rapports, acheminement des rapports, étiquetage des rapports, classement des rapports, archivage informatique des rapports (super important celui là), triages papier des rapports en plusieurs exemplaires, désignation d’une commission de lecture des rapports, synthèse des lectures des rapports, commission de lecture des synthèses de lectures des rapports, enterrement des rapports. Ainsi va le MoDem…
Passons sur ce bidonnage. Les véritables conséquences de la défaite s’inscrivent dans une réalité que les militants perçoivent tous les jours sur le terrain, juste en discutant avec les gens : le Modem en a prit un sérieux coup, il est par terre et il n’est pas prêt de se relever de si tôt. Déjà les Régionales apparaissent sérieusement compromises, car aucun parti ne peut se relever d’un K.O. en quelques mois. Surtout si personne n’a sonné la cloche et que les coups continuent à pleuvoir.
Ceci étant dit, revenons à l’Université d’été. Forcément, après les fâcheux événements, elle devait-symboliser le tremplin pour relancer le mouvement démocrate, comme Zébulon monté sur un ressort (culture…). Bayrou s’étant fait discret tout l’été, des cigales en ont profité pour chanter à gorge d’éployée. D’aucuns ont pu d’ailleurs le regretter, bien amèrement, en entendant les conneries monumentales de Sarnez, insultant vertement les militants Démocrates, quand elle explique à Robert Hue, entre autres, que « ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare ». Insulte ultime à faire à un démocrate, insulte que j’ai reçue en pleine figure «La baffe de Sarnez » autrement plus malvenue que celle de Bayrou. Je lui retourne donc ici. PAFFF! C’est fait !
Donc, en haut lieu (oui, tout est relatif…), il semble que l’on ait déjà tiré un trait sur les régionales, la concentration se porte sur les présidentielles, et l’Université d’été fut surtout le début de mise en route de la machine électorale en vue de 2012. On mise tout sur l’homme Bayrou, avec comme simple tactique : l’offre publique d’ouverture…à gauche. Elle vaut se qu’elle vaut. Est-ce la bonne ? 2012 nous éclairera sur ce point.
En attendant, il faut assurer le quotidien du militant de base. Comment nourrir sa motivation vorace et son imaginaire politique débridé ? Quels produits dopants y a t-il en stock ? Quid des régionales ?
Revenons au point de départ de ce billet, à la Famille Politique, aux fondamentaux de notre militantisme, à la couleur de notre région d’Alsace, à la conception historique Alsacienne, si intelligente (je peux me le permettre, je ne suis pas alsacien d’origine...) de notre société, et toc pour les parisiens…. La stratégie MoDem des régionales Alsacienne est simple, on le sent arriver…c’est : l’offre publique d’ouverture…à gauche ! Ben quoi, hé oui. C’est pour tout le monde la même soupe à la grimace. L’alsacien est discipliné, il devra se plier aux directives nationales. Et puis c’est tout.
Quid de notre spécificité ? (C’est l’Alsace qui parle)
La stratégie Nationale de Paris est applicable à tous. A gauche toute. Et puis c’est tout ! (C’est Paris qui parle)
Ma famille démocrate, celle dans laquelle je me sens bien, pour laquelle je me bats :
Est celle qui, croit en une liberté large tout en s’inscrivant dans les limites du respect de la collectivité.
Est celle qui, trouve les services publics nécessaires, mais qui en rejette l’injuste bureaucratie, qui les souhaite diversifiés, efficaces et modernes.
Est celle qui, refuse le dirigisme de l’état en tout, qui pense que la liberté individuelle d’entreprendre est essentielle pour le progrès de l’homme.
Est celle qui, pense que la justice se trouve aussi bien, dans l’égalité face à la loi de la république, que dans la reconnaissance de la récompense, nécessaire et glorifiante, issue des risques et de l’effort individuel.
Qui, refuse le collectivisme forcené. Qui, refuse la pensée unique. Qui, refuse l’impérialisme d’état. Ma famille Démocrate est aussi celle de la France entreprenante, de la France des idées, industrielle, rigoureuse, tenante, combattante.
Rappelons juste en passant que, le PS est le tenant du collectivisme, de la dette publique, qu’il se base sur la limitation de la liberté, sur la négation du travail, sur l’idée folle que l’on peut tous s’engraisser sans rien faire, et passer son temps à l’ombre ou en vacance, l’argent tombant du ciel comme par magie.
Rappelons juste que, le PS est la machine la plus sombre et biscornue que les partis politiques aient jamais construite.
Rappelons que, le PS est tenu par une aristocratie blanche encore plus bourgeoise que celle de l’UMP. Le miroir de toutes les faussetés.
Donc, à l’issue de l’université d’été, on uniformise les régions (semble-t-il) . Et puis c’est tout. L’enclume nationale s’abat aussi sur l’Alsace. Il faut gommer les spécificités culturelles. Pourquoi ne pas aussi gommer le mot même de région. Ca n’existe pas. Et puis c’est tout ! Savez-vous où se trouve l’alsace ? C’est du côté de la gare de l’Est, je crois, non ? Tout cela, dans le but de quémander quelques postes miséreux, de-ci, de-là, pour certains. Postes que l’on ne pense pas obtenir autrement, qu’en se prostituant, sans même parler du prix, ils donneront ce qu’ils voudront. Ayez bon cœur aux bons culs!
Nous devons absolument tenir sur nos valeurs, démocratiques, de partage, de respect collectif, de solidarité républicaine, de liberté d’entreprise, de récompense à l’effort individuel. Nous ne sommes pas socialistes. Merde, jamais je n’aurais imaginé qu’un jour il faudrait que je m’explique en clamant ma non appartenance au PS ! Bon sang, expliquons d’abord qui nous sommes, établissons notre camp, notre ligne politique, notre identification claire.
