24.01.2009

Vers plus de Social

Revenons au travail, après une petite pose, que j'ai tentée humoristique pour briser la glace, mais qui a dérapé sur flaque d'huile de vidange et sombré dans le un peu dans le n'importe quoi, que j'assume qu'en même.

La mécanique a déjà plus de six mois, « Il va falloir grandir maintenant », devenir un adulte responsable. Je n'emploierai pas le mot « crédible » tellement ce mot est usé et possède des variantes discriminatoires qui m'horripilent comme par exemple: « présentable ». Et puis la crédibilité est une notion ultra relative, furtive...Derrière la notion de « crédibilité » se cache souvent la posture, le mensonge! Non, je préfère simplement parler de travail. La récréation c'est bien. La critique? Ouais super on s'éclate. Les commentaires sont cools, tranquilles. Mais si on bossait un peu...Tiens! J'ai l'impression de parler comme Nelly! Pourtant, c'est ce que j'appelle la vraie crédibilité, celle que confère la sueur, le travail et non pas: l'habit, le serrage de main à tout va, la politesse baveuse et la cravate.

Donc lentement, progressivement, car il ne faut pas brusquer la machine rouillée, la Mécanique de l'Orange va tenter de se mettre au travail, dans une optique plutôt sociale. Peut-on innover de façon intelligente dans le social, et donc ça va de soit, sans tomber dans le socialisme gaulois borné et archaïque. Voilà un sujet d'exploration pour les prochains mois.

Je vais commencer par suivre les conseils de « F », l'illustre inconnue que j'ai l'honneur d'avoir souvent en commentaire. Et j'entame donc ce processus par le début en lisant la CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION EUROPÉENNE [ici] dont je fais un bref résumé pour ceux qui ne connaissent pas le texte et qui ne veulent pas lire tout de suite les VII chapitres et les 54 articles.

Par principe, j'anticipe en considérant que le droit Européen sera la source principal du droit Français. Cette charte devient alors un texte de référence pour les sujets sociaux que je tenterai d'aborder.

 

La CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION EUROPÉENNE énonce l'existence de valeurs communes qui se fondent sur un certain nombre de droits des personnes, reconnus, indivisibles et universels, liés à la dignité humaine, à la liberté, à l'égalité et à la solidarité, toutes ces valeurs ayant pour réceptacle la démocratie et de l'état de droit. A travers cette charte l'Union Européenne définit un espace de liberté, de sécurité et de justice, mais aussi de libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux. Elle protège aussi le droit à la diversité et à l'identité culturelle de la personne.

Le premier chapitre traite de la dignité de l'Homme et inclue les droits fondamentaux tels que, le droit à la vie, l'abolition de la peine de mort, l'interdiction de l'esclavage, de la torture, des traitements inhumains. Il encadre aussi les dangers potentiels de la science, en interdisant le clonage ou toute sorte de sélection génétique, ainsi que le commerce des organes humains.

Le second chapitre traite des libertés privées. Il énonce le droit au secret des données à caractère personnel, le droit à fonder une famille, le droit à la liberté de conscience, de religion, d'expression, d'information, de réunion et d'association. Il insiste sur la liberté des médias et sur le respect de leur pluralisme. Il énonce aussi le droit à l'éducation gratuite et à la liberté d'éducation des Parents. Au niveau économique, la charte rappelle le droit au travaille, ainsi que la liberté d'entreprise et le droit à la de propriété. Parmi les droits de la personne, le texte énonce aussi le droit d'asile, l'interdiction des expulsions collectives et l'interdiction des expulsions vers des destinations mettant en danger la personne expulsée.

Le troisième chapitre de la charte traite de l'égalité, en déclarant en premier lieu que toutes les personnes sont égales en droit. La charte interdit toute sorte de discrimination, dont elle établit la liste: la discrimination fondée sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle. Le troisième chapitre traite aussi des droits des enfants et considère que dans tous les actes relatifs aux enfants, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.

Le chapitre IV traite de la Solidarité. Il énonce notamment le droit au syndicalisme, le droit à la négociation, le droit de grève, ainsi que le droit aux conditions de travail justes et équitables, à la protection contre les licenciements injustifiés, à une limite de la durée maximale du travail, aux congés payés, aux périodes de repos hebdomadaires. Il limite aussi le travail des enfants.

Afin de lutter contre l'exclusion sociale et la pauvreté, la charte reconnaît le droit à une aide sociale et à une aide au logement destinée à assurer une existence digne à tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes.

Le chapitre V définit d'abord la notion et la mise en pratique de la citoyenneté Européenne, puis traite des élections municipales locales en donnant le droit de vote et d'éligibilité à tout citoyen (ne) de l'Union dans l'État membre où il (elle) réside. Il définit aussi le droit à une administration juste, rapide et humain, en y détaillant les principes de base, comme par exemple: l'obligation de motivation de toute décision administrative, le droit à la réparation des préjudices. L'article détaille aussi les droits et recours éventuels du citoyen face à l'administration.

La chapitre VI traite des droits fondamentaux des justiciables, qui ont droit à la présomption d'innocence, à l'impartialité de la justice, à un jugement publique dans un délai raisonnable, à la possibilité d'un recours, à être défendu par un avocat, à une aide juridictionnelle. La charte interdit la rétroactivité de la justice.

Le chapitre VII traite des dispositions générales et champs d'applications. Je reviendrai par la suite sur ce chapitre.

 

 

 

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Commentaires

Très beau billet explicatif, persévérez. :D

Ecrit par : Martine | 24.01.2009

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Mieux que présentable ;-)

Coincidence, j'évoque un recoin du chapitre III sur l'égalité, dans mon dernier billet, sur la diversité linguistique :

http://exigencedemocratique.blogspot.com/2009/01/leurope-dont-nous-ne-voulons-pas-alerte.html

Ecrit par : pierre s | 24.01.2009

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@Pierre,
Je vous ai visité, votre billet est plus à propos que vous ne l'imaginez, je bataille depuis 2007 sur ce sujet, j'ai des interlocuteurs 'priviligiés' dans ma ville, aussi j'ai dialogué dialogué tant et tant...en vain :((
Ce dont vous faites état, fait parti des axes développés chez nous actuellement dans l'éducation, j'ai été si triste du rejet de nos sénateurs de l'ouverture aux langues régionales, car cela laissait la porte ouverte à toutes les langues étrangères sur notre territoire, à ce pluralisme source de richesses pour tous!

Ecrit par : Martine | 24.01.2009

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