Après cela, uniquement après, après un premier tour, s’il le faut, on peut ouvrir le dialogue, lier des alliances sur un compromis précis, détaillé, délimité en durée et en espace. Cela peut se comprendre.
Mais, annoncer que tout est possible, d’entrée de jeu, sans même se présenter d’abord, est méprisant pour les militants et les électeurs. Si de plus, cette ouverture vague, sans objectifs et sans préalables, est généralisée brutalement et de façon uniforme à toutes les régions, alors on vire à l’impérialisme sauvage.
Mais bordel, que ne font pas certains pour essayer de s’approprier des postes à tous prix, aux mépris de nos valeurs.
23:55 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : famille politique, démocrate, orientations, modem, ps
08.09.2009
Le roi en talonnettes....BUZZZZZ
-N°126-
21:32 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkosy, image, tête, bidonnage, usine, taille
07.06.2009
Boîte aux lettres du désespoir
-N°113-
Deux nouvelles photos de boîte aux lettres que je viens de développer à chaud!

L'Europe est morte. Vive l'Europe!
Participation 40% en France, dépassant rarement les 40% en Europe...Cette Europe là semble avoir vécue... Il n'est pas concevable de construire une Europe contre les citoyens... C'est catastrophique. Maintenant il faut proposer une véritable alternative, une Nouvelle Frontière Européenne.

Sous le régime de l'UMP, et pour longtemps, me semble t'il...
L'UMP écrase, manipule, s'approprie les médiats, spolie la république, rien ni personne ne semble en mesure de mettre le système par terre. Maintenant qu'ils se sont renforcés, le triomphalisme va vite se transformer en arrogance, et on va souffrir le martyr...
Resserrons nos rangs, renforçons nos convictions, armons nous d'avantage, organisons nous mieux pour un avenir plus démocrate, et cela dès demain.
21:26 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, élection européennes 2009, résultats, boite aux lettres, tf1, ump, collusion
01.06.2009
Liberté de la Presse, partie III.
- N° 110 -
Chose promise chose due, il fallait que je termine ce troisième volet sur la liberté de la presse. Il fallait, il fallut, il aurait fallu que...Car avec le beau soleil, me gagne l'envie de m'évader, de battre une autre campagne, celle des ballades en forêt ou des randonnées en montagne. Et puis les réunions de soutient aux têtes de liste, leurs préparations, les tractages, plus le temps infiniment grand que l'on passe à s'organiser, plus, d'un autre côté, les trois plants de tomates toujours assoiffés, à arroser constamment, plus, les deux belles salades encerclées de limaces sauvages et voraces à repousser à la fourche et au fouet, plus, les rosiers trop beaux, devant lesquels on passe des heures de contemplation béate, penchant la tête à droite, à gauche, pour chercher les meilleurs angles d'observation, plus, les bambous que l'on mesure précisément chaque heure pour voir si la théorie de croissance de 0,7mm/minute se vérifie. Et bien tous ces plus font surtout du moins en s'ajoutant, moins...pour militer sur le blog. Le temps imparti, durrrrrement négocié, c'est replié sur lui même, encore et encore, jusqu'à presque disparaitre.
Mais l'occasion fait le larron. Et Pierre nous pond un petit billet [ici] sur le journal « Presseurop ». Belle initiative, le journal est un véritable outil de connaissance sociale et politique européenne. Donc, parfait, tout va bien jusqu'à ce petit passage:
« Bien que financé à hauteur de 3 millions d’euros par la Commission européenne, Presseurop.eu s’engage à conserver une ligne éditoriale indépendante et pluraliste en présentant des approches contradictoires et raisonnées. L’équipe souhaite par exemple réserver une place à l’euroscepticisme »
Oui, là Pierre me rappelle à l'ordre, pour que oui... pour que je me bouge un peu, pour que je finisse cette satanée série sur les problèmes des médiats actuels. Les problèmes? Plutôt le problème. UN problème, celui qui engendre tous les autres. Car:
· Peut-on croire que les journalistes s'amusent en produisant de la merde?
· Peut-on croire que les journalistes ne sont pas conscients de la médiocrité de ce qu'ils nous livrent?
· Peut-on croire qu'ils sont fiers d'eux lorsque après de longues études, très difficiles, très techniques, après un long apprentissage, après l'acquisition d'une rigueur d'esprit et de qualités littéraires exceptionnelles, ils passent la majeur partie de leur temps à titrer sur la grosseur des fesses de la princesse untel, sur la longueur du tailleur de Carla B. ou sur je ne sais quelle couleur du chapeau de la reine d'Angleterre?
Bien évidemment non! Les journalistes sont aussi les victimes de ce système. Ils sont piégés et tentent souvent de faire au mieux. De donner un peu de forme à la merde qu'ils produisent.
La presse n'a qu'un seul problème et tout le monde le connait: le manque de financement venant directement des citoyens.
Le financement direct par le lecteur est bien entendu la seule garantie d'indépendance de la presse et des médiats en général. Lorsque ce financement vient à manquer et bien, dans un premier temps, la publicité prend le relai. Et avec ce premier relai apparaissent les premières contractions de la liberté de publier. Car le journal devient malgré lui un véhicule à images. Il transporte non plus seulement des faits, de l'information, mais aussi de l'invention pure, la publicité, le marketing, en d'autres mots, du mensonge, de la tromperie. On se retrouve avec ce paradoxe: du vrai et du faux, côte-à-côte, entremêlés.
Certains disent, pourquoi pas, le danger reste faible tant que l'on peut faire la différence entre la publicité, dont personne n'ignore la tromperie, et les articles du journal.
Mais le markéting a des exigences de propreté du support peu compatibles avec l'information. Il ne supporte pas de côtoyer, ni les scandales, ni les horreurs de la vie. Le marketing a besoin d'un monde idéalisé, lisse et rose, où le rêve et l'envie se confondent avec la réalité. Alors il va demander au support, sans le demander, comme de bien entendu, d'arrondir les angles, de lisser l'information, de gommer la cruauté du monde. Et plus un journal dépend de la publicité plus il produit des nouvelles inconsistantes, puériles, sans force et sans vérité.
Mais la publicité ne peut pas tout financer et lorsque les lecteurs se font vraiment trop rares, et bien les loups sortent du bois.

En France, durant ces dernières décennies, nous avons assisté sans réagir, mollassons que nous sommes, assoupis par la médiocrité de la réactivité politique, à part celle de Bayrou bien sûr, à la prise en main de la presse par des groupes industriels, qui n'ont rien à voir avec celle-ci. Pour faire des profits? Pas du tout! La presse rapporte soit des cacahouètes soit des dettes. Alors pour quelle raison des Dassault ou des Lagardère se sont-ils emparés de la presse Française? Simple diversification industrielle, vous répondront-certains. Par œuvre de civisme, pour la sauver, vous diront d'autres, qui nous prennent vraiment pour des cons. A d'autres, aux naïfs, pas à nous!
Lorsqu'elles se diversifient, les entreprises le font sur des secteurs de technologie similaire, ou sur des marchés adjacents et cela pour des raisons évidentes de rentabilisation, soit des outils de production, soit des compétences de R&D ou de force de vente.
Dans le cas précis, bien entendu, il n'y a rien de commun. Il n'existe absolument aucune sorte de similitude entre une grenade à fragmentation, un avion de combat Rafale, un missile, et une feuille de chou pour emballer le poisson. Les produits sont à des années lumières les uns des autres. Alors quelle est la raison de cette main basse? Car forcément il y en a une, forte, à la hauteur des sommes investies.
Pour la découvrir, regardons du côté de la stratégie et de l'intérêt primordial. Lagardère et Dassault font une très grande partie de leur chiffre d'affaire avec l'état Français. Ici, l'état Français ne désigne pas la République, non je parle du côté obscure, je parle du « POUVOIR » celui qui est apolitique, qui exprime simplement la volonté de se maintenir et qui fera tout pour cela.
Comment ces entreprises peuvent-elles négocier leurs affaires avec le « Pouvoir » en place, et en tirer un avantage? Qu'elles négociations peuvent-elles vraiment entamer lorsqu'elles sont entièrement dépendantes de celui-ci. Comment peuvent-elles malgré tout gagner énormément d'argent? Et bien le moyen qu'elles ont trouvé pour arriver à leur fin est justement celui qui consiste à s'emparer de la diffusion de l'information. Car c'est elle qui peut faire ou défaire un « Pouvoir ». En contrôlant la production de l'information, l'industrie de l'armement possède la meilleure monnaie d'échange pour faire fructifier ses affaires avec le « Pouvoir ». Elles peuvent étouffer une affaire gênante, ou plutôt choisir de se focaliser sur d'autres plus compromettantes pour l'opposition.
Bref, la collusion est simple à comprendre, d'un côté le Pouvoir classe les devis en secret défense, en contrepartie, de l'autre, les loups sont tenus en laisse ou lâchés sur l'opposition. Nous le comprenons tous, ce compromis tacite, ce deal, ce donnant donnant, cette corruption induite sans nom, est un danger extrême contre les citoyens et contre la démocratie, contre nous.
Des solutions.
Les solutions, il faut les rechercher dans les financements participatifs, en provenance directe des citoyens. Qui tient les cordons de la bourse, tire les ficelles. Les ficelles des citoyens sont celles de la démocratie, celle de la vérité, celle de la transparence et du service publique.
Alors peut-on imaginer une espèce de redevance, un impôt que percevrait l'état, et qui serait redistribué à la presse? Bien sûr que non. D'abord, il serait redistribué à qu'elle type de presse? Et puis, ce ne serait pas suffisant. Et puis un impôt supplémentaire. Et puis, et surtout, la redevance publique est une énorme escroquerie. On nous soutient que la redevance sert à financer la télévision publique, ce qui est absolument faux. A travers l'argent de la redevance c'est le POUVOIR qui finance sa télévision. Preuve supplémentaire, s'il en fallait, ce qui était fait sous la table devient officiel, maintenant le Président du parti au Pouvoir, Nicholas Sarkozy actuellement, choisit lui même les présidents des chaines de l'état. C'est donc bien l'escroquerie du siècle, l'argent récolté pour financer la télévision publique sert à financer la télévision du pouvoir en place.
Pour sauver la liberté de la presse, toute sorte de redevance, ou autres taxes collectées par l'état sont à proscrire. Le citoyen doit financer directement sa propre presse. Celle qui est à son service. Donc je reviens à Jean-François KAHN , à Nathalie GRIESBECK et à Yann WEHRLING, je reviens à leurs propositions pour combattre la crise [ici] et à ces établissements citoyens de financement de l'économie. L'idée avancée par JFK et ses colistiers consiste à dire qu'une partie de l'industrie, la plus stratégique, la plus sensible, la plus pointue, la plus prometteuse de richesse doit être financée de manière collective, par les citoyens eux-mêmes, et je rajouterai: de façon directe. Les intérêts sont évidents, le contrôle du financement par les citoyens permet: d'éviter les délocalisations, d'investir en France et non pas dans les paradis fiscaux comme le font les banques privées, de développer le durable en éradiquant la spéculation, de développer les régions et les collectivités locales, de fournir des emplois stables et respectueux des citoyens. Bien entendu, la presse faisant partie du socle de la démocratie, la liberté d'information étant un droit fondamental du citoyen, celle-ci doit être protégée par ce type de financement.
La presse qui serait contrôlée au moins à 34% par ces banques citoyennes n'aurait plus aucun lien, ni avec l'état, ni avec les grands groupes industriels. Alors libérée enfin du joug des puissants, elle travaillerait réellement pour les citoyens, c'est à dire pour nous...
01:18 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté, presse, médiats, financement, solutions
17.05.2009
Liberté de la Presse, partie II, « Le dormeur doit se réveiller ».
- N°105 -
« Le dormeur doit se réveiller »
Citation célèbre issue de la littérature de SF. Vous ne connaissez pas ? Et bien ‘Désensablez’-vous tout seul...
« Le dormeur doit se réveiller », cette phrase me vient immédiatement à l’esprit au moment où j’entame la seconde partie de la série de trois billets consacrée à la liberté de l’information. Le premier billet, ci-dessous, dessine le constat terrible de l’état dans lequel se trouve l’information aujourd’hui. Spoliée, détournée, truquée et affligeante, en décrépitude, soumise, timide, inadaptée, elle souffre et nous fait souffrir par la même occasion. Bref, nous en convenons tous, et pas seulement depuis la sortie du livre de Bayrou, pas uniquement depuis les affaires de TF1, d’Europe 1, ni depuis l’affaire Mediapart, c’est une vielle rengaine, une valse des anciens temps, mais dont le rythme s’accélère. Depuis deux ans, le danger est identifié, il porte des visages connus: Sarko et ses frères.
Le débat est enfin lancé de partout, regardez par exemple la vidéo que nous a dénichée Martine. Ce débat en illustre d’autres, très nombreux, qui se tiennent un peu partout (ici avec Jean François Kahn) sauf à l’UMP bien sûr.... Je tiens à remercier, en passant, Martine, devenue l’informatrice préférée de la Mécanique, mais aussi conseillère, mais aussi correctrice des défauts, mais aussi absolument nécessaire, certains ont de la chance ;-)
Débat de la ligue de l'enseignement : Médias et pouvoirs
envoyé par perspikace. - L'info internationale vidéo.
Revenons donc à nos moutons, pour une fois j’ai envie d’être très sévère. J’accuse. Je pointe du doigt (je sais ce n’est pas bien), les fautifs, les coupables,…euuuux là, oui là ce sont euuuux…, les mauvais, les traitres à la cause du journalisme,. A l’index TF1. A l’index Europe 1. A l’index la presse soumise aux vendeurs d’armes, aux Dassault et Lagardère, ceux qui représentent la perversion ultime du système capitaliste dans sa volonté de contrôle absolu. Les journalistes deviennent alors des armes de désinformation massive, téléguidés comme des missiles par ces vendeurs de bombes à fragmentation, faisant commerce tous les jours avec le diable, soumis au dictat du côté obscure de l’état, celui qui ne représente que l’intérêt de lui-même, contre nous tous.
Mais je rêve ! L’anti monde s’accapare du monde et personne pour s’en offusquer, personne pour l’interdire. Dans quelle société vivons-nous…
A l’index la compromission!
N’oublions pas non plus le journal « Le Monde » qui, durant la campagne présidentielle, prend ouvertement position contre Bayrou et pour Sarkos, en favorisant l’affrontement droite gauche, dont tout le monde connaissait l’issue inévitable, vue la faiblesse de Ségolène. C’est simple à partir de cet instant je les ai boycotté. N’oublions pas France-Inter, la fourmilière ouvertement socialiste sur la même longueur d’onde anti Bayrou pour une défense « royale » de Ségolène. Ne parlons pas de TF1 ou d’Europe 1, et de France 2. Durant la campagne présidentielle, seuls, me semble t-il, RTL s’en est bien tiré pour les radios et France 3 pour les télévisions. Pour RTL, il faut dire qu’avec Alain Duhamel et Jean Michel Apathie, deux journalistes que personne n’ose même simplement imaginer pouvoir intimider, avec eux en brise-glace à l’avant, en figure de proue de la rédaction, les autres collaborateurs se sont sentis suffisamment protégés et ont eu l’esprit libre pour fournir un travail honnête. Pour France 3, il me semble que cela est dû à une compétition interne avec la rédaction de France 2. France 3 se place plus en affranchi, en rebelle, et met un point d’honneur à bien travailler.
L. Tardy (UMP) : "A la place d'Albanel, je démissionnerais"
envoyé par asi. - L'info internationale vidéo.
Dernière affaire TF1, tous les principes sont bafoués, vidéo péchée chez Alcibiade
Donc oui je suis sévère, nous le sommes tous et avec raison, car nous sentons ce besoin réel d’information, dans le sens noble du terme. A la place, on nous sert la vente à la criée, le discours de l’arracheur de dents ou celui du vendeur de chaussettes. Nous avons besoin de respect intellectuel ! Nous ne voulons pas d’un journal engagé. Nous ne voulons pas d’un journal pour nous faire plaisir, ou pour nous faire rêver. Nous voulons un journal d’informations, informations tout court. Est-ce trop demander?
« Mais que veut dire « information » dans le monde complexe qui nous entoure ? Toi le mécano donneur de leçons, le sais-tu? Ignorant mécano pour qui te prends-tu ? Toi et ta soi-disant philosophie antisystème établi, anti formatage, anti moulage, anti clonage, anti pensée universelle, sauce que tu nous ressors à chaque nouveau billet pour lequel tu changes juste les légumes. On la connait, ta « systémie » de la diversité des hommes , des femmes et des idées, de ta contradiction systématique, et rasante à la longue, des experts du soi-disant système d’illusionnistes. Ridicule Mécano, on la connait ta rengaine! »
Merde un contradicteur à dent dure ! Ben non je ne le sais pas, j’ai du mal, n’ayant pas suivi de cursus littéraire, n’ayant pas fait de philosophie, encore moins d’école de journalisme, je suis peut-être le dernier des Globeurs à pouvoir répondre à cette question, pourtant je vais y répondre, car la mécanique est gonflée…et elle a des allié(e)s.
Pour répondre à cette question, je peux utiliser la chartre de qualité de l’information (merci encore Martine pour cette source) et reprendre une partie du contenu qui dit que le Journaliste est au service d’un droit fondamental autour duquel s’articule la démocratie : le droit à l’information. Il a pour mission de rechercher des informations, de les vérifier, de les sélectionner, de les situer dans leurs contextes, de les hiérarchiser, de les mettre en forme et éventuellement de les commenter. Ce service d’intérêt publique fondamental lui confère des responsabilités lourdes qui sont : de montrer de l’honnêteté, d’avoir le souci de la vérité des faits, de respecter les personnes, de respecter la diversité des opinions. Il doit refuser, la manipulation des consciences, la corruption et publier ce qui est de l’intérêt publique. Il doit montrer en toute circonstance la culture du doute. Voilà ce que nous dit entre autre la charte. Le problème est que quand on dit tout cela, on n’a rien dit, car la charte stipule aussi que cela devient possible si, et seulement si, la presse est indépendante… c’est la que les athéniens s’éteignirent…
Pour répondre à cette question je peux aussi utiliser la méthode « mécanicienne », dite des chemins de travers, qui consisterait à surtout ne pas ouvrir un dictionnaire. Interdit ! Interdit aussi de surfer sur Wikipédia. Pour revenir à la définition du journalisme, il suffirait juste de revenir à l’ENVIE du journalisme. Quelle est NOTRE envie, quel est NOTRE idéal de journalisme, celui dont on rêve.
D’ailleurs, cette méthode qui consiste à revenir à son envie, à son désir profond, peut s’employer pour bien d’autres sujets, et elle en dit beaucoup aussi sur soi-même. Elle permet de passer outre les systèmes embarqués, d’être toujours critique vis-à-vis des apparences, elle permet de démaquiller, de dépaqueter, de déshabiller sans pudeur. Revenons encore et toujours à LA source de NOS envies, pour définir ou pour redéfinir LES valeurs essentielles de NOS vies.
- Devient-on journaliste après avoir fait une école de journalisme ? La réponse probable est OUI !
- Devient-on journaliste après avoir juré craché sur la tête à Sarko (sur la tête à sarko, juste juré bien sûr ;-) ), si je mens je vais en enfer, je tends la main droite et je croise les doigts de la main gauche. La réponse probable est Oui !
- Devient-on VRAIMENT journaliste après tout cela ? La réponse évidente est NON !
Comme le dit la chartre de qualité, à la base, le journaliste est tout simplement un rapporteur. Il est celui qui nous fait connaitre des événements. Mais bien sûr, le travail ne s’arrête pas simplement à cet exercice littéraire, à la description physique. Le journaliste a aussi pour rôle d’éclairer le dessous des choses, de rapporter à notre conscience, de dénoncer ce qui se trame, de mettre en évidence ce qui nous guette. Le journaliste a un vrai travail, de veille, d’alerte et de décryptage. C’est là que tout se complique, car à ce stade peu d’entre eux survivent. Le travail devient difficile, la base du journalisme, établir une argumentation à partir de faits, ou idéalement utiliser des faits comme seule argumentation ; cette base là s’enfouie dans des eaux boueuses, dans les confiscations, obstructions et élasticités du sens. L’argumentation se mue en supputation, les faits se confondent avec leur interprétation, la vérité se mélange avec la supposition, le journalisme devient pure spéculation.
Le pire arrive, quand cet état de délabrement moral s’étale comme une pandémie, et s’impose comme la réalité du temps, à tous. Le pire arrive, lorsque plus aucun journal ne fait réellement son travail. Alors, je préfère presque lire le pire, des journaux. Avec eux, au hasard le Figaros, le bidonnage est sûr, c’est du qualifié, donc, la vérité apparait par son contraire, comme une boussole à l’envers. Par contre, lorsque cela vient des « meilleurs », par cette sorte d’infiltration constante, lente et sournoise, par ce poison invisible mais toujours présent, qui nous ronge lentement le libre arbitre, poison diffusé par France Inter et par Le Monde durant la dernière présidentielle, et bien, lorsque cela arrive, lorsque cela vient des « meilleurs », la douleur est d’autant plus forte. Il n’y a pas de pire trahison que celle des amis intimes. Alors eux, les meilleurs, deviennent par la trahison, les meilleurs des pires, en désinformation, les meilleurs en cette perversité ultime qui consiste à utiliser la confiance pour mieux poignarder dans le dos.
« Ce n’est pas parce que tu m’as menti, c’est de ne plus te croire qui me fait souffrir »
(Citation approximative de, de… de… Verlaine ? Musset ? Je ne sais plus)
La Partie III sera consacrée à des propositions pour sortir du bourbier actuel. Le dormeur éveillé doit maintenant proposer.
23:30 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté de la presse, médiats, tf1, bayrou, modem, idépendance, journalistes, le monde, éthique
14.05.2009
Gros malaise avec les médiats de l’information
- N°104 -
Pâte à choux. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai un malaise grandissant avec la presse et les médiats, que je lis avec une défiance toujours croissante. Pourquoi donc ?
Une Pâte doré. Arrogance ostentatoire, pâle imitation de la gerbe journalistique Anglo-Saxonne corrompue, vendue à l'argent et au gain, machines à concevoir le vide, au service du végétal, au service de l’apparence, des faux semblant, au service de la confiscation des idées, machines habitées par des lights, blondes platine, patinées, déguisées de vérités, transparentes de mensonges, mignonnes poupées virulentes comme des sucres d’orges, innovantes demoiselles dans le choix de l’assortissement du tailleur et des boucles d’oreilles, arrogantes féminines dans le choix de la profondeur du décolleté journalistique.
Une Pâte brisée. Je demande d’abord l’autorisation à Sarko, et je n’embauche que sur son conseil avisé. Je licencie sur dénonciation ministérielle, j’autorise la chasse à cours à l’intérieur de mes murs, ici point de sanctuaire, ici point d’asile, sorcières et meutes de loups venez donc chasser sur mes terres les collaborateurs qui vous déplaisent, ils sont à vous.
Une Pâte à l’oseille. Stocksoptionaristocratie sclérosant les conseils d’administration, se plaçant entre amis, s'infiltrant en réseaux d’influence, amis ou vassaux de Sarko, tenant l’industrie d’un côté, ils s'accaparent la presse de l’autre, pour mieux servir le pouvoir, leur pouvoir.
Une Pâte malléable. Sarko pétrit et pétrit autant qu’il le souhaite, les médiats privés tenus par ses amis, pétrit et pétrit autant qu’il le souhaite les présidents des chaines publiques qu’il nome désormais.
Une Pâte glacée. Non, je ne m’auto censure pas, simplement je ne me l’autorise pas, ça pourrait lui déplaire, à lui là-bas, en haut lieu. Il peut me réprimander en publique, il peut ruiner mon plan de carrière, pas tout de suite, mais plus tard c’est sûr...Dehors il y a du chaumage…
Une Pâte au beurre salé. Le coût de la ligne d’écriture est passé, comme pour la baguette de pain, de un franc à un euro. Tout est cher à produire. Il faut rentabiliser, produire à la chaine, du gras, du huileux, du « discount » facile à consommer, facile à produire, peu regardant sur le procédé de fabrication : copié-collé, raccourcis, ragots, non recoupements, non vérifications, reprises de rumeurs, journalisme de pigeons se nourrissant des miettes de pain distribuées, à la volée, sur le parvis de l’Élysée.
Une Pâte feuilletée. Feuilletons, sagas, presse people, paparazzi, reines et princesses divinisées ou violées dans leur intimité puis salies à jamais, quelle délicieuse et piquante drogue à donner en pâture au peuple, pour qu’il ne pense plus à se révolter.
Une Pâte pour moules beurrés. Tous issus d’une même école, tous issus d’une même filière littéraire, tous formés par un même système, par les mêmes enseignants, tous issus souvent d’une même bourgeoisie, en absolu, tous nous présentent une même et seule façon de penser.
Des Pâtes à la purée de tomate. Une presse d’experts de la production végétale, celle du chou et du chou-fleur, qui n’est plus capable de discerner les évolutions de la société, qui ne sait parler qu’aux autres experts, à ceux du système, à ceux qui ne voient pas arriver le train, puisqu’ils sont dedans.

Photo trouvée dans un commentaire chez les Alcibiades ici , publiée dans le Blogue de Caroline
Ouais, Ouais, gros malaise avec les médiats de l’information, pas vous ?
23:09 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : information
27.04.2009
A cause d’une femme, je me suis frité chez Alcibiade !
N°99:
A cause d’une femme, je me suis frité chez Alcibiade ici !
Alcibiade a fait un pamphlet contre les lèche-bottes de Sarkosy. Pour certains le terme « lèche-bottes » est un peu léger, c'est plus haut qu'il faut voir, mais bon je reste poli. Donc : attaque en règle contre Lefebvre, pas de problème j’adhère à 100%, puis contre Rachida, pas de problème j’adhère à 100%, je trouve même qu’il a été plutôt sympa, j’aurais fait bien pire, puis contre Nadine Morano, ben…là non… moi je l’aime bien Nadine.
Nadine a dû m’envouter. Je ne sais pas trop ce qu’elle m’a fait, elle m’a tapé dans l’œil, elle m’a séduit, elle me fait des choses, alors me voila prenant le clavier pour la défendre, fort de café non?
Ce n’est pas pour boucher les trous que je reporte ici les commentaires faits chez Alcibiade. J’ai un billet sur le feu (" L’économie participative " de Jean François Kahn) analysant la liste de propositions concrètes de JFK et de ses colistiers pour contrecarrer la crise, celui-ci attendra quelques jours de plus. Ce n'est pas que mon intervention chez Alcibiade soit plus importante que les propositions de JFK, mais il faut battre le fer tant qu’il est chaud, et cette intervention est tellement « mécanicienne », elle décrit si bien ma sensibilité Modem culture ouvrière qu’il fallait absolument que j’en fasse un billet ! Promis juré craché, je ne recommencerai plus !
Commentaire-1
Nadine on l’aime ou on la déteste. Moi je l’aime ! Personne ne semble s’en douter, mais je pense qu’elle a une trempe politique absolument énorme.
Nadine est fille d’ouvrier, pétrie de culture sociale, de solidarité ouvrière, elle connait ce monde sur le bout des doigts, bien mieux que tout le troupeau pachydermique du PS.
Elle fait partie des ces ouvriers qui ont cru à la république et ont su s’accrocher à l’ascenseur social, par la rage, en mordant à pleine dent les fesses de la haute bourgeoisie, qui par droit de naissance, de classe, s’accapare le pouvoir, transformant la république en une pseudo-monarchie.
Oui, elle marche comme un déménageur, oui elle déménage effectivement. J’adore ce côté là. Le pire c’est que je suis un ultra anti UMP, anti Sarkosiste de l’extrême, et pourtant, elle, je la kif grave! Plus fort que moi...
Personnellement, je pense que c’est le ministre le plus doué du gouvernement et probablement de sa génération. Elle est pour l’instant casée dans un poste inférieur, mais elle a une compétence énorme et elle va terriblement séduire les classes populaires, car elle parle le même langage !
Réponse au commentaire-1
« @Philippe : On peut venir de la classe ouvrière ou du moins d'autres milieux que la bourgeoisie et ne pas s'enfoncer dans le trash, dans le déni et la mauvaise foi permanente... Si si il y a des précédents ... Beregovoy et même Pompidou!.. ».
Réponse à la réponse du commentaire-1
Je suis conscient de ce que tu dis, en absolu tu es dans le vrai.
Mais voilà, de l’eau a coulé sous les ponts depuis Pompidou ou Beregovoy. La classe ouvrière moderne, ayant subi les ghettos, plus que trahie par la gauche, a quelque chose de beaucoup plus caustique qu'auparavant, d'arrogant, de rebelle et surement aussi de revanchard.
Ce côté « je vous emmerde tous » parfaitement incarné par Nadine, cette révolte profonde, liée aux blessures de l’injustice, couve sournoisement et lorsqu’elle s’exprime, c’est toujours de façon brutale et virulente, fort déplaisante pour les nantis, mais quelque part enivrante pour les autres.
Oui, moi honteusement et fièrement, faisant corps de camaraderie, je plaide coupable…pour Nadine.
Réponse à la réponse de la réponse du commentaire-1
Bon... et bien alors Philippe,... que dire?... Sinon que justement, même de nos jours, l'origine sociale n'excuse ni la bassesse ni la vulgarité... nous dirions même que c'est même la fierté d'un certain nombre d'individus qui sont arrivés à des positions sociales par leur seul mérite.
Mais alors Sarko? avec ses "moutons qu'on égorge dans les baignoires", ses "casse toi pov'con", ses formules blessantes à l'emporte pièce, ses fanfaronnades multiples et son manque total de savoir vivre????... car finalement c'est pas si éloigné de Morano... Elle avoue d'ailleurs tout faire comme lui.
Réponse à la réponse de la réponse à la réponse du commentaire-1
Je sais, je sais que j’ai tort, un jour j’en reviendrai surement. Car Nadine je la vois plus comme un symbole, et probablement j’évacue inconsciemment le côté négatif !
Mais ne nous contentons pas de regarder uniquement une seule face, celle qui nous plait le plus. Nadine emmerdant les journalistes, en les traitant de menteurs, c’est comme les ouvriers désespérés séquestrant les Patrons voulant délocaliser pour rémunérer mieux le capital. Le tout est lié à un même contexte de culture ouvrière, ayant souffert et souffrant aujourd’hui encore plus. Contexte qu’il faut essayer de comprendre plutôt que de rejeter en bloc en disant que c’est de la vulgaire merde irrattrapable.
Ce n’est pas parce que la classe populaire s’exprime sans détour, qu’elle ne parle pas la langue de bois, ou de Molière, qu’elle « traite » là où d’autres préfèrent simuler par devant mais trahir par derrière, sous la table, ce n’est pas pour cela qu’elle est plus voleuse, plus malapprise, ou plus vulgaire, bien au contraire…
Les vulgaires, les malappris, les voleurs se sont aujourd’hui reconvertis banquiers, patrons du CAC 40, s’offrant des parachutes en or en toute impunité, se rémunérant 100 à 300 fois le smic, rémunérant plus que nécessaire le capital au profit du travail, se gavant de stock options. Là réside la vraie violence des bandes organisées en col blanc, mais bien pensante, poli à souhait avec leur femme de ménage, et en apparence absolument pas vulgaire.
Mais en réalité : des tueurs d’enfants exploités à l’autre bout du tiers monde, des tueurs de familles Françaises, voyant leurs usines partir en chine.
Où est la vraie violence ? Voilà une vraie question. Où est la vraie violence ?
23:44 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, populaire, nadien morano, sarkosy
16.04.2009
Compression de Mitterrand
Je continue dans mon nouveau jeu des Compressions littéraires. Aujourd’hui je comprime un des hommes politiques que je déteste le plus, personnage incarnant à lui seul ce qui me fait vomir en politique. Aujourd’hui je compresse et je comprime : Mitterrand
Rappel: Règle de l’art des Compressions Mécaniciennes:
La compression est une sculpture littérale. Elle recherche à créer une impression, éffrontée, joyeuse, douce, c’est comme on veut. Pour cela, elle comprime la matière noble et malléable, nommée « information » et la met en scène dans le but d'en faire transpirer une autre expression, une autre histoire, un autre jus de chaussette, une odeur nouvelle, âpre, verte, amère sucrée, ou délicieuse.
Dans le bloc littéraire en construction, la liberté est « maître d’œuvre ». Tout lui est permis afin d’édifier le désordre pressant, qui de mot en mot, s’élève, à la forme cubique, à la compréhension finale. Alors libre à elle, d’utiliser toutes les forces de torsion, les forces de distorsion, les forces de contorsion, qu'elle voudra.
Mitterrand en cube
Le Mitterrandisme se décline en cohortes de déceptions pour des ouvriers si gauches, qu’ils rêvaient en rose bonbon. Aux rancœurs de la France, le désespoir se livre à l’extrême de la droite, armée par le pouvoir de la main gauche. A l’obscure et au sournois d’un gourou de la pensée unique et universelle, qui s’écoute les autres parler, ici un curieux accent d’irlandais à Vincenne, là des artistes ou des écrivains notoires parlant de sexe, s’abattent d’autres cartes d’une autre table, où des astrologues, parlent du seul et unique avenir, celui d’un seul et unique homme, celui qui a choisi le chemin déviant, menant à la fois à Pétain et à Solutré. Travesti pour le bien d’un mythe errant, l’ami de l’ombre du Bosquet, n’a su que ramper sous celle d’un Général des Gaulles. Et dans l’obscurité de ce géant, portée sur son orgueil, il n’a su que cultiver la rancœur d’un simple pauvre homme. Et c’est donc à l’obscure de l’autre qu’il a su se trouver et gouverner, dans ses couloirs esquivés où, les maitresses hautement promulguées, croisaient des putains de la république répudiées ou détruites. Dans les cris des enfants cachés, et illégitimes, s’ajoutaient ceux des amis morts curieusement suicidés par plusieurs balles dans le corps. J’arnaque et j’édifie en vrai mensonge ma santé, et je lessive l’arc en ciel, car le sang qui coule contamine le site ardent de mes ogives secrètes qui me gardent des forces obscures, celles qui me guettent.
00:11 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : compression, sculpture, mitterrand, cesar
03.04.2009
L’handicapé de la flexibilité du sens.
Chacun d’entre nous a naturellement tendance à s’auto-satisfaire de son sort, en se trouvant des arguments pour justifier ses actes et ses pensées, qui sont, bien sûr, les plus justes et les plus sensées sur terre, comment pourrait-il en être autrement.
Mais voilà, heureusement que certains jours la vie s’occupe de vous rabattre le caquet en vous confrontant brutalement à vos propres limites. Chacun a ses petites qualités qui à travers les optiques faussées du « moi », miroir à tendance grossissante XXL, prennent des proportions énormes. Le petit talent devient un énorme géni, la petite idée devient l’invention du siècle, tout se transforme, se déploie, se dilate, s’amplifie de façon irréelle. A l’origine, un menteur, un charlatan, nous menant à la baguette en nous racontant des histoires à dormir debout, auxquelles, imbéciles que nous sommes, nous y croyons, son nom : Ego.
Mon mirage personnel s’appelle « imaginaire ». Il est facile de remarquer que mon dada consiste à tenter d’inventer des façons originales de raconter un événement, ou de préciser des idées. A cause de ce petit penchant, Ego avait réussi à me faire croire, le salaud, que je ne trouverai jamais mes limites dans le domaine de l’imaginaire. Mais voilà tout n’est que mensonge. Mensonge que nous devinons au fond de nous, mais auquel on aime croire, car il alimente notre motivation.
Cette semaine, j’ai eu la confirmation de la tromperie d’Ego, le mystificateur. Je me retrouvais soudain, surpris, incapable de relativiser le sens des mots. Je me retrouvais buté comme un âne qui refuse d’avancer comme tout le monde, et donc bel et bien confronté à des limites psychologiques et imaginaires. Je me retrouvais en face d'un mur, que dis-je un mur…une falaise, un Himalaya infranchissable. Au début, je me sentais comme pris au piège de moi-même. Au-delà de cette barrière, je ressentais comme un effondrement intérieur, un affaiblissement qui m’ôtait toute volonté de continuer dans cette direction. Voilà… j’avais atteint une des frontières de mon univers, tout simplement il s’arrêtait là, à cet endroit précis, alors j’y plantais une borne pour bien le délimiter et m’en souvenir par la suite.
Sur le coup je n’ai pas trop compris ce qu'il se passait en moi, puis j’ai eu le bon reflexe d’essayer d’analyser la situation. En fait Ego, le menteur, me faisait croire plein de merveilles, comme par exemple une soi-disante capacité de rapidement relativiser les choses, d'évacuer tout grâce à un humour à tout épreuve. Mais voilà, Ego avait oublié de me dire que tout change radicalement à partir du moment où l’on s’engage. Car de suite le champ de vue se restreint, et au bout de ses idées, au contacte, sur le front, au moment d’engager, le monde de l’imaginaire, qui était si vaste, si tolérant, si relativiste, n’est plus qu’un couloir encaissé, une peau de chagrin. Au bout de ses idées politiques, on s’aperçoit qu’il n’y a plus d’échappatoire, l’évitement devient impossible, tergiverser est exclu, relativiser devient très difficile.
Effectivement, jamais le sens des mots, ne m’avait paru aussi important que depuis que je milite en politique. En dehors du champ politique, il m’importe peu d’utiliser un mot plutôt qu’un autre, une erreur du sens ou d’image ne porte pas vraiment à conséquence, ce n’est pas grave, on s’en fou un peu. Et puis bizarrement, lorsque je porte mes idées la vérité des mots, le sens, la symbolique m’est plus que précieuse, tellement précieuse que cela m’handicape gravement.
L’engagement politique, porter des idées vers le front, où le combat est âpre et rude, m’aveugle, me rend sourd, m’empêche de relativiser. Dans mon esprit le sens des mots et les principes s’affichent en bannières sur les blasons des cuirasses qui dessinent la ligne de front. Me voilà, combattant des idées, pris dans les champs des notions, du sens des actions, du symbole des mots qui trainent derrière eux des siècles d’histoires et de drames. Me voilà incapable d’accepter de leur tordre le cou et de les utiliser à faux usage, de les prendre comme convenance de circonstance…merde alors… je suis un handicapé de la flexibilité du sens…. Mais dans tout cela, le pire c’est que j’aime ce combat d’arrière garde, de celui qui croit à la nature des choses, à la vérité des symboles, qui croit au sens que l’on porte à travers les mots.
Merde alors… je suis un handicapé de la flexibilité du sens….et j’aime ça !
23:57 Publié dans mets de l'huile, c'est grippé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le sens des mots, symbole, engagement politique




